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Totem de compagnie
Date d'inscription :
01/05/2018
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Totem de compagnie
le Jeu 3 Mai - 12:46
Quinn Johnson/Richard
Prénom Nom :Quinn Johnson/Richard
Surnom :Quinn
Age : 19/21
Sexe : F/M
Orientation :Hérérosexuel(le)
Origine(s) : Canadienne
Nationalité(s) : Canadienne
Métier/Etude : Faussaire/Etudiante en arts digitaux et mineure en informatique
Groupe :Totem de compagnie
Caractère
Quinn, au premier abord, on pourrait le décrire comme un rayon de soleil mais en réalité, c'est un orage, c'est une tempête, une éclipse qui passe du rire aux larmes, de la moquerie à la baston, de l'humour à la méchanceté gratuite et le tout en un battement de cil sans que vous en compreniez bien la raison. Il n'y en a pas. Autant le cœur est bon, autant le tour est corrompu par une enfance difficile et les aléas de sa vie jusqu'ici. Le bien, le mal, il s'en fiche, il ne s'intéresse qu'à lui et à ceux qu'il aime. Malgré tout, la rue, la vie, n'a pas pu effacer une nature de base confiante et aimante. Il s'attache comme un rien et l'on pourrait croire ces amitiés aussi superficielles que le reste de son caractère mais pas du tout. Lorsqu'il a décidé qu'il vous aimait bien, il vous aime bien. S'il décide de vous détester et bien...tant pis pour vous ? Ou tant mieux car autant il est protecteur, autant il a tendance à se mettre jusqu'au cou dans des ennuis dont vous pourriez avoir à le tirer.

Fier et ombrageux, Quinn ne s'excuse pas facilement, même lorsqu'il reconnaît avoir tort. Il est possessif envers ses amis, facilement rancunier même si sa pudeur le pousse à cacher ce défaut sous de l'humour. Il ne sait pas toujours quand s'arrêter. Il semble à jamais poussé vers l'avant dans une fuite éperdue dont il ne sait lui-même où elle le conduira lorsqu'il tombera enfin, s'il tombe un jour.

Derrière ce maëlstorm de traits parfois contradictoires et qui ne sont que des armures pour affronter la vie, Quinn est une jeune femme au caractère fort mais qui manque de limites et qui a besoin d'affection et de confiance. Profondément sociable, elle n'ose pas cependant s'attacher de peur de se retrouver seule à nouveau. Elle est loyale, forte, intelligente mais elle n'a pas confiance en la vie et elle se cherche toujours. Porter des masques n'aide pas à se construire, seulement elle se sent comme emprisonnée dans ses différentes identités. Elle n'est pas cependant prête encore à couper le cocon pour voir si elle est papillon ou mite.

Et pourtant, Quinn c'est l'optimisme. Elle sait que demain est un autre jour et que si l'avenir paraît sombre, il suffit d'allumer la lumière. Elle se relève, toujours. Ne s'avoue jamais vaincue. Chaque échec est une marche pour se reconstruire d'après elle et elle est persuadée qu'elle arrivera, un jour, à sortir de la rue où le destin l'a lancée et ce, malgré tous les mauvais tour que ce dernier peut lui jouer.

Quinn, enfin, c'est un mélange de tout ça, c'est une habitude de la vie, du monde, de la rue, c'est un enfant qui a grandit trop vite, qui a rejeté trop tôt les jeux et se retrouve coincé dans une adolescence dont il ne sait pas quoi faire et qu'il ne comprend pas. Quinn, c'est une gamine qui rêve d'être un homme, juste pour qu'on lui fiche la paix. La différence avec les autres, c'est qu'elle se donne les moyens d'y arriver. Du moins...en apparence.
Totem
Symbolique/caractère/physique du totem : Boomer est un kangourou roux mâle au poil roussi de la savane australienne sous le soleil océanien. Sa queue et son ventre sont d'un joli beige clair et ses oreilles expressives sont ourlées de poils noirs qui les dessinent. Il fait la jolie taille d'1m42 debout, plus 1 bon mètre de queue et pèse 69 kilos exactement ce qui fait bien rire Quinn qui se moque de la symbolique des chiffres, aimant à dire que son totem l'a fait exprès pour se moquer. Comme tous les mâles de son espèce, il n'a pas de poche et même s'il en avait une, il n'aurait de toute façon pas pu porter sa compagne d'âme, ce qui n'empêche pas celle-ci de se plaindre amèrement qu'il ne fait pas d'effort.

