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Totem poids lourd
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11/02/2018
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Totem poids lourd
le Dim 11 Fév - 22:34
Ho Joo Song
Prénom Nom : Ho Joo Song
Surnom : 33, Pong (lel).
Age : 25 ans.
Sexe : Homme.
Orientation : Hétéro.
Origine(s) : Coréennes.
Nationalité(s) : Canado-coréen, né à Vancouver.
Métier/Etude : Joueur de hockey professionnel, fleuriste.
Groupe : Totem Poids Lourd.
Caractère
« Ho Joo ? Oh, eh bien... il est un peu comme l'association du fromage de chèvre avec la Danette au chocolat. Prenez ça comme vous le voulez. »
- Sa sœur.

« Oups ». Un mot. Une syllabe. L'expression la plus pure de la réalisation d'une maladresse fortuite. À cet instant, il venait de voir un véritable trésor échapper de ses mains au ralenti, entamant une chute fatale en direction du sol. Ses lèvres n'avaient eu le temps que de former ce mot : « oups ».

Peut-être aurait-il pu tenter de faire quelque chose : agiter ses bras pour le rattraper tant bien que mal, se jeter lui-même sur le sol pour amortir sa chute et sacrifier son pull pour la bonne cause. Mais non. Dramatiquement, il s'était contenté du simple rôle de témoin de cette scène cruelle, le cœur serré à la perspective de la perte d'un bien pourtant précieux pour lui.
Puis survint le choc. Le silence.
Il avait déjà fait son deuil. Son savoureux yaourt n'était à présent plus qu'un cruel souvenir ayant laissé place à un cadavre en plastique dont s'échappait une traînée laiteuse sur le sol, digne de l'art de Pollock.

Nous pourrions certainement nous étaler sur la description artistique d'un yaourt renversé et de son effet sur notre âme sur des paragraphes mais pour cette fois, nous allons plutôt reporter notre attention sur le deuxième sujet de cette scène. Un sujet - à priori - plus intéressant pour nos lecteurs, répondant au nom de Song Ho Joo.

En vérité, Ho Joo n'a probablement pas la moindre idée de qui peut bien être ce Pollock qu'on a mentionné plus haut. Sa culture artistique se limite aux comics ainsi qu'aux bandes dessinées de son enfance et il ne fait que très péniblement la différence entre un Picasso et un Rembrandt. Il peut apprécier un joli tableau, certes, mais davantage à un but contemplatif qu'afin d'explorer la signification profonde d'un trait de peinture rouge isolé au sein d'une œuvre abstraite. Quelque chose que déplorent certainement ses parents, soit dit en passant.
Mais nous nous égarons. Discuter de la vision de ce jeune homme sur l'art moderne serait incontestablement une perte de temps que nous nous permettrons de remettre à plus tard. Indéfiniment.

Ho Joo, donc.

J'admettrai que ma description de son échec à manger un pauvre yaourt n'était probablement pas la manière la plus flatteuse de vous le présenter - le pauvre, s'il le savait il en serait rouge de honte - mais pour autant je la trouve assez représentative de sa personne. Un grand bonhomme, adulte, fort, presque un peu intimidant lorsqu'on le regarde... mais capable de se ridiculiser de la manière la plus banale qui soit. Comme un enfant.
Ho Joo est maladroit, oui. Un peu. Bon... un peu trop, d'accord. Au point où on pourrait bien se demander - et avec légitimité - comment il est possible que cet homme soit devenu un joueur de hockey sur glace professionnel. Et pourtant, sur la glace, il est comme changé : plus de maladresses, plus de chutes inopinées, il est solide comme un roc et stable comme un peuplier. Comme s'il tenait mieux sur ses pieds en étant sur une patinoire que sur le sol. Je ne pourrais vous expliquer comment un telle bizarrerie est possible.

