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Myles Mayer
Totem de compagnie
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Totem de compagnie
le Dim 30 Sep - 8:40
« Samedi c’est viennoiserie »
Feat. @Charlie Torres
Complétement dans le flou, du bruit parvient à tes oreilles. Puis ensuite une lourde pression se fait sentir sur ton abdomen. Tu grognes mais tu sais qu’il est inutile de te débattre. Une deuxième pression, puis une troisième rejoigne l’autre. Quand tu ouvres enfin les yeux, tu tombes nez à nez avec ta charmante tête blonde qui s’est gentillement assise sur ton torse. Nova et Rayn sont quant à eux docilement assis sur tes jambes. Si ton berger allemand fait son poids, tu as de la chance que le totem de ta fille ne soit venu qu’avec l’apparence d’un chat.

- C’est l’heure d’aller voir Charlie !

Tu la regardes, et malgrè ton semi-étouffement, tu parviens à tendre les bras pour t’étirer tout en baillant longuement. Tu jette un coup d’oeil à ton réveil, constatant que ton adorable fille à cette fois-ci bien compris à quelle heure la boutique venait à ouvrir. Tu finis par pousser tout ce petit ménage pour t’extraire du lit. Cheveux en vrac, tu portes un t-shirt et un pantalon fin pour dormir. Tu regardes ta fille, ou plutôt sa tignasse volumineuse, avant de grimacer à l’idée de les brosser. Tu lui as déjà proposé de les couper plus courts, pour un entretien plus facile, mais la petite têtue qu’elle est déjà à catégoriquement refuser voulant être comme sa maman. Du coup au fil du temps tu avais fini par devenir un expert pour la coiffer, et pourtant, la flemme était toujours là.

Prenant l’élastique que tu as toujours autour du poignet, tu noues tes belles boucles noirs dans un chignon rapide avant de suivre Lys qui est partie en courant avec les totems pour rejoindre sa chambre. Depuis sa naissance, Nova passe plus de temps avec elle qu’avec toi. Tu n’en es pas réellement jaloux, tu sais très bien que c’est pour la protéger temps que son totem n’est pas encore en “âge” d’avoir des formes plus importantes. Tu rejoins la troupe, armé d’une brosse que tu es passé prendre avant dans la salle de bain, puis tu la rejoins devant sa coiffeuse de princesse. Tu t’assois au sol, juste derrière elle qui est assise en tailleur, et doucement tu glisses le peigne dans ses boucles blondes pendant qu’elle fait semblant de se maquiller avec ses jouets en plastique. Il ne faut cependant pas croire que ta fille est le cliché de la blondinette qui est totalement girly. Très souvent elle “joue à des jeux de garçons” comme ils disent à l’école. Elle est aussi inscrite depuis peu dans un club de karaté, sa princesse favorite étant Mulan.

Il te faut bien dix minutes pour réussir à la peigner correctement, en profitant pour lui faire une tresse histoire que le tout puisse se maintenir avec le vent à l’extérieur. Tu la laisses s’habiller avec l’aide des deux totems alors que tu pars dans ta chambre pour enfiler des habits. Ouvrant ton café le samedi, tu n’as pas d’autres choix que d’enfiler une tenue de travail correct. Chemise blanche et pantalon noir. Tu vas ensuite t’observer dans la salle de bain un instant, ta main glisse sur ta joue piquante. Tu as bien trop la flemme de te raser maintenant, alors tu peignes rapidement tes longs cheveux avant de les remettre dans un chignon plus correct.

- Lys, viens mettre tes chaussures on y va.

L’attendant dans l’entrée alors que tu noues tes Stan Smith noir (confortable et classe à la fois), ta fille débarque dans une tenue pour le moins… étrange ? Tu lances un regard à Nova qui tourne la tête de honte, puis un coup d’oeil à Rayn qui hausse les épaules. Ces deux petits êtres à l’intelligence supérieur sont tellement faibles face à ta fille. Tu ne répliques rien, t’agenouillant pour nouer les chaussures qu’elle a choisit. Prenant sa main, vous quittez l’appartement.

A chaque pas, ses chaussures lumineuses clignotent, attirant un peu plus l’attention. Comme si son legging vert d’eau, son short en jean, son t-shirt cookie et une veste avec des fleurs ne suffisaient pas à attirer tous les regards. Une main dans la poche, tu utilises l’autre pour lui ouvrir la porte un tintement signalant l’arrivée des clients.

- Charliiiie, je suis là ! Dit-elle joyeusement.

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Charlie Torres
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le Dim 30 Sep - 15:28
Aaah! Les samedis. Ces journées que j’aimerais tellement avoir un autre employé que je pourrais laissé tout le travail alors que je pourrais faire d’autres choses que de voir ces clients pas trop réveillés qui demandent toujours tout et n’importe quoi en espérant que l’on peut faire ça dans les prochaines cinq minutes. Parce que les samedis sont une excellente journée pour faire un brunch maison, ou pour être trop paresseux pour aller faire un tour à l’épicerie pour aller acheter des trucs de moins bonne qualité. Non, les gens veulent plutôt venir ici, prendre du pain, des viennoiseries ou encore de la chocotorta, parce qu’il paraît que la recette de mon père est la meilleure en ville pour cette gâterie argentine.

Du coup, tous les samedis matins, je venais ouvrir ma boulangerie, y préparer le pain pour la journée, essayer de me creuser la tête pour faire quelque chose d’intelligent avec mes restants de pain de la veille… Quoi que cette fois-ci, j’ai peut-être une idée, je pourrais faire de pudding au pain. Avec une sauce au sirop d’érable… Je m’éloigne un peu de la boulangerie, mais ce serait une bonne façon de récupérer mon pain avant qu’il ne moisisse. Mais ce sera pour plus tard, pour le moment, j’ai des clients, ils étaient presque tous agglutinés devant ma porte, visiblement pressés aujourd’hui.

