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Totem de poche
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25/10/2017
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Totem de poche
le Mar 20 Fév - 17:43
Maciej Lis
Prénom & Nom : Maciej Lis
Surnom : -
Age : 56 ans
Sexe :M
Orientation :Hétérosexuel
Origine(s) :Polonaises
Nationalité(s) : Américain
Métier/Etude : Pianiste
Groupe :Totem de poche
Caractère
La sensibilité au service de la musique disait un journal à la sortie de l'un de ses concerts. Maciej est de ces hommes étranges qui déroutent. D'une douceur déconcertante, surtout quand on connait le milieu de son enfance, il n'est pas aveugle au mal qui ronge les hommes mais se refuse à le prendre en compte. Il sait qu'on le vole et qu'on l'arnaque parfois et s'en désintéresse. Seule la musique a sa plus grande attention. Travailleurs, perfectionniste, il reprend chaque passage jusqu'à en sentir les caresses au bout des doigts. C'est d'ailleurs pour cela qu'il joue le plus souvent seul. Peu nombreux sont les artistes qui ont sa patience et son énergie. Maciej, c'est un lac qui creuse la montagne. On ne le voit pas bouger. On le croit mort à l'intérieur alors qu'il bouillonne d'une vie qu'il exprime de façon contrôlée, petit à petit, par sa musique. Un peu perdu dans le monde réel dont il ne supporte ni le bruit ni la violence, il donne parfois envie de le réveiller à tout prix. C'est un homme tranquille, indifférent à beaucoup de choses, qui aime le beau au détriment du luxe, qui s'inspire de tout ce qu'il entend. Romantique au sens littéraire du terme, il observe le monde vivre et le joue. C'est sa façon d'être.

Affligé d'une mémoire auditive excellente, il retient pratiquement tout ce qu'il entend. Les mots, les phrases, les intonations, les rythmes des klaxons dans les rues de Paris. Sa tête est un capharnaüm permanent qui l'assaille de souvenirs, lui qui aime écouter le silence. C'est pourquoi il a du mal à supporter les bains de foule. Le monde il l'aime devant lui, écoutant les notes qui s'égrainent de son piano. Les fans, les journalistes, les cocktails, il s'y est plié car telle est la règle du jeu pour pouvoir jouer plus encore. Les salles aiment les gens connus. Alors il l'est devenu. Les stars peuvent exiger. Alors il est devenu une star. Et quand l'argent s'est mis à arriver plus vite qu'il ne pouvait le dépenser en bons restaurants, bons vins et beaux hôtels, il l'a fait fructifier pour mettre Sisel et Abishaï à l'abri. Il n'a pas tellement l'idée du coût des choses. Il espère que les quelques millions seront suffisants. Il faudra bien.

Maciej est un homme maintenant adulte. Il a apprit qu'on ne savait pas mieux ce que l'on faisait une fois sorti de l'adolescence, que tout ce qu'on pouvait faire, c'était se connaître mieux. Alors il assume ses choix, il cache ses blessures, il est cet artiste, ce talent, qui ne parle que par sa musique. Qui a essuyé le scandale sans faire de déclaration. Il est une image sur un bout de papier. Une image seule. Si Sisel est brisée, il l'est lui aussi. Son fils le fuit, son beau-père lui reproche l'état de la jeune femme, son seul amour a perdu l'esprit, sa famille n'a plus le droit de s'approcher de lui ou de lui parler. Il a son agent, une sorte de requin un peu plus honnête que la moyenne qui fait son possible pour tout conjuguer, Paloma, et son piano. Et les lettres d'amour de fan et de flatteurs qui arrivent par carton devant sa chambre d'hôtel, auxquelles il ne pourra pas répondre, à son plus grand désespoir.
Totem
Symbolique/caractère/physique du totem : Colombe, c'est un nom à double tranchant. Oiseau de bon augure dont le rameau d'olivier a ramené l'espoir dans l'esprit de Moïse lors du déluge, elle est considérée par la pureté de son plumage d'un blanc nacré filé de gris avec l'âge. Mais c'est aussi celui qui a découvert l’Amérique et descendu sur ces terres vierges et sauvages les horreurs de la guerre, les ravages de la civilisation. Paloma est une colombe qui rêve d'un monde englouti où ne régnerait qu'harmonie et partage. Elle ne cherche pas les chaos de la découverte, elle n'est pas de ceux qui ont envie de voir au delà. Elle est réconfort et douceur auprès d'un humain à l'esprit abîmé par de trop nombreuses déceptions. Colombe elle est, deux fois, de part sa forme et de part son nom. Et si cela avait tendance à la questionner lorsqu'ils étaient plus jeunes, elle est en harmonie à présent avec ce qu'elle représente. Elle est l'espoir de Maciej, sa tendresse, mais aussi les ailes de son talent et de sa sensibilité. Elle est inquiète aussi, des silences qui ne disent pas leurs noms, des musiques qui meurent dans des salles vides lors des répétitions. Elle n'aime pas les feux des projecteurs qui brûlent son compagnon, elle n'apprécie pas les tonnerres d'applaudissements saluant chacune de ses performances parce qu'elle sait, elle, le mal qui le ronge.