Herbivore et sociable, les kangourous sont des animaux controversés, considérés à la fois comme nuisibles et sacrés, ils sont le symbole de l'Australie qui, comme tout le monde sait, veut ta mort. Ainsi les symboliques de cet animal sont nombreuses et opposées, il est considéré avant tout pour sa vitalité et sa violence, même en groupe, il se bat souvent, ne fait pas très attention où il saute et peut devenir facilement agressif si on s'en prend à son groupe social ou à son territoire. C'est un animal rapide, sans cesse en mouvement, il représente alors le changement, la force vitale qui pousse vers l'avant. Fort et capable de survivre au bush, voire même d'adapter sa température corporel aux changements brutaux ou de retarder une gestation inopportune, c'est l'essence même de l'adaptation. Tout en lui est fait pour survivre et c'est cette caractéristique qui est, au final, la plus importante. L'Australie veut ta mort, mais elle veut vivre. Ainsi de son totem qui restera debout, à moins qu'il ne te fiche sa grande patte dans la figure.

Ressemblance avec son humain : Quinn et Boomer sont des survivants, ils s'adaptent au monde qui les entoure, n'hésitant pas à changer en profondeur dans le seul but de continuer à avancer sans se soucier de ce que le monde peut bien en penser ou même des changements qu'ils s'imposent. Les yeux tournés vers l'avenir, ils ne regardent en arrière que pour vérifier qu'aucun ennemi n'attend pour vous attaquer dans le dos. Ils ont la même énergie solaire, la même violence protectrice envers le peu qu'ils ont ou qu'ils aiment. Pourtant, ils ne sont ni l'un ni l'autre cruel ou mauvais. Herbivore, Boomer ne se bat que pour protéger son mode de vie. Quinn mange de la viande mais n'est pas plus agressive, laissez le tranquille et il vous piétinera peut-être mais sans faire exprès. Tous deux sociables, ils sont à la recherche d'un groupe qui voudrait bien d'eux, à la recherche d'un vide à combler. Ils sont ensemble très fusionnels, à la manière d'une mère et de son bébé sans qu'il leur soit possible de savoir lequel des deux est l'adulte et lequel est l'enfant.

Différence avec son humain : La principale différence entre Quinn et son totem vient du dimorphisme sexuel. Très tôt, Boomer a adopté des formes mâles et le choix du kangourou, un animal qui a une forte symbolique sexuelle dans de nombreuses cultures est une façon pour la moitié d'âme de forcer son humaine à faire un choix. A contrario, Quinn ne voit pas encore d'où vient ce battage entre les mâles et les femelles et joue de son androgénie à la fois physique et intellectuelle. Elle ne s'est jamais intéressée au sexe,qu'il s'agisse de l'opposé ou du sien propre, elle dit qu'elle n'a pas le temps. Ce point est l'un des seuls sur lequel il s'oppose mais il est fondamental. Boomer est certain de son choix cependant, et affirme que c'est juste Quinn qui est trop jeune et qu'ils se retrouveront là dessus plus tard. Quinn en rit. Qui sait.
Physique
Il est des corps qui décident très tôt de se démarquer, celui de Quinn est l'essence même de l'indécision, au point que le mot « androgyne » semble fait pour la décrire. Grande pour une fille, petite pour un garçon (1m73), elle a de longs cheveux blonds, fins et indisciplinés, tombant à la fois entre ses omoplates et en frange chaotique au dessus de ses grands yeux noirs. Attachés en catogan bas, ils semblent pencher pour la théorie de la fille tandis que le sérieux de son regard d'encre lance le premier doute. Le reste est à l'avenant. Un visage un peu ovale pour un garçon, un peu carré pour une fille. Un corps fin, presque fluet mais des épaules et pas de poitrine. Une taille fine cachée par des vêtements informes d'adolescents, des hanches pas vraiment rondes, de longues jambes de gazelle. Jamais elle ne s'est considérée comme étant belle. Elle comprend par contre pourquoi certaines filles la trouve beau. Jamais elle n'avouera que cette admiration est l'une des raison de son changement d'état civil. L'envie d'être aimée fait parfois faire des choses bizarres.