Ou c’est peut-être l’air frais du début de l’automne qui fait en sorte que les gens veulent plus de breuvages chauds. Au moins, il y a maintenant peu de chance que quelqu’un s’amuse à renverser son cappuccino glacé sur le sol. Les boissons chaudes sont moins chiantes à ramasser, bien que plus dangereuses. Enfin. Ce n’était pas une raison pour me mettre de mauvaise humeur de repenser à ces crétins-là.

J’avais trop de clients pour le moment. Ça roulait plutôt bien aujourd’hui. Les clients étaient demandant, comme à leur habitude, mais pas chiant à vouloir leur arracher de la tête et j’attendais quand même une cliente de la plus haute importance aujourd’hui. Comme à tous les samedis. Jamais je ne dirais ça à voix haute, mais j’adorais grandement voir sa petite bouille. Des fois, quand je la voyais du haut de ses quatre ans, la voir avec son père me rappelait les bons souvenirs que j’avais eu avec mon propre père, lorsqu’il m’amenait voir d’autres gens, des amis de longues dates et que j’avais l’impression que c’était mes propres amis.

Je venais enfin d’arriver au bout de ma file de clients, lorsque j’entendis la porte s’ouvrir de nouveau, l’idée de soupirer m’avait traversé l’esprit, les gens ne pouvaient pas me laisser tranquille deux petites minutes afin de ranger le bordel que leur entrée en masse avait causé? Il semblerait que non. Mais lorsque je vis la petite bouille que j’attendais, et accessoirement, son père également, je me calmais. Ils étaient gentils, ils ne m’en demandaient jamais trop et avec eux, je pouvais prendre mon temps. Chose que je fais rarement avec les clients. Seulement quelques-uns. Monsieur Flores, Sara également et eux. C’était déjà un petit début. C’était des gens que j’appréciais pour des raisons toutes différentes, mais en aucun cas, j’étais quand même pour leur dire que je les appréciais.

Le service que je leur faisais un peu plus personnalisé pouvait bien le leur démontrer.
Voilà.

Je lissai rapidement mon tablier blanc, maugréant en espagnol, afin que la petite ou son père ne comprennent pas les mauvais mots que j’utilisais. Il y avait une sacrée tâche de café encore une fois, décidément. Quelle idée d’avoir un tablier blanc. Enfin. Je m’éloignais de ma zone de travail afin d’aller vers ces deux clients, puis me penchai vers la petite frimousse drôlement vêtue en lui disant :

- Oh! Mais est-ce bien señorita Lys que je voie?

Un petit regard taquin, quelque chose qui me ressemblait pas, ce n’était pas tout à fait moi qui lui parlait, mais ce l’était tout de même. C’était compliqué. Avec elle c’était un peu compliqué. Je ne voulais pas lui montrer ma mauvaise humeur permanente que j’avais envers les autres clients. C’est une petite fille innocente après tout.

Et aussi j’étais la fournisseuse de son père pour ses besoins de boulangerie pour son café à lui. Donc, il faut être gentil et poli. Les relations comme celles-là sont précieuses, surtout pour la rentabilité du café. Il faut être gentils avec eux.

Je jetai un coup d’oeil rapide à Monsieur Mayer, un mince sourire. Ce n’était peut-être pas un sourire convainquant mais je faisais quand même des efforts.

- C’est moi ou tu as encore grandi depuis la dernière fois? Si ça continue, tu vas être plus grande que moi ou ton papa bientôt…

Merci à mon père d’avoir dit de telles bêtises à des enfants. Je lui volais un peu ses phrases, mais pour faire rire et sourire la petite.

Juste pour ça.

Même si en réalité, ça me faisait quand même un peu plaisir…

- Qu’est-ce que vous voulez manger aujourd’hui? , s'adressant aux deux nouveaux venus en me relevant.
Myles Mayer
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le Dim 7 Oct - 10:24
« Samedi c’est viennoiserie »
Feat. @Charlie Torres
Tu regardes la jeune femme qui semblait se refaire une petite beauté pour vous. Enfin, principalement pour ta fille, tu t’en rendais bien compte. Elle jura en espagnol, ne se doutant pas que tu avais assez de connaissance pour comprendre… Après tout quand on est jeune, ce qu’on apprend en premier dans les autres langues ce sont les insultes. Elle se concentre sur ta fille avant de te lancer un vague sourire de politesse, et tu inclines légèrement la tête pour la saluer toi aussi.

- C’est parce que j’ai des chaussures comme les grandes dames a dit papa ! Dit-elle en relevant la jambe pour montrer ses tennis compensés et clignotantes.

Parfois, tu fais de pieu mensonge à ta fille adorée. Tu préfère la voir dans ce genre de chaussures que de s’essayer à des talons qui risquerait de la faire tomber. Alors maintenant elle croit que les tennis compensés sont à la mode… Le truc qui devait sûrement être cool au même moment que les spice girls. Quand la jeune femme vous demande ce que vous voulez, ta fille te jette un coup d’oeil puis une fois que tu as acquiescé elle s’exclame :

- Chocotorta !
- Juste un, pour moi ça sera du pain aux céréales s’il te plait.

Tu poses ta main sur les cheveux blonds de ta fille alors qu’elle s’approche un peu pour regarder par dessus le comptoir. Charlie n’était au début qu’un fournisseur comme un autre, mais depuis le premier jour où elle avait rencontré Lys, elle était devenue une amie de la famille. Même si elle n’était pas aussi gentille avec toi qu’avec ta fille, tu sentais bien que ta présence ne la dérangeait plus autant que ça. Parfois elle prenait le temps de venir au café pour déjeuner ou juste boire une boisson chaude. Il lui arrivait même de faire des petites pauses le samedi pour venir vous voir puisque Lys passait une bonne partie de sa journée avec toi.

Tu te penches pour prendre la blondinette dans tes bras histoire qu’elle puisse mieux voir ce que trafiquait sa copine (qui se contentait de couper ton pain en lamelle). Elle te prit le visage en coupe pour déposer un baiser sur ta joue histoire de te remercier avant de regarder attentivement. Depuis qu’elle connaissait Charlie, elle s’était pris de passion pour la confection de pain. Tu lui avais promis que pour les prochaines vacances scolaires tu essaierai de voir si la boulangère serait d’accord d’ouvrir le porte de son atelier pour vous apprendre les bases.