Alors, tout colombe qu'elle soit, pigeon de chaux, elle roucoule doucement à l'oreille de sa moitié. Et si son chant n'est pas aussi beau que la musique qu'il produit, il y a dans son roulement, le ronronnement d'un chat jamais oublié.

Ressemblance avec son humain : De son compagnon de vie, Paloma a hérité de la douceur et de la sensibilité qui sont le fondement de son caractère. Elle a cet amour du beau, de la perfection et du dépassement de soi mais pour soi, ce besoin d'ouvrir les ailes et de contempler le monde de haut, de loin. Comme lui, elle n'apprécie pas vraiment le quotidien et rêve de s'échapper dans un monde onirique qui n'existe que dans leur musique. C'est elle qui lui fait prêter attention au bruissement des feuilles dans le vent, à la lumière jouant sur un grain de rosé capturé par un brin d'herbe. Elle est attentive et sage, seule aussi, alors elle ne s'éloigne jamais vraiment de son musicien.

Différence avec son humain : Mais proche ne veut pas dire identique. De leur vie ensemble, Paloma n'a pas conservé l'amour de Maciej pour les hommes. L'autre, pour elle, est un dérangement et elle n'est pas des plus sociable, n'appréciant que la présence de ceux qu'elle a apprit à connaître et à tolérer. Elle aussi porte un deuil qu'elle ne nomme pas et les stigmates sur ses pattes, s'ils sont vieux et discrets, lui rappellent sans cesse que de l'autre vient la violence et les cris. Moins tolérante que son compagnon, elle nourrit cette méfiance de l'inquiétude qu'il lui inspire et aimerait parfois qu'il se rebelle contre les chaînes qu'on s'obstine à lui faire porter. Elle est liberté et, quand ils vont bien, aussi légère qu'une bulle portée par le vent dont elle se jouerait des courants. Il est trop troublé cependant pour qu'elle montre ce côté de son caractère en ce moment. A la Belle Epoque, elle était joueuse et taquine, aimant s'élever au dessus des petits soucis du quotidiens. Ce temps est révolu et les nuages lourds et la tempête la forcent à rester contre son compagnon de vie.
Physique
Les miroirs vous renvoient votre image déformée de votre propre regard. Que voit-il Maciej, dans cette salle de bain d'hôtel luxueux ? Un corps trop mince, que l'âge commence déjà à attaquer, aux cicatrices fines et blanches de ses tumultueuses années d'adolescence. Il voit des yeux clairs qui perdent leur éclat, les rides se creusant sur son front et sur les coin de sa bouche. Et celles, oubliées, du rire au coin des yeux, pattes d'oies d'un temps plus heureux. Ses cheveux châtains foncés s'éclaircissent avec l'arrivée des cheveux blancs qui se perdent encore dans la masse pour un poivre et sel que son agent aimerait qu'il teigne. Les stars doivent être immortelles. Vanité parmi toutes. Il n'a jamais joué pour être célèbre, il joue pour exprimer ces mots qui ne veulent pas sortir. Pour toucher le cœur des gens. Pour aimer. Pour être aimé. C'est ce qui l'anime. Et la musique en retour a sculpté son corps. Il est toujours très grand, cela ne changera jamais, même si, par chance, il s'est arrêté avant les 2 mètres, mais il n'est plus l'asperge fine qu'il pensait ne jamais cesser d'être. Les années d'exercice et de piano ont développé ses épaules, son dos et ses mains, longues et fines, soigneusement manucurées pour que rien ne vienne déranger ses caresses sur les touches de l'instrument.

