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Billy Rothman
Totem de compagnie
Date d'inscription :
21/08/2018
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Totem de compagnie
le Lun 8 Oct - 21:48
Ft. Paolo E. Berclay
The perfect date doesn't exist,
but we can make it right.
« Date, date date, daate !
— La ferme Billy ! »


Tout le monde avait compris que tu sortais aujourd'hui. Depuis le début de la semaine en fait. Tu le disais tellement souvent que certains de tes collègues t'injuriaient dans les couloirs pour n'avoir ne serait-ce qu'une minute de silence. Mais toi ça te faisait glousser de plaisir, alors à chaque fois que tu croisais un collègue en changeant de chambre ou dès que tu avais la possibilité de passer devant la salle de repos, tu chantonnais en sautillant.
Après tout, c'était spé-cial : de un, c'était un rendez-vous amoureux, qu'importe ce que disaient les autres à l'énonciation du lieu ou de l'activité ; de deux, avec Paolo ; et pour finir, c'était lui-même qui te l'avait proposé, sans que tu n’y mettes ton grain de sable. Enfin, tu l'avais peut-être mis juste après si on prenait en compte le bombardement de questions avant même qu’il ait fini de prononcer ''sortie à l'extérieur'', allant de ''Est-ce que c'est une proposition ?'' à ''Tu viendras me chercher hein, après tout c'est toi qui m'invite.~''.
Bref, dire que tu avais été surpris et ravi serait un euphémisme. Depuis cette demande, tu étais sur un petit nuage. Ton nuage. Et pour en profiter pleinement, il fallait que tout le monde soit au courant. Et comme il t'avait demandé une semaine de délai - tu avais peut-être fait des excès les premières semaines en oubliant que Paolo n’avait pas la même cadence que toi, mais tu t’étais assagis depuis. - la trépidation d'être ensemble avait eu le temps d'atteindre son paroxysme.

Tu regretterais presque l'obligation d'avoir ton totem à proximité. Beh ouais, quasiment deux mois d'abstinence, c’est long, c’est dur… En particulier si tu ne prenais délibérément pas en compte les activités en couple que vous aviez fait à la maison. Tu n'avais pas besoin qu'un truc vous colle comme un chewing-gum pendant ta journée détente. Et tu en étais sûr que vous en aviez bien besoin tous les deux de vous détendre. Quoi de mieux que de frapper des balles lancées à plus de 90km/h pour oublier ces trois mois de cours et de stage à réapprendre ton métier sous prétexte que “pas le même pays, pas la même manière” tout en rongeant ton frein pour résister aux chamboulements que ta venue avaient causé sur vos vies.
Ah, qu'est-ce que tu as détesté...
Pas les chamboulements bien évidemment, mais la perte de temps à chauffer ta place sur un banc d’école et la concentration que tu avais dû garder pour des choses que tu connaissais déjà plus ou moins, dans le seul but d'obtenir du pays la reconnaissance dans tes compétences à exercer, alors qu’on pouvait encore voir l’encre baver sur ton diplôme... Sans déconner ! Ce n’était pas aussi chiant chez toi, mais il n’y avait pas Paolo là-bas, alors bon, fallait bien tenir le coup. Heureusement pour toi, tu n’avais pas été le seul dans cette galère et l'accueil dans les rangs des infirmières canadiennes avait été plus que chaleureux.

Tu jetas encore une fois un regard sur ta montre en ouvrant la porte de ton casier. 3h12. Parfait, tu étais dans les temps pour aller au point de rendez-vous. Tu troquas ta blouse pour ton jeans noir et un simple t-shirt uni surplombé d'une veste à capuche, comme tu avais appris après maintes requêtes et arguments (imagine, tu n’aurais pas la tenue appropriée pour l’endroit où il t’amènerait ? L’horreur.) que l'endroit où il voulait t’emmener serait un lieu bien décontracté à ne pas se prendre la tête.
Une fois préparé, tu saluas une dernière fois tes amis d'un « À plus les losers. » qui fut gentiment accompagné d'un « Dégaaage. » qui exprimait à quel point 'ils avaient hâte que tu t'en ailles pour de bon.
Tant d’amour, dommage que ce n’est pas réciproque aujourd’hui. Parce que tu avais un rencard ! D’où ton empressement à regagner ta voiture sur le parking.

Vous aviez convenu de vous rejoindre directement sur place en cas d’imprévu que ce soit à cause de ton boulot ou de la circulation. Oh bien sûr, tu aurais pu aller le chercher, ou mieux encore, attendre le lendemain pendant ton jour de repos comme tout être sensé aurait fait pour être en forme, mais non, tu estimais que tu pouvais enchaîner après une garde de neuf heures. Et dans le pire des cas, tu te requinqueras en faisant une entorse dans ton régime en te bourrant de trucs dégoûtants. Ça ne pouvait pas faire de mal de temps en temps. D'ailleurs, Bell en était bien ravi à cette idée quand tu lui en fis part.