Sa voix non plus ne s'est pas décidée. Quinn est ce que l'on appelle communément une contralto, ce qui passe facilement pour un ténor masculin à ceux qui n'y connaissent rien et même aux autres. Elle chante faux alors elle ne s'en préoccupe pas plus que ça, si ce n'est que les gens sont bêtes et que ça l'aide bien.

Alors, pour le moment, Quinn reste dans l'adolescence. Elle favorise les T-shirt larges sur sa poitrine bandée et les baggies qui cachent ce qui passe pour ses hanches. Baskets aux pieds et gavroche sur la tête pour cacher le chaos organisé de ses longs cheveux, elle profite de la mode un peu surfeur pour s'autoriser un peu de coquetterie avec quelques bracelets qu'elle aime bien et qu'elle ne quitte jamais. Du reste, elle a toujours été garçon manqué. Elle aime le skate, le vélo, le roller, elle sait tomber sans pleurer, elle n'a jamais rien compris au maquillage – mais après tout, qui aurait pu lui apprendre ? Si on lui demandait cependant pourquoi elle se travesti, elle ne comprendrait pas. Pour elle, fille ou garçon, elle est surtout dans une neutralité dont elle se sert pour se cacher.

Là où le déguisement de la jeune femme pêche un peu c'est par son âge mais c'est probablement une conséquence de sa propre immaturité. A 19 ans, elle fait déjà un peu jeune, c'est plus accentué encore depuis qu'elle inscrit 21 ans sur sa toute nouvelle carte d'identité. Alors elle tente d'imiter ses camarades masculins au mieux, sans comprendre leurs vantardises et leurs bêtises. Sa peau claire rougit pourtant à l'énoncé de certaines pratiques de couple qui la choquent encore un peu. On aurait pu croire que la pornographie sur internet aurait eu raison de ces mines de vierge effarouchée... et pourtant. Mais n'allez pas la taquiner dessus si vous ne voulez pas vous prendre son poing dans la figure.
Histoire
Elle est née comme pousse un champignon, presque par hasard, sur le fumier de la ville, perdue dans une maternité publique d'un mauvais quartier. On la plaignait déjà d'avoir pour parents deux adolescents perdus dans les brumes de la drogue. Elle devait s'avouer chanceuse, plus tard, d'avoir vu le jour en pleine santé sans toutes les complications qu'elle aurait pu subir. On hésita à la retirer tout de suite des mains de ses parents, l'on osa pas, et elle fut déclarée Quinn Johnson, fille de Personne et de Rien, retournant après le temps d'usage dans la rue qui était son origine.

La brume des fumées de cigarettes fut son premier nuage, celui de l'enfant souvent oubliée au fond du squatt. Aimée pourtant des deux perdus qui la regardaient avec des yeux qui n'étaient déjà plus de ce monde. Chance encore ou malheur, on ne l'allaitait pas et elle ne connu du sein que le caoutchouc de biberons pas stérilisés. Et c'est là qu'elle apprit à marcher, entre les seringues et les bouteilles de bière, jouant d'une poupée faite de chiffons et dessinée au feutre. Jusqu'à l'overdose qui pris sa mère d'abord puis son père une semaine plus tard et son entrée dans les services sociaux. Elle avait six ans, de grands yeux, des cheveux blonds coupés courts. Elle n'avait pas peur, elle n'avait pas mal, elle n'avait pas faim. Elle avait évité tous les écueils qui auraient pu l'abîmer.