- Tu as de quoi faire ce matin, on ne va pas t’embêter plus longtemps, dis-tu en récupérant ton sac avec vos petits déjeuners. Ton café t’attendra pour ta pause.

Tu lui fais un clin d’oeil amicale alors que Lys lui fait un petit bye-bye de la main, restant dans tes bras. Tu lui déposes un billet pour payer votre commande avant de sortir… Pour entrer par la porte juste à côté. Tu déposes le sac sur une table avant de poser Lys au sol.

- Alors ma p’tite dame, qu’est-ce que j’vous sers ?

Que tu dis en passant derrière le bar. Ta cliente miniature te réclame un chocolat chaud avant de s'asseoir sagement sur le siège en t’attendant. Tu viens déposer ton café et son chocolat sur la table avant de partir à la cuisine pour te récupérer du beurre et quelques couverts. Tranquillement vous prenez votre petit-déjeuner ensemble, discutant de son cours de karaté qui est prévu dans l’après-midi, mais aussi et surtout du dernier épisode de son dessin animé. Quand finalement vous terminez de manger, tu te lèves pour ouvrir le café quelques personnes entrant déjà. Principalement d’anciens collègues. Tu ranges votre table, donnant à Lys de quoi l’occuper avant l’arrivée de sa copine Charlie.

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Charlie Torres
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le Ven 19 Oct - 1:04
Je jetai un coup d’oeil aux souliers qu’elle me présentait. Les jugeant pendant un moment, puis je finis par dire :

- Ah oui! Tu as de belles chaussures comme les grandes dames, c’est vrai.

Marcher avec des talons barbies, au moins une fois dans sa vie, ça n’a pas fait de mal à personne, ou encore essayer les talons de sa grand-mère. Parce que je l’ai bien fais… Tout comme mes demi-frères, je tiens quand même à le préciser. Mais bon, ça fait des années que je n’ai pas porté de talon, très peu pour moi.

Je préfère de loin les baskets, limite comme la petite Lys, avec des semelles compensées. Mais c’est une illusion de dire que ce que porte les grandes dames. Mais je ne suis pas ici pour détruire le rêve d’une petite fille de quatre ans. Il est beaucoup mieux de la laisser rêver. C’est comme la laisser croire que le Père Noël existe ou le lapin de Pâques. Je ne crois pas que je sois mentalement prête à avoir des enfants. Je ne veux pas de mini poussins qui me suivent partout. Que je dois traîner partout plutôt. Pas tout de suite du moins. Peut-être un jour. Si je réussis à trouver quelqu’un qui me supporte bien.

Ce qui est en soi impossible.
Peu importe.

Pour le moment, la petite demoiselle voulait plutôt un morceau de chocotorta, probablement l’une des rares raisons pour laquelle elle vient ici. Personne n’est dupe, ce n’est pas pour mon beau sourire qu’elle est ici. Si oui… Bah. Euh. Mon sourire est inexistant. Je n’aime pas sourire. Enfin, pas un « vrai beau sourire », style photo d’école. Ça a toujours l’ai beaucoup trop forcé que ce l’est en réalité. Ça m’a toujours mis mal à l’aise. Et je n’aime pas être prise en photo.

Peu importe. Elle venait pour une part de chocotorta et lui pour un pain aux céréales. J’hochai tout simplement de la tête, avant de me mettre à préparer leur commande. Rien de très compliqué. Le morceau de chocotorta, je le mis dans une petite boîte, parce que dans un sac, même s’ils sont à trois secondes et quart de marche, bah, ça pourrait être mort d’ici là, et on ne veut pas d’une petite demoiselle triste dont le morceau est complètement écrasé. Et le pain, je le mis dans un sac et les deux éléments ont rapidement été mis dans un autre sac, pour que le transport soit plus facile en somme.

Une fois qu’ils eurent payé, ils partirent, me laissant momentanément seul, jusqu’à l’apparition de nouveaux clients.

***

Je poussai un soupir. Enfin un moment plus calme. Un moment durant lequel je pourrais respirer un peu et faire un petit tour dans le commerce juste à côté, comme à l’habitude. Je ne suis pas dupe, je sais que la petite Lys m’y attend. Ce que je ne comprends toujours pas, c’est pourquoi je lui plais. Je me sentais comme si elle m’avait adopté par moment. C’est un sentiment plutôt étrange, qui est quand même difficile à décrire.

Avant de la rejoindre, je fis un tour de ma boulangerie. D’abord, je nettoyai le plancher, question de le faire luire, donner l’impression qu’il n’y a jamais personne qui est venu ici avant l’arrivé des prochains clients. Je replaçai l’intérieur des présentoirs, je voulais rendre cela impeccable. J’arrêtai parfois pour servir quelques clients, mais ceux-ci se faisaient plutôt rares. Tant mieux. Une fois que tout était propre, je me pris un croissant, ainsi qu’un pain au raisin. J’en profitai également pour faire un tour vers mon frigo dans lequel je me sortis mon plat de fruits. Une fois tout cela en main, mes clés en poche, je mis un écriteau « de retour dans vingt minutes », mon repas dans un sac, je barrai la porte de mon établissement pour aller prendre la porte juste à côté.

L’odeur du café me fit légèrement sourire. J’étais bien contente de sentir cette odeur, elle avait toujours quelque chose de réconfortante. Je me dirigeais tranquillement afin de passer ma commande, quelque chose de fort simple :

- Salut, comme d’habitude, s’il te plaît.

C’est à dire son plus grand format de café, dans une tasse, noir. Tout ce qu’il peut y avoir de plus simple. Une fois ma commande payée, mon café en main, je me dirigeais vers la petite bouille qui devait m’attendre avec impatience, j’avais un peu de retard sur notre rendez-vous hebdomadaire. J’espérais que cela ne la dérange pas trop. Je déposai mon repas sur la table, déballant le tout, je lui demandais simplement :

- Alors, señorita, quelles sont les potins de la semaine? Raconte-moi tout.