Depuis quelques temps, il a décidé de garder un bouc et une moustache et a laissé ses cheveux pousser un peu à la Beethoven. Il n'a pas encore l'habitude de cette folie autour de son visage. Une idée de son agent. Depuis la maladie de Sisel, il ne s'intéresse plus vraiment à son image. Déjà à l'époque, il ne s'habillait que de costumes noirs à la chemise blanche, tenue élégante et pratique qui ne risquait pas de manquer de goût ou de mal assortir les couleurs. Et puis, sa petite fée avait commencé à lui donner de la couleur, parce qu'elle ne voulait pas être vue avec un croque-mort. Il avait résisté à l'époque, la petite fée s'est depuis brisée, alors il porte de la couleur, pour l'avoir un peu avec lui. Des rouges. Des bleus. Peu importent. Costumes de scènes, costumes de ville, seuls les jeans et les baskets sont bannis de sa garde robe. Il garde également toute une collection de T-shirt de tournée pour les répétitions et les nuits d'hôtel. Personne d'autre qu'un miroir ou sa femme ne peut le voir torse-nu. Personne ne doit connaître sa honte, les traces sur son dos et sur son torse, en haut de ses cuisses, souvenirs de désaccord avec ses parents quand il était plus jeune. Et de disputes avec sa femme. Seule, une cicatrice sous l'oeil gauche en forme de triangle reste visible, quand il ne la cache pas sous son maquillage de scène. Sa première femme avait quelque chose avec la vaisselle et un éclat de porcelaine de chine s'était logée là. Il se couvre. Personne ne doit savoir à quel point il a honte. Il se redresse. Il lui reste son charme. Sa musique. Son aura. Il a une certaine séduction et il le sait. Tout artiste aime séduire. Même inconsciemment. Il soupire. Il est temps. Il attrape le robinet de la douche, ouvre l'eau chaude, et laisse la vapeur effacer son image.
Histoire
La voiture avale les kilomètres comme Chronos ses enfants. Malgré l'insistance de son agent, il a voulu voyager seul, dans un véhicule de louage qui n'est ni une limousine, ni un coupé mais une berline bleue foncé aux verres tintés. Dehors, c'est un après-midi canadien typique, sous un ciel nuageux rempli de flocons de neige qui ne sont pas encore prêts à tomber. Les températures sont plutôt douces par rapport aux grands froids qui ont frappé le pays quelques semaines plus tôt. L'asphalte est dégagé, les congères soigneusement rangées au bord de la route. Autour d'eux, un ravin planté d'arbres. Devant, un virage. Et une barrière en métal qui commence quelques mètres trop loin. Il ne sait pas pourquoi il tourne son volant vers l'abysse. Il ne l'a pas calculé mais son geste est assuré et la machine, obéissante, ne s'arrête pas pour voler dans les airs. Le temps se suspend. Sa première pensée est qu'il n'aura pas abîmé le métal sensé protéger des accidents. C'est aussi bien, il n'aime pas détruire le travail d'autrui. La voiture est toujours dans les airs. Curieusement, il n'y a pas d'arbres là, les cimes sont plus basses. Il ne sait pas où il est. Il retournait à Toronto, voir sa femme, son fils. Il repense à la lettre qu'il n'a pas écrite et qui gît, brûlée, dans le cendrier de sa chambre d'hôtel.