Boomer à l'époque n'avait pas trop de forme. Il changeait sans cesse, symbole d'un temps où rien n'était certain. Pour l'enfant qu'elle était et dont elle ne se souvient pas, il était tour à tour timide, protecteur, menaçant et doux. Un petit passage à l'hôpital confirma une enfant en pleine santé malgré une légère carence en vitamines que quelques perfusions réglèrent rapidement. Elle aurait pu en rester petite, ce ne fut pas le cas. Elle continue à appeler ça de la chance, que peut-elle faire d'autre ?

La rue, à six ans, ça marque, même si on ne s'en souvient pas. A l'orphelinat, la petite dut apprendre à vivre avec des règles dans un horizon fermé, loin de l'école de la débrouille qui avait été la sienne. On ne pouvait plus voler, mentir, bricoler ce dont on avait besoin. Il fallait demander, obtenir, négocier. Au début, elle pleurait souvent ses parents en s'endormant le soir et puis de moins en moins. Sa nouvelle vie lui donnait des vêtements plus ou moins neufs et de la nourriture dans l'estomac et la compagnie de frères et sœurs plus ou moins abîmés comme elle. Petit à petit, la routine pris le dessus. Les enfants s'habituent à tout. Il y eut des amis et des ennemis, des bagarres, des punitions et les rares présentations à des parents potentiels. Champignon toujours, Quinn n'était jamais assez fille pour les couples qui rêvaient d'une petite princesse mais bien trop féminine pour ceux qui cherchaient un fils. Elle n'essaya plus de se mettre sur l'avant de la scène. Plus le temps passait et plus la probabilité de se faire un jour adopter devenait faible. Plus elle était en colère.

A onze ans, Quinn était une sauvageonne, pas très différente des autres membres du groupe. Capable de montrer un visage d'ange à l'Autorité mais de cogner ceux qui voulaient prendre le peu qu'elle avait, elle avait, elle ne sait pourquoi, caché une vive intelligence qu'elle préférait laisser en friche. Si elle avait eu la bonne éducation peut-être aurait-elle été un petit prodige mais aux livres elle préférait le sport. Seul le dessin arrivait à canaliser son attention assez longtemps pour la garder assise. Jusqu'au jour où les ordinateurs arrivèrent à l'Orphelinat.

Peut-être était-elle plus jeune, elle ne se souvient plus, juste qu'elle était grande déjà mais que Boomer, malgré des formes de plus en plus saugrenues (du paon mâle au lion ne passant par le cerf) ne s'était pas encore stabilisé. Une association venait de refaire son stock de PC, offrant tout son ancien parc sous Millenium gratuitement. Un par chambre de deux personnes, avec accès internet sur celui de la bibliothèque. Un nouveau monde. Dépassant les murs gris de sa prison personnelle.

Et avec cette liberté arriva l'envie d'une vraie fuite. Elle avait onze ans, de cela elle est sure, lorsqu'elle fugua pour la première fois.

La rue l'avait vue naître et grandir pendant six ans. Six ans plus tard, elle y retournait, avec cette impression de retrouver un univers familier, de déposer son masque. Une journée seule à s'ébattre sans but et sans argent dans le cœur de ville lui suffit à comprendre que là était sa vie. Là, au milieu des rats et des ordures. Certes, ils allaient parfois en sortie au parc ou au cinéma mais ce n'était pas pareil, c'était la ville civilisée. Elle aimait la ville sauvage. Sa force, son danger, sa misère. C'était elle. C'était la maison.

Elle rentra quand même à l'orphelinat la journée finie. De mauvais gré, avec raison. L'institution restait son foyer. Et pour la première fois elle se rendit compte du clivage de sa vie. Pour la première fois elle se dit que, peut-être, elle n'avait pas de chance.