C’était surtout pour la faire parler, pour avoir un petit moment pour moi plutôt tranquille. Un moment où je pourrais manger sans trop me faire de soucis, sans devoir guetter la porte, sans devoir me dépêcher de terminer ma bouchée avant d’aller dire bonjour aux clients.
Myles Mayer
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le Mar 23 Oct - 19:13
« Samedi c’est viennoiserie »
Feat. @Charlie Torres
Le café se remplit assez rapidement, mais ça ne t’empêche pas de jeter régulièrement des coups d’oeil vers Lys. Tu lui a donné assez de papiers et de crayons pour qu’elle puisse colorier comme elle l’entend. Tes anciens collègues, ou tout simplement les habitués, viennent souvent la voir pour la saluer, prendre un peu de nouvelles. Tout le monde la connaît ici et pour la plupart ça fait déjà quelques années maintenant. Tu viens lui déposer un verre de jus d’orange après quelques minutes, embrassant doucement son front alors qu’elle te montre fièrement son dernier dessin. Tu ne sais pas ce que c’est sensé être mais tu lui dis que c’est très joli, un peu comme à chaque fois. Tu repars derrière ton comptoir quand la porte s’ouvre, et tu souris en coin quand tu reconnais ta voisine. Elle vient te passer commande et tu acquiesces avant de lui tourner le dos. Tu ajoutes des grains de café dans ta machine avant de lancer celle-ci pour les moudre. L’eau file lentement et le liquide noir ressort dans la grande tasse. Tu viens lui poser sur le bar, la laissant filer pour retrouver ta fille.

La blonde relève rapidement la tête lorsqu’elle entend Charlie, son totem restant sagement blottit dans son cou en la regardant aussi. La boulangère lui demande les derniers potins, et ta fille réfléchit à sa semaine durant un instant. C’était dur de se rappeler tout ce qu’il avait pu se passer. La maternelle c’est un peu les feux de l’amour des enfants. Tellement de disputes et de réconciliations, mais la gamine finit par prendre la parole avec une assurance déconcertante.

- Matthew c’est plus mon amoureux. Il a dit que je pouvais pas être une aventurière parce que je suis une fille.

Tu t’approches de la table, déposant une pomme pelée et coupée pour les filles. Lys arrête de parler, attendant visiblement que tu t’en ailles. Tu sais qu’elle est incapable de te garder un secret, mais elle prend ses discussions entre filles très au sérieux et… Tu n’es pas une fille. Tu quittes donc la table après avoir demandé si elles avaient tout ce qu’il leur fallait pour la séance de papotage.

- Et puis Bettany a dit qu’elle allait se marier avec lui et devenir une princesse… Elle est vraiment trop bête. Dit Lys une fois que tu fus assez loin.

Tout en parlant elle continua de colorier un peu son dessin. Quand vint le moment d’écrire son prénom comme tu lui avais appris, elle tira doucement la langue pour se concentrer. Il lui fallut bien deux minutes pour l’écrire correctement, malgré le Y fait à l’envers. Puis, s’asseyant sur son fauteuil, elle se pencha vers Charlie en poussant le dessin vers elle.

- Ecris ton nom là. Dit-elle, assez autoritaire comme d’habitude. Parce que ça c’est toi, qui fait du pain, et la c’est moi qui t’aide à travailler.

Elle montre en même temps les bouts de dessin qui sont sensé représenter tout ce qu’elle raconte, mais il faut avoir un oeil assez expert pour réellement voir tout ça. Quand Charlie a terminé de noter son nom sur la fiche, Lys lui indiqua que c’était pour elle, puis elle piqua une pomme avant de croquer fièrement dedans.

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Charlie Torres
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le Dim 4 Nov - 3:44
J’avais placé mon plat de fruit au milieu. Bien que j’en mangerais la majorité, je me disais, chaque fois que si je le laissai là, elle pourrait en prendre quelques-uns, si elle le désirait. J’avais des morceaux de poires, de kiwis, fraises, bananes et de framboises. Par contre, mon croissant et mon pain au raisin, ce n’était que pour moi. Désolée petite, tu as déjà eu un morceau de chocotorta, c’était suffisant, sinon elle allait avoir une overdose de sucre et ce ne serait pas chouette à voir. Je commençai à manger tranquillement, alors qu’elle réfléchissait à ce qu’elle pourrait me dire. Nos secrets de filles.

Voilà qu’elle m’annonçait qu’elle n’avait plus d’amoureux. Je déprime en me disant que sa vie amoureuse était cent fois plus palpitantes que la mienne… Alors que je suis beaucoup plus vieille qu’elle. Mais bon, à son âge, il n’y a pas beaucoup de choses au niveau amoureux. Se tenir la main doit tenir de l’orgasme. Ou un simple bisou. Peut-être plus la combinaison des deux. Mais je ne le demanderais pas à la demoiselle. Trop jeune. Peu importe.

Je pris un air quelque peu offensé devant cette nouvelle… Pas si surprenante que cela. Les enfants, ça change d’amis et d’amoureux comme ça change de petites culottes.

Très souvent quoi.

- Quoi!? Mais il est complètement…. Idiot Matthew! Sérieusement. Non mais tu as le droit d’être une fille aventurière, franchement. Tu as autant le droit d’être une aventurière qu’une princesse. Et même une princesse-aventurière, comme Merida dans Brave.

Dans la vie, mon père m’avait plutôt donné une mallette d’aventurière plutôt qu’une mallette contenant des accessoires de princesse. Moi les poupées? Très peu pour moi. Je préférai faire du pain avec mon père. Et ça, ce n’est pas pour les princesses. Celles-ci auraient pleuré en se cassant un ongle de toute façon. Les princesses sont superficielles… Pour la plupart. Certaines des princesses Disney des nouveaux films commencent enfin à avoir du caractère. Heureusement. On commence à être loin de Blanche-Neige.

Ouais. J’en ai vu quelques-uns. Comme mon père avait absolument voulu que l’on regarde Coco ensemble. Parce que fête des morts et chansons dans sa langue natale quoi.