« Ça t’amuse petit monstre ? » Rire de ton malheur, bien sûr qu'il se ferait ce plaisir. En plus de te voir faire une transgression à ta dernière lubie, Bell savait qu'il aurait une part de ce que tu mangerais. Au final, il gagnait sur tous les tableaux.
Heureusement pour toi ton calvaire fut de très courte durée et rien n’était venu perturber ton trajet si ce n’était d’avoir tourné en rond pendant plusieurs minutes pour trouver une place où te garer -pourquoi tu n'étais pas venu à pied déjà ? Une fois cela fait, tu te dirigeas en direction du centre sportif.

S'il était facilement repérable avec sa belle superficie, c'est péniblement que tu tentas de le rejoindre avec la foule dans les rues : des personnes s'arrêtant au milieu du chemin ou qui tout à coup bifurquaient pour entrer dans un magasin, des enfants avec leurs parents, d'autres qui se déplaçaient en bande feintant l'assurance galvanisée par la présence de leurs amis pour accoster des filles à l'accoutrement bien trop mature pour leur âge... Ugh, tu ne pouvais que remercier l’éducation de tes parents pour avoir fait de toi un homme simple sans quoi, tu aurais été aussi superficiel qu'eux. Oh attend…. Ah beh non, ton adolescence n’était pas mieux. Mais tu n’étais pas là pour faire des comparaisons.

Scrutant cette foule typique d'un centre commercial un samedi après-midi là où tu te tenais, tu te dis que tu ne le retrouverais pas de sitôt. Tu posas négligemment ta casquette dont tu avais oublié de l'avoir pris avec toi en sortant de la voiture sur tes cheveux, libérant ainsi tes mains afin de retirer de ta poche ton portable et de retenir ton totem qui s’agitait à tes pieds. Après tout, tu faisais bien l'effort de te contenir, alors lui aussi devait y mettre du sien. Tant bien que mal tu l’informas de ton arrivée. Et comme tu n'avais pas oublié ton souhait qu'il vienne te chercher, tu le lui demandas gentiment. Requête que tu fis suivre par une réflexion qui t'avait fait rire sur le coup.

Si le peuple se fend en deux pour toi, tu seras mon Moïse et je serais ta terre promise.

Ou peut-être que je devrais crier Marco pour te retrouver..?

Tu attendis patiemment l'arrivée de Paolo en partageant avec Bell un sourire espiègle. Tu pouvais déjà l'imaginer débouler devant toi après avoir lu ta menace dissimulée. Il savait que tu ne laisserais pas passer une telle occasion.
GOTHEIM sur Never Utopia
Paolo E. Berclay
Totem de poche
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Totem de poche
le Mar 8 Jan - 12:25



the perfect date doesn't exist, but we can make it right




••• feat billy


C’était une journée en somme toute normale ; le boulot, le stress, le boulot, à manger si tu le pouvais, le stress, le boulot…. Et puis, tu ne sais pas trop comment, ça t’a frappé. En fait, si, tu sais très bien comment. Tu étais sur ta tablette à essayer tu ne sais plus trop pourquoi de refaire une affiche alors que tu savais pertinemment qu’elle ne serait pas accepté, et tu avais vu Hannah. Anna, les larmes aux yeux, au téléphone, qui semblait se plaindre de son couple à on ne sait qui. ‘Non mais tu te rends compte, on a jamais de temps pour, et quand moi j’essaie d’en prendre c’est lui qui peut pas, et il me dit que c’est de ma faute… j’y crois pas, quoi ! Je fais toujours des efforts pour lui, pour notre couple…’
Et ça t’a frappé. D’un seul coup, comme ça. Tu te souviens que tu as lâché pendant deux secondes ta tablette, tu as pris ton téléphone, et tu as vu les messages de Billy. Tous. Les 4-5 petits qui était là depuis ce matin où tu étais parti et Billy qui te demandait comment ça allait, et tu allais rentrer tôt ce soir. Tu te souviens que ça t’a frappé, et que tu t’es dit que tu ne valais pas mieux que le chéri d’Anna. Il fallait changer ça. Tu ne pouvais même pas te souvenir de votre dernier rendez-vous en amoureux ; il n’y en avait pas eu. Billy était arrivé, tu avais perdu les pédales entre les changements que ça avait apporté et le boulot, et tu t’étais perdu en chemin. Il était temps que tu retrouves une vie. Et par là, tu entends bien sûr une vie sociale, une vie amoureuse. Où tu sors, ou tu t’amuses, où tu lâches prise ne serait-ce que le temps d’une sortie.
Alors ce jour-là, tu es rentré.
Tu es rentré à une heure plutôt normale, tu as laissé tes affaires de travail dans la voiture, et tu as attendu que Billy rentre. Et quand ce fut le cas, tu as attendu le bon moment – entre la douche et la préparation du repas – pour lui proposer une sortie en extérieur ; proposition qui fut complètement entrecoupé des questions coup de feu que Billy te renvoya. God, qu’est-ce qui t’avait pris de lui proposer ça de toi-même ? Il allait t’en parler pendant des mois, voire des années. Tu étais fichu. Tu étais fiché.
Enfin, presque. Au moins il avait accepté de te laisser un peu de temps pour préparer tout ça – car oui, allait à un rendez-vous demander des préparations. La finition de ton travail, être sûr que tout était O.K. et pouvoir ainsi demander un jour de congé bonus que tu n’avais pas demandé depuis que tu avais été embauché, et avoir l’accord de tout ce beau petit monde supérieur. Qui te fut évidemment donné immédiatement car ‘wow Paolo est-ce que la lune va tomber ce soir ?’. Vraiment, ils ont tous l’impression que tu n’as que le travail en tête. Ce qui, en soit, est complètement vrai. Mais tu es un être humain aussi, et tu as une vie en dehors de ces bureaux, Dieu soit loué.