Quinn devint rêveuse, s'imaginant de nouvelles identités qui ne la retiendraient pas captive. Et comme chez elle pensée est sœur d'action elle se mit à chercher les moyens de ses nouvelles identités. Comme pour la contrarier, c'est à ce moment là que Boomer, qui avait toujours aimé changer de forme au gré du vent se stabilisa. Pour un kangourou. Roux. Mâle en plus. Cela se fit un peu comme l'été devient l'automne. Il se transformait de moins en moins, de plus en plus en marsupial, forme qu'aimait Quinn par son exotisme et ses coups de poings en l'air et puis de moins en moins en autre chose, jusqu'à ce que plus du tout. La pré-adolescente, elle, semblait de plus en plus explosive, de moins en moins sereine. Ses notes en cours chutaient, elle se fâchait pour un rien et se brouilla avec la plupart des ses amies qui devenaient superficielles et de ses amis qui semblaient ne s'intéresser qu'au hockey et aux premières. Les punitions tombaient. Les fugues se multipliaient. Elle avait treize ans lorsqu'elle tenta pour la première fois de partir pour de bon. La police la retrouva après quatre jours d'errance. Pas de papiers à un contrôle de routine. Il ne suffisait plus de s'inventer des vies, il lui fallait s'en créer une.

Elle apprit. Cela lui prit du temps, il lui fallu d'abord trouver un endroit pour apprendre. Se procurer un ordinateur qui fonctionne pour de vrai, apprendre à pirater les routeurs qui se trouvaient à proximité et étaient mal protégés par des mots de passes idiots, et sur cette ip, surfer pour apprendre encore plus. L'ordinateur fut volé dans une boutique d'occasion. La bande passante bougeait au rythme des fast-food avec prise. Et là, surprise. Pour faire de faux papiers, il fallait savoir dessiner. Chance, elle n'avait jamais arrêté. Mais il fallait savoir le faire sur un ordinateur. Nouvelle difficulté.

Quatorze ans. Toujours à l'orphelinat, les frères et sœurs bougeant au rythme des arrivées et des départs. Elle se battait moins, elle se renfermait sur elle-même, ses dessins et son ordinateur. On peut coder hors ligne, il ne faut qu'un bloc note et ça, elle avait. Lors d'une nouvelle fugue, elle vola une tablette graphique de moyenne gamme. Il lui manquait une plastifieuse, des photos et surtout quelque chose de stable sur lequel s'appuyer. Elle commença par s'entraîner sur de petites choses.

Une carte de fidélité d'un magasin de vêtement.

Une carte de bibliothèque.

Le monde était couvert de cartes à imiter. Elle fit ses premières armes comme ça, sur des trucs pas grave, s'enfonçant de plus en plus des les méandres d'internet. Plusieurs fois, d'autres remontèrent ses traces. Elle du apprendre à se cacher. Certes, elle n'avait pas de chez elle et elle bougeait tout le temps mais ce n'était pas suffisant. Plus elle sondait le fond de l'inter-web, plus elle retrouvait l'ambiance de la rue. Frapper ou subir, telle était la loi. Il lui fallait apprendre à taper.

Elle avait seize ans lorsqu'elle rencontra pour la premier fois un groupe d'hacktivistes. D'abord en ligne, puis, prudemment, en vrai, elle fit connaissance avec des gens à peine plus vieux qu'elle qui voulaient rendre le monde meilleur, participer à des opérations de saturation des héros des vilaines multinationales capitalistes. L'orphelinat lui avait apprit une seule leçon. Si on veut vivre avec les loups, il faut hurler avec eux. Elle hurla, elle lança des slogans vegan elle qui pleurait de joie quand il y avait des barbecues à la cantine. Elle arriva à imposer des méthodes mais surtout, elle apprit beaucoup parmi eux. Au point qu'à dix-sept ans, elle oublia de retourner « chez elle ». Elle y laissait des habits, un vieil ordinateur avec un crack et un historique de navigation qui aurait fait rougir le Principal. Etait-ce parce qu'elle savait mieux se fondre dans la foule ou l'approche de la majorité, elle ne se fit pas raccompagner cette fois.

Elle aurait pu y rester longtemps dans son groupe. Quinn, une fois intégrée étant profondément loyale. Seulement tout le monde n'est pas Quinn et il y eut une trahison, venant d'une fille à qui on avait offert des études gratuites et la garantie d'un travail ensuite. Tout le monde à son prix. Il fallu fuir, vite, loin, car la traîtresse avait donné toutes les informations pour retrouver les membres du groupe en cas de besoin. Le filet avait des mailles serrées et la jeune femme ne du qu'à la chance de ne pas avoir été au QG lorsqu'il se referma d'un coup. Elle avait dix-huit ans. Elle se retrouvait orpheline à nouveau.