Bref. Myles vint faire son tour et nous porter des quartiers de pomme. Bel accompagnement avec tous les autres fruits que j’avais déjà pour mon repas. Mais pour le moment, je me plaisais bien à décortiquer mon croissant et le manger lentement, entre quelques gorgées de café. Aaah. Le café. Pur bonheur. Il s’informa que nous étions heureuses et que tout nous plaisait. Je lui répondis par l’affirmative par un léger mouvement de la tête, assez simplement. Je n’étais pas particulièrement bavarde en sa présence. Je pourrais. Mais je ne sais pas ce que je pourrais lui dire. Il n’est pas un personnage détestable.

Une fois qu’il fut parti, Lys se mit à me parler de cette Bettany. Honnêtement, il y avait tellement de gens dans son entourage, tellement d’enfants que j’avais bien du mal à savoir si cette Bettany était son amie ou non. Je pris la fourchette que j’avais à côté de moi et piquai dans quelques fruits en disant :

- C’est vrai quelle est bête. Personne…

« Personne ne peut devenir une princesse », voilà ce que j’avais envie de lui dire. Mais Disney était bon pour dire exactement le contraire. Du coup, c’est un peu comme dire de croire ou non au Père Noël, c’est un sujet particulièrement sensible, il faut mieux ne pas trop en parler. Aussi bien de changer de sujet et de dire autre chose, faire une diversion.

- Bettany est amoureuse de Matthew ou c’est seulement pour t’embêter?

Si ça embêterait Lys, mais il semblerait que la petite ne soit pas très triste de cette rupture amoureuse. Enfin, de la façon dont elle m’en parlait, c’était loin d’être pour elle la fin du monde. Heureusement, parce que si elle avait mon âge et qu’elle serait en peine d’amour, elle se serait suicidé.

Non pas que je veuille sa mort, mais je suis contente qu’elle s’en remettre. Même si je ne laissai pas paraître. Elle dessinait tout simplement, très concentré sur sa future œuvre d’art. On dirait que le plus difficile c’était d’écrire son prénom. Heureusement qu’il faisait que trois lettres. Elle abandonna cependant à écrire le mien, me demandant plutôt de l’écrire par moi-même. Je lui volai temporairement un de ses crayons afin d’inscrire mon nom sur cette œuvre d’art… Même si en réalité, je n’avais rien fais du tout dans cette création.

- C’est quand que je t’embauche comme apprentie-boulangère? Lançai-je avec un sourire en coin.

Je savais que ce ne serait pas avant un bon moment et je savais qu’elle changerait de métier de milliards de fois avant de peut-être décider de ce qu’elle ferait dans sa vie. Je ne voulais pas forcément qu’elle devienne boulangère. C’est certain qu’il me faudrait un employé afin de me donner un coup de main dans la création de mes œuvres d’art comestibles, par contre, on peut bien dire que ce ne sera pas Lys qui allait se charger de tout ça.

Elle finit par m’offrir son dessin. Rien d’étonnant. Ce n’était pas le premier qu’elle m’offrait. Mais au fond de moi, ça me faisait toujours grandement plaisir, même si je ne savais pas du tout comment lui montrer à quel point cela pouvait me rendre heureuse. Je préférai ne pas le démontrer, ce ne serait plus moi, elle me trouverait beaucoup trop étrange.

- Merci, c’est gentil. C’est très joli ce que tu as fait. Je le mettrai dans ma boulangerie à l’arrière de la boutique.

Avec les autres dessins qu’elle lui avait déjà fait. Et joignant quelques vieilles photographies que mon père avait mis sur un babillard et que je n’avais jamais délogé, même pas depuis sa mort. Je pris une feuille à Lys, me disant que je pourrais bien lui laisser un petit quelque chose. Même si je suis très loin d'être douée en dessin. Et l'idée de faire un dessin, me plaisait bien en ce moment on dirait. Entre deux bouchées et une gorgée de café.
Myles Mayer
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le Sam 10 Nov - 12:56
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Tu ne pouvais pas le cacher, parfois tu enviais cette relation entre Charlie et ta fille. Tu avais parfois peur qu’elle se confie plus à elle qu’à toi. Il y a forcément des choses qu’une fille cache à son père… Même si à 4 ans ça peut sembler être assez impossible. Elle te parlait encore de ses amours pour le moment, alors tu ne devais surement rien loupé de sa vie. Et pourtant, un jour la question se posera. Un jour elle arrêtera peut être de se confier à toi, trouvant ça plus simple de parler de sujet de femme avec une autre femme. Tu soupires doucement alors que Nova couine un peu avant de rejoindre Lys et de se coucher à ses pieds. Réfléchissant à tes responsabilités de père et à la future adolescence de ta petite fille, tu continues de t’afférer derrière le comptoir.

- Je préfère Mulan ! Dit Lys pleine d’assurance alors qu’elle vient piocher dans les fruits que son amie a mis à disposition.

On ne peut pas vraiment dire que Mulan soit une princesse, en tout cas pas au même titre que Cendrillon, Blanche-Neige ou même Mérida. Sa famille n’est pas royale et elle n'épousera pas non plus le fils d’un empereur. Et pourtant quand on demande à Lys sa princesse favorite, elle criera à tort et à cri que c’est Mulan. Jeune aventurière, guerrière et battante. Tu es bien content que ça soit celle-ci sa favorite. Même si les princesses de maintenant sont plus combatives que celles de l’époque, tu n’aurais pas aimé qu’elle s’amourache d’Elsa et de son entêtante chanson… Et puis quand avait été venu le moment de l’inscrire à une activité extra-scolaire, ça n’avait pas été très compliqué de faire un choix. Le karaté lui permettra d’apprendre la discipline, de se canaliser, mais ça lui permettra aussi de faire du sport et de savoir se défendre. Elle n’aurait sûrement pas pu mieux choisir.

- Elle est juste jalouse. Elle dit qu’elle est amoureuse de mon papa parce que c’est le plus beau. Mais c’est avec moi que mon papa va se marier de toute façon. Dit-elle pleine d’aplomb.