« Mon fils, » avait-il commencé. C'est à Abishaï qu'il s'adressait. Sisel n'avait pas besoin qu'on lui explique, elle comprenait toujours tout. « Mon fils, je t'aime. » Les mots avaient été difficiles à sortir. Il avait pris l'habitude de ne rien écrire de ce qu'il ressentait. Enfant des Lis, une famille de banquiers particulièrement féroce, il avait très tôt compris qu'on ne lui accordait aucune vie privée. Tout avait été construit, planifié depuis sa naissance. Et il l'avait suivi.

« Mon fils,

Je t'aime. Je suis fier de toi. Reste toi-même, reste fidèle à tes principes, ne brade rien pour des biens ou des compliments. Soit honnête d'abord pour toi-même, ensuite envers les autres. »

C'est ce qui rendait la haine de son unique enfant supportable, de savoir qu'il le détestait en conformité avec la liberté qu'il avait tenté de lui inculquer. On ne peut pas enseigner à un enfant qu'il est libre et ensuite lui reprocher l'usage qu'il faisait de cette liberté. Il en souffrait, certes, mais si cela rendait le quotidien de la prunelle de ses yeux plus supportable, il se refusait à le lui enlever ou à lui en vouloir. Lui disparu, la totalité de ce qu'il avait gagné grâce à sa carrière de pianiste reviendrait à Sisel, il devait s'en expliquer.

« J'ai tout laissé à ta mère. Elle en a plus besoin que toi. Tu es jeune et je sais que tu feras ton chemin dans la vie quoi qu'il arrive. Il y a bien assez pour deux et tu es son tuteur légal aussi fais-en bon usage. Appuie toi sur cette force, ne laisse pas les Lis te briser les ailes par leurs menaces et leurs promesses. Tu es leur seul légataire et ils vont vouloir prendre l'ascendant sur toi. Jusqu'ici, je t'ai protégé d'eux. Il est possible que ma disparition leur fasse entrevoir un moyen de te récupérer. Je te supplie de ne pas t'y laisser prendre. S'ils sont trop insistants n'oublie pas que la loi leur interdit de prendre contact avec toi ou ta mère sauf par l’intermédiaire de leurs avocats. Même à ces derniers ne te fie pas. Ma famille est toxique. »

Il ne s'en était vraiment rendu compte que trop tard. Amoureux fou de Sisel mais marié à une espèce de mégère vénale que ses parents avaient choisi pour lui, il n'avait pas tout de suite eu le courage de se rebeller contre les attentes des siens et attribuait l'infécondité de son mariage à sa propre faute comme on le lui répétait à longueur de journée. Aussi, quand son amante était tombée enceinte, il n'y avait pas cru. Et quand elle lui avait donné ce fils, si doux, si parfait, aux grands yeux clairs, il avait cru que c'était ça, le vrai bonheur.

« Tu es mon miracle, Abishaï. Tu es tout ce que nous espérions pour toi et plus encore. Nous sommes maladroit dans nos sentiments, ta mère et moi. Surtout moi. J'espère que tu arriveras un jour à me pardonner mon geste. Je disparais pour vous rendre la vie plus facile. Les Lis clameront à l'accident. Ils auront raison. J'étais un accident de parcours. Je ne peux pas dire que je ne regrette rien, mais tu ne fais pas partie de ces remords. Je sais que tu sauras être là pour ta mère. Essaie de lui dire que je l'aime. Plus à chaque jour qui passe. Et que je suis désolé de ne pas être plus fort. »