Il fallu voyager. Avec des faux papiers qu'elle avait sur elle. Prendre des bus au hasard mais sans faire d'allez-retour, car tous les faux papiers du monde ne pouvaient pas cacher Boomer et la fille avait décrit les totems. Elle ne croirait plus jamais quelqu'un qui a un raton en âme sœur.

D'errance en errance, elle arriva à Toronto où elle ne fit pas de vagues. On cherchait Quinn Johnson, jeune fille de 18 ans avec un totem kangourou roux, elle serait Quinn... Richard, jeune homme de 21 ans. Elle s'était longtemps fait passer pour un gars sur le net, les gens cherchent moins à vous draguer quand ils vous prennent pour Robert, le camionneur de 40 ans et son physique le permettait. Pour elle, fille, garçon, ce n'était pas important vraiment. Quant à l'âge, il était pratique, c'était un âge où on arrêtait de faire chier. Et elle décida de s'inscrire à la faculté, parce qu'elle réalisait à présent que les études c'était important. Sauf qu'elle avait à peine le niveau bac ? Et bien ce n'était pas grave. Quinn Richard eut deux redoublements et une année sabbatique sur son dossier, cela suffisait à justifier une inscription en première année. Elle choisit les arts digitaux qui l'aideraient à acquérir de bonnes bases pour ses activités et puis l'informatique pour augmenter ses capacités de hacking. Pour payer ses études, elle monta un petit business dans les bas fonds de la ville. Des cartes pour les étudiants mineurs, des papiers pour d'autres perdus comme elle. Rien qui permette de fuir le pays, elle n'était pas encore assez douée pour ça mais de quoi avoir un peu d'argent. Elle pouvait aussi détourner de petits sommes de petites banques pas trop surveillées. Mais ça, si elle vendait à d'autres le service, elle ne le faisait jamais pour elle, acceptant en échange un pourcentage en liquide.

Elle a dix-neuf ans à présent. Quinn Richard en a toujours 21 et a commencé sa vie d'étudiant au début de l'année scolaire, sans faire de vague. Si elle habite sur le campus dans une chambre étudiante, elle a pour elle un squatt dans les mauvais quartier de la ville où se trouvent son ordinateur et son matériel de falsification. Elle ne connaît pour le moment presque personne à part quelques clients mais elle ne doute pas que, petit à petit, elle arrive à attirer vers elle des poissons plus gros. En attendant, elle s'en fiche. Elle vit. Libre.
Derrière l'écran

Pseudo sur internet : Amorgein
Age : 34 ans
Code:
[b]Doodle[/b] par Pianopear12 - [url=http://totem-emblem.forumactif.com/u162]Quinn Richard[/url]
Comment as-tu connu le forum ? Par Abishaï (DC de Maciej
Comment trouves-tu le forum (contexte, design...) ? Très chouette


Dernière édition par Quinn Richard le Ven 4 Mai - 16:06, édité 2 fois
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Invité
Invité
le Jeu 3 Mai - 20:48
Bienvenue avec ton nouveau personnage ! j'aime beaucoup le caractère luv
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Totem de poche
Date d'inscription :
01/10/2017
Messages :
769
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Totem de poche
le Dim 6 Mai - 22:09
Fiche validée !
Rien à redire ! Du coup tu peux aller t'amuser sans problème, une nouvelle fois bird

BREF. Ceci étant dit, tu es VALIDÉ(E) ! Alors n'hésites pas à vérifier si ton avatar a bien été recensé ICI, ton totem ICI, ton métier ICI et à aller demander ton logement ICI (facultatif). Tu peux aller demander un RP dans CETTE ZONE, avec ce formulaire. Et puis peut-être faire ta fiche de lien dans cette zone, si l'envie te prend. Si tu n'es pas inspiré pour le codage, on a mis un code en libre-service à votre disposition !
Voilà, des bisous ♥️

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