Croquant dans une pomme avec un grand sourire alors que ses jambes se balancent doucement, bien trop loin du sol pour être embêtée. Elle commence alors à dessiner avant de le tendre vers sa copine pour qu’elle y note son nom.

- Papa dit que je suis encore trop petite pour venir travailler avec toi…

Un peu triste, elle bouge sur sa chaise pour se mettre à genoux et s’asseoir un instant sur ses talons avant de se coucher à moitié sur la table pour la regarder écrire de plus près. Ses lettres étaient bien plus jolies que les siennes. Mais après avoir offert le dessin à Charlie, elle le récupéra quand même, prenant une autre feuille de papier et commença à essayer d’écrire son prénom en se calquant sur l’original. La langue tirée, une concentration extrême, elle essaya plusieurs fois mais ce n’était pas facile. Quand elle réussit enfin, malgré un h à l’envers, elle le montra à Charlie.

- Regarde, je sais écrire ton prénom !

Puis reprenant son crayon, elle le fit une nouvelle fois. Il lui fallait bien 5 minutes et plusieurs coup d’oeil sur le modèle, mais elle finira par rapidement retenir comment écrire le prénom de son amie. C’est à ce moment que tu reviens vers elle, t’installant au côté de ta fille pour caresser ses cheveux blonds. Tu la félicites en lui montrant comment faire le H dans le bon sens, puis tu regardes la boulangère.

- Je vais peut être abuser un peu, et si c’est le cas n’hésites pas à le dire, mais tu penses qu’il sera possible de faire un atelier boulangerie avec toi ? Je cuisine pas trop mal, mais je ne me sens pas vraiment d’apprendre à Lys comment faire du pain alors que je ne sais pas moi-même... Et depuis qu’elle te connaît, c’est un peu son rêve de voir comment tu travailles…

La petite acquiesce à ses côtés tout en continuant d’écrire le nom de la jeune femme sur une troisième feuille blanche.

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Charlie Torres
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Sans-Totem
le Sam 17 Nov - 2:11
La petite préférait Mulan. C’est vrai que Mulan a quand même beaucoup de classe. Contrairement aux personnages féminins de Disney, Mulan était loin d’être une princesse conventionnelle. C’est pour ça que lorsque j’étais plus jeune, je l’appréciais. Et j’aimais énormément « I’ll make a man out of you », qui était probablement l’une des chansons que j’ai le plus chanté pour mon propre plaisir, lorsque j’avais six ans.

- Ah oui, c’est vrai, Mulan est vraiment plus cool que Merida.

Elle continua de parler de son amie, amie que j’avais oublié le nom déjà. Amie qui voulait se marier avec Monsieur Mayer. J’avais envie de faire une face quelque peu dégoûtée, parce que la différence d’âge entre la petite et le papa de Lys est quand même très grande, ni très légale, mais ça, ce n’était pas à moi de faire la juge. Du coup, je préférai camoufler mon dégoût en mangeant quelques fruits qui étaient dans mon plat. Je dis tout simplement :

- Elle est vilaine ton amie.

Je préférais ne pas m’aventurer dans le sujet du : non mais tu ne te marieras pas avec ton papa. C’est certain, c’est surtout pas super légal comme truc. Elle était encore un peu trop jeune pour comprendre de tels principes. Enfin. Il est certain qu’elle va se trouver un garçon ou peut-être une demoiselle, comme elle veut bien l’entendre, elle a amplement le choix la petite Lys. Mais pas son papa.

Tout sauf son papa. Tôt ou tard, elle va bien découvrir que son papa, il est loin d’être un ange, qu’il a des défauts comme le commun des mortels et peut-être qu’elle voudra faire des tonnes de choses qui vont surtout l’embêter plutôt que de le rassurer. Mais bon, ça c’est propre à chaque papa. Je sais que le mien s’est souvent inquiété pour ce que je faisais. Mais mon papa, je lui disais tout. La première fois que j’avais pris de l’alcool en cachette, quelques jours plus tard, j’étais venu le voir pour lui dire que j’avais fait une telle chose. Ça ne lui dérangeait pas tellement. Il n’était pas vraiment fâché, il voulait seulement que je sois respectueuse envers moi-même.

C’est peut-être ça qui m’a éloigné des mauvaises bêtises et des chemins sombres, encore plus sombres que ceux que j’avais vécu.

Peu importe, ce n’est pas le temps de penser à lui. Pour le moment, je devais réconforter un petit peu cette puce adorable qui semblait triste de ne pas pouvoir travailler avec moi.

- Ne t’en fais pas, quand tu seras assez grande, je vais t’engager…

J’avais envie de poursuivre ma phrase, mais je n’y arrivais pas du tout. Elle ferait bien ce qu’elle veut. Boulangère ou non. Travaillant ou non dans le café de son père. Ce n’était pas comme si c’était ma propre fille non plus.

- Wow! Génial, bravo Lys, tu es super bonne.

ADORABLE. Je n’allais pas le lui montrer, mais la voir essayer avec tant d’ardeur d’écrire mon prénom. Ça fait chaud au coeur. Ça donne même envie d’avoir des enfants. Mais faut que je me calme. Au moins, ils ne pouvaient pas voir ma gêne, l’avantage d’avoir la peau basanée de la sorte.

Pendant qu’elle essayait de le faire de nouveau, je continuai de manger distraitement, gribouillant quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à une sirène. Je ne sais pas, l’idée de faire un paysage marin m’avait tout de même plu. Une sirène avec des poissons. Je le lui donnerais. Un jour, j’essayerais de lui faire une Mulan, je suis certaine qu’elle apprécierait.

Monsieur Mayer en profita pour nous rejoindre. Il avait beaucoup d’amour pour sa petite puce et on pouvait le ressentir à des kilomètres à la ronde.

En vrai, la demande n’avait rien de surprenante. Je savais bien que Lys aimerait bien savoir faire du pain, ça se voyait bien dans ses petits yeux d’enfants. Je ne sais pas s’ils seraient bons. Mais bon, c’est certain qu’il faudrait bien encadrer la petite pour ne pas qu’elle fasse n’importe quoi avec sa pâte. Mais je comprenais bien la demande.