Sa famille avait eu vent de son affaire. Ils avaient détruit la réputation et la carrière prometteuse de la jeune femme. Ils avaient traîné son nom dans la boue, ils avaient exigé son renvoi de l'université où elle travaillait. Il était rentré d'une tournée mondiale pour trouver un appartement vide. Ils avaient réussi à la convaincre de renoncer à lui et cette force qu'elle avait eu de le faire, pour lui, l'avait brisée. Alors, pour la première fois de sa vie, Maciej s'était dressé face aux siens. Il avait tout supporté jusqu'ici. Les cours à répétition, le besoin d'être en tête de classe, les mesquineries et les bassesses, les remarques sur sa seule véritable passion, la musique, jugée comme un vulgaire loisir, comme ces parties de cartes après le dîner. Il avait caché son double, son âme, parce qu'il devait rentrer dans le rang. En échange, elle était devenue oiseau, symbole de la liberté dont il rêvait et de son désir de paix qu'elle comprenait malgré tout. Il avait épousé Ophélie, sa cousine, une femme qu'il détestait. Il n'avait rien dit sur les coups qu'elle lui donnait, ils n'étaient que la répétition de ceux qu'il recevait de son père lorsqu'il répondait à table quand il était enfant. Il avait tout accepté, aidé de Paloma, son amie secrète car les Lis n'avaient pas de totems.

Il avait été seul, pour eux. Jusqu'à ce jour pour ses 21 ans où il avait été accepté au Conservatoire de Toronto, l'une des meilleures académies de musique du continent. Ils l'avaient laissé y aller. Tant qu'il continuait à étudier la gestion et l'économie par ailleurs ce qu'il avait fait. C'était dans ce monde différent de son Chicago natal qu'il avait découvert ce qu'était vivre. Qu'il avait trouvé d'autres gens comme lui, avec des animaux invisibles du reste du monde. C'était là qu'il avait rencontré Sisel. Qu'il était tombé amoureux d'elle. Qu'il l'avait repoussée. Il avait toujours su qu'il épouserait qui on lui désignerait. Mais elle s'était accrochée à lui. C'était là que, pour la première fois, il avait découvert la musique de deux corps qui battent à l'unisson. La beauté d'une union physique et spirituelle. Là que Paloma avait appris à ronronner en cœur avec le chat de sa compagne, pour jouer avec lui à des jeux d'oiseau et de félin. C'était là qu'il avait vraiment été heureux. Quelques années d'une joie sans mélange ou presque, jusqu'à son mariage. Pas avec Sisel.

« Je sais que la vie et ma carrière font que nous nous connaissons mal tous les deux. Tu dois te dire que je ne sais pas de quoi je parle. Que je lance des mots comme je lançais des notes, au hasard pour toucher des cœurs. Tu dois savoir pourtant qu'il n'y a pas de hasard dans la musique. Il n'y en a pas plus dans mes sentiments pour toi. Je sais de toi tout ce que tu m'as laissé entrevoir, tout ce que m'a dit ta mère, tout ce que m'ont confié tes différents professeurs. Cela ne remplace pas la présence d'un père, peut-être, je n'ai que trop vu le mien.

J'ai longtemps cherché ce que j'aurais pu ou du faire différemment pour éviter ce fossé qui s'est creusé entre nous. Je n'ai pas trouvé d'autres solutions. J'espère que, sans père, tu vivras mieux qu'avec celui que tu avais et que ta colère s'éteindra avec ma vie. »

Sisel brisée, il avait divorcé d'Ophélie. Il avait bravé le scandale, il avait porté plainte contre sa famille. Il avait montré son torse, la flétrissure de son enfance. Mais c'était trop tard. La femme qu'il aimait était irréparable. Il avait essayé tout ce qu'il avait pu. Il l'avait même épousée. Pour la protéger. Sans résultat.

La voiture avait commencé sa chute mais il se sentait parfaitement calme, comme extérieur à un corps qui montrait tous les signes de panique. Il n'avait jamais terminé cette lettre. Il l'avait brûlée comme une mauvaise idée quelques mois plus tôt et n'en avait jamais parlé à personne, comme un mauvais rêve que l'ont balaye d'un mouvement de la main. La tôle froissée rencontra le sol dans un bruit assourdissant. Paloma lâcha un cri, rentrant dans le corps de son humain. Plus tard, il y aurait les sirènes de pompier et les bruits des ambulances le ramenant à l'hôpital de Toronto, le plus proches. Et, dans l'inconscience la plus totale, ces quelques mots lancés dans le néant.