Enfin bref. Tout ça pour dire qu’aujourd’hui était ta journée. Ta belle et magnifique journée que tu redoutes complètement en réalité. Soyons réalistes deux secondes tout de même : aucun « real date » dans votre agenda, et voilà que c’est toi qui en propose un comme ça, qui sort de nulle part, juste parce que tu as une révélation des plus horribles grâce à Hannah. Enfin bref, dans tous les cas, tu étais là, dans le centre commercial, assis sur les petits canapés à côté des toilettes en attendant que Billy arrive. Peut-être que tu toi-même tu t’étais un peu trop excité à cette idée, et peut-être que tu avais été prêt bien plus vite que prévu, et donc arrivé ici bien trop tôt… mais ça, il ne le saura jamais. Tu pourrais bien être à l’article de la mort que jamais tu ne lui révèlerais ça. Jamais. Never ever. Quoi qu’il en soit, heureusement que tu avais pris ton téléphone et installer quelques jeux dessus en attendant qu’il n’arrive – il avait refusé en tout et pour tout de remettre à plus tard un rendez-vous, et, pfouh ‘qu’est-ce qu’une garde de neuf heures, enfin, Paolo !’ t’avait-il dit. S’il est fatigué et ne peut profiter de ce rendez-vous à son maximum il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même, très clairement. Tu n’auras aucune pitié à ce niveau-là. Et voilà justement le petit vibrement distinctif de ton téléphone qui t’annonce l’arrivée de message – obligatoirement ceux de Billy vu que tu en as reçu plusieurs en même temps… et il n’y a que lui pour faire ça. Ou toi-même. Et en lisant les messages, tu te demandes vraiment ce qui t’as pris de l’inviter. Vraiment. Il ne le mérite pas. Tu aurais dû l’étrangler quand tu en avais l’occasion – tellement d’occasions gâchées…. Tu as presque envie de pleurer devant tous ces cadeaux que tu le temps t’avais fait pour accomplir ton acte. Mais non, tu as préféré rester un honnête citoyen. Ah, tout ça pour finir par l’anéantir au beau milieu du centre commercial… comment ça tu es dramatique ? N’importe quoi !
Dans tous les cas, tu te lèves aussi vite qu tes jambes te le permette, et tu pars à sa recherche. Percy est toujours bien niché sur ta tête à faire la sieste : il n’a que faire de tes soucis interne actuellement, et votre rendez-vous ne l’intéresse guère, alors il préfère profiter de ces instants pour se reposer – rare instant où il n’est pas sous adrénaline ou stress comme toi, amen. Après quelques minutes à chercher le futur assassiné, et quelques menaces par texto où tu jures de lui trancher la gorge s’il ose faire sa blague, tu le retrouves enfin. Tu te mets bien en évidence devant lui, un sourcil levé et un sourire clairement absent. « Alors c’est comme ça que tu veux commencer notre rendez-vous ? vraiment ? Tu es sûr de toi ? »
Mais quand tu vois ces petits cernes qui sont bien là, son sourire d’idiot malgré tout, ta colère s’envole. Ce rendez-vous, il le veut autant que toi, si ce n’est plus. C’est lui qui est venu te rejoindre car il voulait que vous restiez ensemble ; toi, tu étais prêt à tout arrêter, car avec vos deux travail et vos deux villes différentes cela aurait été impossible. Mais lui, il as tout fait pour que ça marche, tu le sais : si vous en êtes encore là, c’est uniquement grâce à lui. Tu soupires, et finalement tu te rapproches de lui et viens le serrer dans tes bras avant de l’embrasser furtivement sur les lèvres – tu n’es pas très à l’aise en public pour tout dire, mais pour lui, tu veux bien faire un effort. Finalement tu laisses glisser ta main dans la sienne, et alors que tu as encore le visage rougie de gêne d’avoir initié le baiser, tu décides qu’il est l’heure d’entamer votre rendez-vous si romantique. « Tu es sûr que tu n’es pas trop fatigué pour aujourd’hui ? Je voudrais pas te tuer alors que tu viens à peine de finir ton travail. »


c. 雲

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