C’est pour cela que je lui répondis :

- Non, tu n’abuses pas. Au moment qui va vous convenir vous pourrez venir à la boulangerie pour que je vous montre à faire du pain. Mais je vais être gentille, vous n’aurez pas à vous pointer à quatre heures du matin à la boulangerie.

Je ne pouvais pas vraiment dire non, on doit quand même l’admettre. Dire non, c’est dire une chose incroyablement horrible à Lys. Je crois que si je lui disais non, elle ne voudrait plus jamais être mon amie. Et la connaissant et commençant à connaître un peu les enfants, je suis convaincue qu’elle ne voudrait plus jamais m’adresser la parole pour une telle chose. Donc, il ne faut pas dire non à un enfant. Enfin, quand on n’est pas obligé.

Je pris une gorgée de café avant de reprendre.

- Il faut juste que vous m’avertissez d’avance, comme la veille, un truc comme cela, juste pour que je sois préparée mentalement à ne pas en faire toute seule et il n’y aura pas de problème.
Myles Mayer
Totem de compagnie
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Totem de compagnie
le Sam 24 Nov - 9:15
« Samedi c’est viennoiserie »
Feat. @Charlie Torres
Gribouillant à nouveau sur un papier vierge, le totem de Lys qui était sous la forme d’un petit hamster semblait prendre la pause pour qu’elle puisse le dessiner. Bien sûr, il fallait avoir un oeil assez expert pour comprendre ce qu’elle faisait, et c’était sûrement d’autant plus dur à comprendre pour ceux qui n’avaient pas la chance de voir de voir Ava et tous les autres totems. Nova quand à lui, s’est assis pour regarder d’une oeil curieux par dessus la table. Donnant des petits coups de museau sur le coude de Lys comme pour l’aider à dessiner. La gamine se marre alors qu’elle prend plutôt ça pour un jeu. Tu roules des yeux devant ces trois enfants avant de revenir à Charlie. Depuis le temps que tu la côtoyais, tu avais bien remarqué qu’elle ne voyait pas ta famille au complet. Au début tu pensais qu’elle se contentait de cacher son totem, peut être trop honteux de l’apparence. Ca peut arriver, tu as déjà croisé des gens comme ça. Puis tu avais fini par comprendre qu’en fait elle n’en avait pas, parce qu’elle ne regardait jamais vers Ava ou Nova, qui pourtant sont toujours en “liberté”. Il t’avait fallu un moment pour expliquer à Lys la situation, pour ne pas risquer qu’elle en dise trop et que ça puisse vexée la jeune femme. Et même si elle n’avait pas compris, elle évitait tout simplement d’en parler.

C’est pour ça qu’en demandant un cours de cuisine avec Charlie, tu appréhendais un peu. Si Nova était plus adulte et ne pouvait de toute façon pas mettre les pattes dans la pâte. Par contre concernant Ava… Ce petit monstre d'énergie pouvait prendre pas mal de formes de petites tailles, et il était capable de devenir un petit singe pour aider Lys mais aussi pour mettre le bazar. Ca sera peut être compliqué de faire preuve d’autorité, mais tu ne voulais pas que ta fille doivent abandonner son rêve à cause de ça.  Tu souris quand la jeune femme te dit qu’il n’y a pas de problème pour que vous puissiez venir. Peut être que ce n’était pas très fair-play de lui demander ça juste en face de ta fille qui attendait sa réponse avec des étoiles pleins les yeux. Quand la réponse positive se fait entendre, la gamine laisse d’ailleurs échapper un petit cri de joie avant de faire un high five au hamster.

- Merci c’est vraiment super ! Par contre, on viendra sur un temps qui t’arrange toi, je n’aimerai pas trop abuser non plus… Puis tu sais Lys se lève assez tôt, enfin pas à quatre heures du matin heureusement, mais si vers 7 heures ça t’arrange plus on peut voir quoi faire.

Tu caresses la tête de ta charmante tête blonde qui a repris son dessin, toute guillerette alors que ses pieds se balancent sous la table. Tu jettes un coup d’oeil dans la salle, et voyant que personne n’a besoin de passer commande, tu t’assoies un instant à leur table. Lys vient directement s'asseoir sur tes cuisses, bougeant un peu ses affaires pour continuer à dessiner. Tu croques dans une des pommes en acquiesçant.

- Lys a un joli tablier pour la cuisine, j’en ai un aussi, est-ce qu’il faut qu’on emmène autre chose ? Je lui attacherai bien les cheveux mais il faudra peut être une charlotte quand même ?

Que tu dis tout en regardant la longue tignasse de ta fille. Un temps elle t’avait fait concurrence sur la longueur des cheveux, mais elle n’avait pas tardé à te battre. Étant sa tête à coiffer, elle essaye souvent de te convaincre de laisser tes cheveux pousser un peu plus pour qu’elle puisse faire des chignons. Mais même si tu appréciais que ça soit long, tu ne voulais pas non plus abuser.
Charlie Torres
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Sans-Totem
le Dim 9 Déc - 1:43
J’haussai les épaules, en vrai, je m’en fichai quelque peu de savoir quand ils allaient venir. Tous les matins sont pratiquement identiques, du coup, qu’ils viennent un mardi plutôt qu’un mercredi, cela ne changeait strictement rien pour moi. Tant qu’ils venaient, tant qu’ils s’amusaient sans trop mettre la merde partout, cela me convenait. Parce que, il est certain que la petite Lys allait faire de la merde dans mon lieu de travail. Les enfants, c’est quand même super maladroits dans la vie.

- Tu me donneras quelques dates. Personnellement, ça n’a pas beaucoup d’importance. Et oui, pour sept heures ça peut se faire très certainement.

Je ne sais pas exactement comment encore. Peut-être faire ça durant une de mes journées de congé, ce serait fort probablement ce qu’ il y aurait de plus simple, comme cela, je pourrais avoir toute mon attention sur eux, sans trop me soucier des clients.