« Abishai. Mon fils. Je t'aime. Ne regrette rien. »

***

Edition spéciale : Un Maestro miraculé après un accident de voiture.

C'est vendredi dernier qu'a été retrouvé dans un ravin le célèbre pianiste Maciej Lis. L'alerte avait été donnée par la société de location de véhicule, inquiète de voir le GPS de la berline en dehors de la route dans cette zone réputée dangereuse. L'enquête préliminaire a conclu à un probable sommeil au volant, l'artiste n'étant revenu d'Europe que deux jours plus tôt.

« Monsieur Lis était fatigué par une longue tournée sur le vieux continent, » confie l'agent du musicien à notre envoyé spécial sur place. « mais que ses admirateurs se rassurent, ses doigts n'ont pas été touchés et après quelques mois de convalescence, il devrait être capable de retourner sur scène. »

Le musicien avait signé pour donner une Master Class au Conservatoire de Toronto où il avait fait ses études. Quelques concerts déjà complets ont du être annulés mais l'agent nous a assuré qu'il y aurait des dates supplémentaires et des compensations pour les malheureux déçus.

Pour le moment, il se remet en famille, loin de la lumière des projecteurs. Son état est tenu au secret médical mais nous avons pu apprendre qu'il souffrait de plusieurs fractures, des côtes, de la hanche et de la jambe notamment, ainsi que de nombreuses contusions sur tout le corps. Il est conscient et a promis une revue de presse à sa sortie de soins intensifs.
Derrière l'écran

Pseudo sur internet : Amorgein
Age : 33 ans
Code:
[b]Dr Strange[/b] par [url=https://www.deviantart.com/art/Strange-643692591]ishkdr[/url] - [url=http://totem-emblem.forumactif.com/u47]Maciej Lis[/url]
Comment as-tu connu le forum ? Par Abishai
Comment trouves-tu le forum (contexte, design...) ? Toujours très sympa, j'aime beaucoup votre style.


Dernière édition par Maciej Lis le Jeu 22 Fév - 12:54, édité 2 fois
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Totem de poche
le Jeu 22 Fév - 12:32
Encore un effort...
Re-bonjour à toi vieux monsieur  Pas de chance, je suis là pour t'embêter un petit peu, notamment avec ton histoire ! o/

1/ Si je comprends le totem prend forme définitive lorsqu'il rencontre la femme qu'il aime... A ses 21 ans ! Alors que dans le contexte il est bien précisé que c'est uniquement durant la 12ème année de la personne.

2/ Du coup je trouve que ça manque d'une vraie fin... Il se passe quoi après l'accident ? Quelles sont ses séquelles ? Ou est-ce qu'il va vivre ?... Je comprends que tu veuilles peut-être le jouer en RP, mais ça pourra toujours se faire en Flash Back, mais là on reste sur notre fin.

Voilà, du coup juste ces deux petites choses à revoir, n'hésites pas à me MP si besoin coeur

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Totem de poche
le Jeu 22 Fév - 12:50
Bonjour !

Merci pour les remarques, c'est modifié, j'espère à ta convenance ;)

Edit : Pour que ce soit plus simple, je t'ai mis en gras les changements dans l'histoire pour l'âge de la forme du totem. Le reste est à la fin.

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Totem de poche
le Jeu 22 Fév - 13:25
Fiche validée !
Merci pour tes modifications, rien de plus à dire alors file t'amusersecy vieux monsieur hihi

BREF. Ceci étant dit, tu es VALIDÉ(E) ! Alors n'hésites pas à vérifier si ton avatar a bien été recensé ICI, ton totem ICI, ton métier ICI et à aller demander ton logement ICI (facultatif). Tu peux aller demander un RP dans CETTE ZONE, avec ce formulaire. Et puis peut-être faire ta fiche de lien dans cette zone, si l'envie te prend. Si tu n'es pas inspiré pour le codage, on a mis un code en libre-service à votre disposition !
Voilà, des bisous ♥️

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