Et il me faudrait aussi un autre employé.

Il faudrait vraiment que je recherche de façon active. Je n’y ai jamais le coeur, mais je commence à ne pas avoir le choix. Lorsque le temps des fêtes va venir, il va de soi que j’allais être dans la merde avec les trois tonnes de commandes que je vais avoir pour que tout le monde soit heureux avec leurs commandes et leurs partys. Parce que tout doit toujours être parfait et que le commun des mortels appréciaient beaucoup trop être en retard et faire les choses beaucoup trop à la dernière minute.

Mais pour le moment, nous n’étions pas rendu à ce moment, pour le moment, Myles me demandait s’il devait apporter des choses en particulier. J’hochai de la tête lorsqu’il se mit à parler des tabliers. C’était probablement plus simple qu’ils apportent le leur, d’autant plus si celui de Lys était joli. Enfin, joli ou non, il allait finir complètement taché, il ne fallait pas trop en demander non plus. Pauvre vêtement. Ils devaient avoir conscience que ça allait se tacher. J’espère. Sinon, Myles est un crétin.

- Ce n’est pas nécessaire la charlotte, j’ai ce qu’il fait pour vous deux.

Des filets et des casquettes, c’était suffisant. D’autant plus que les chapeaux que portent les boulangers sont vraiment affreux ou complètement ridicules. Et si Myles doutait que j’en avais une qui était assez petite pour la tête à Lys, c’est là qu’il se trompait. Parce que j’avais gardé ma vieille casquette que mon père m’avait déniché lorsqu’il m’avait appris à faire mes premiers pains. Et oui, je l’avais gardé. Par nostalgie, parce que j’aimais mon père. Elle avait perdu de ses couleurs, elle n’était plus très jolie, mais sa valeur sentimentale était aussi grande que la boulangerie en elle-même.

Mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir.

Je jetai un coup d’oeil à ma montre. Cela faisait quand même un bon moment que j’étais avec la petite Lys et son père. Je ne voulais pas décevoir la petite demoiselle non plus, même si nos rencontres étaient brèves, il y avait tout de même un certain moment où nous devions nous quitter. Je ne pouvais pas rester éternellement en leur compagnie. J’ai besoin, moi aussi d’avoir des clients, parce qu’il me faut de l’argent pour vivre.

Même si ça serait beaucoup plus facile de vivre si nous n’avions pas cette vision capitaliste du monde.

Bref. Je terminai rapidement ma première viennoiserie que j’avais apporté avec moi. Le reste de mon repas, ce n’était pas grave, je mangerais le reste au courant de la journée, ce n’était rien de bien pressant. Je n’avais pas non plus terminé mon dessin… Zût. Je me dépêchai quelque peu, pour le terminer et le tendre à la petite puce qui me servait d’ami.

- Il est pour toi Lys. Je vais devoir vous laisser tous les deux, j’ai une boutique à côté à gérer, dis-je en me levant.
Myles Mayer
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le Sam 29 Déc - 12:08
« Samedi c’est viennoiserie »
Feat. @Charlie Torres
Tu acquiesces doucement quand elle te dit que les dates n’ont pas une grande importance pour elle. Du coup tu essaieras sûrement de caler ça durant les vacances scolaires. Le samedi ça serait compliqué pour vous deux, toi tu as ton commerce à tenir, et elle ça fait surement parti de ses plus grosses journées de travail. Tu ne sais pas qu’elle peut être sa charge durant un jour de vacances scolaire, mais tu sais au moins que ta fille pourra ensuite se reposer. Et puis ça te donnera une bonne excuse pour fermer durant une journée et prendre soin d’elle.

Tu commences ensuite à parler logistique et tu vois que Charlie acquiesce quand tu viens lui dire que tu as des tabliers. Tu avais prévu de mettre des vieux vêtements à ta fille pour de toute façon ne pas prendre de risque, mais avec un tablier ça sera encore mieux. Tu as déjà eu l’occasion d’avoir les deux énergumènes en action, et un tablier ne sera surement pas de trop. C’est en général Ava qui déclenche les hostilités, cherchant Lys pour jouer avec elle. Et bien sûr, ta fille ne pouvait s’empêcher de répliquer… Deux petites piles électriques. Charlie reprend la parole, te disant qu’elle fournira ce qu’il faut pour les cheveux, tu souris pour la remercier, soulagé de ne pas avoir à chercher des trucs trop technique.

Te penchant doucement, tu fais un bisou sur la joue de ton adorable fille avant que celle-ci ne grogne un “arrête papa, tu piques”. Tu ris légèrement, caressant ta barbe naissante de quatre jours avant de voir que la boulangère regarde discrètement sa montre. Lys est bien trop concentrée dans sa nouvelle oeuvres d’art pour remarquer. C’est quand la jeune femme vient tendre son dessin que la blondinette relève la tête et comprend que sa copine va devoir repartir. S’extirpant de ta genoux, elle vient doucement enlacer Charlie par la taille avant de se reculer. Tu observes la scène attendrie. Tu te doutes un peu que la femme n’est pas du genre très câline, ou en tout cas pas avec tout le monde, mais la frimousse de ta gamine pourrait faire fondre le coeur de n’importe qui.

- A plus tard Charlie, dit-elle doucement en revenant contre toi.

Tu remercies la boulangère avant de lui sourire. Tu as tellement de choses pour lesquels tu lui es reconnaissant… Elle s’occupe de ta fille, lui emmène le petit déjeuner, et voilà que maintenant elle accepte même de vous ouvrir les portes de sa boulangerie pour apprendre le métier à Lys. Elle ne s’en rend peut être pas compte, mais elle fait preuve d’une grande gentillesse et générosité envers vous.

Elle quitte le café et tu embrasses doucement la petite blonde avant de te relever pour aller travailler. La journée reprend tranquillement son cours. Ta fille va à son cours de karaté avant de retrouver la nounou pour rentrer chez vous, tu la rejoins quelques heures plus tard quand ton café ferme ses portes.

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