Il est comme ça ce grand gaillard : plein de contradictions qu'il parvient à équilibrer dans sa vie, Dieu seul sait comment. Il est un voisin sympathique, mais rarement présent pour longtemps. Un ami sincère sur lequel on peut compter, mais qu'on finit presque toujours par perdre de vue. Un jeune homme calme, mais ayant besoin de se dépenser régulièrement. Un gardien de hockey exceptionnel, mais un bien piètre fleuriste.
Par contre, concernant cette dernière affirmation, ne lui dites pas que je vous ai dit ça s'il vous plaît. Je n'ai pas encore osé briser ses espoirs : lui qui aime tant les fleurs et la petite boutique dans laquelle il travaille, il ne s'en remettrait probablement pas.

On est parfois un peu biaisé lorsqu'on parle d'une personne à laquelle on tient mais je pense pouvoir affirmer sans trop de subjectivité que Ho Joo, c'est tout de même quelqu'un de foncièrement bon. C'est bien simple, je ne me rappelle pas l'avoir jamais vu volontairement faire du mal autour de lui. Blesser quelqu'un accidentellement, c'est une autre histoire, mais toujours est-il que je sais qu'il accorde trop d'importance au bien-être de ceux qui l'entourent pour pouvoir leur faire du tort de son plein gré.
Et encore, là, je ne vous parle même pas de l'importance de la famille pour lui. Lancez-le sur ce sujet et il vous délivrera un concert de compliments à propos de ses parents et de sa sœur, sans oublier sa nièce. Sa nièce. Je vous jure, mentionnez-la rien qu'une fois et je vous mettrai au défi de ne pas trouver adorablement touchants ses yeux pétillant de bonheur et de fierté lorsqu'il conte les prouesses de celle-ci.

Mais bon. Je m'étale à déblatérer toutes les preuves de la gentillesse de Ho Joo depuis plusieurs paragraphes mais celle-ci a forcément un revers de médaille, vous vous en doutez bien.

À trop vouloir faire plaisir aux autres, Ho Joo s'oublie parfois un peu. Il oublie son besoin de confort, son besoin de stabilité, son besoin d'avoir son propre espace personnel en essayant parfois un peu trop de montrer à ses proches qu'il tient à eux. Il se sait souvent absent, pas assez démonstratif, alors il sur-compense en se laissant un peu de côté. Il n'aime pas qu'on l'étouffe mais lorsqu'il a besoin de soutien, jamais il n'en demande.
À trop vouloir faire sourire le monde autour de lui, on peut le prendre pour quelqu'un d'un peu niais, quelqu'un d'immature même, pourquoi pas. On ne réalise pas toujours à quel point il est un jeune homme investi dans ce qu'il fait et déterminé à atteindre ses objectifs, parce qu'il donne toujours l'impression de trop prendre son temps. On ne le comprend pas, en fait.

Le pire d'après moi, c'est qu'il ne parle pas assez de lui, de ses peurs et ses problèmes. Il ne le fait jamais, à vrai dire. Une très mauvaise habitude qu'il a pris avec le temps, en grandissant, pour n'inquiéter personne. Il est un peu irrattrapable sur ce point-là : en vingt-cinq ans d'existence, dites vous qu'il n'a toujours pas avoué à ses parents sa peur panique des oies, ni même son vertige. C'est vous dire.
De quoi s'arracher les cheveux, tout ça.

Enfin bon. Heureusement pour lui, Ho Joo pourra toujours compter sur son précieux totem. Son Maxwell qui, par sa seule existence, suffit à rappeler au monde que derrière les grands sourires, les gentillesses et les performances sportives, un petit cœur tout mou et un brin innocent est bien caché. Il suffit simplement de l'approcher un peu pour le découvrir.
Et de lui offrir une petite gourmandise, pourquoi pas.

Je vous jure, ça peut vraiment valoir l'effort.
Totem : Panda Géant
1 - 2 - 3 - 4
« Maxwell est fasciné par les concombres, adore mes vieilles crosses de hockey et fait le pire café que j'ai jamais bu. Il est parfait, quoi. »
- Ho Joo.

Symbolique du totem:
« Le panda est un animal totem puissant, symbolique d’une force tranquille et de détermination. Sous sa douceur apparente, ce totem nous rappelle l’importance d’établir un périmètre clair afin de délimiter l’espace de notre vie privée et de nous sentir en sécurité dans notre monde. Si vous avez le panda comme animal totem, vous pouvez être enclin à être assez émotionnel. Le confort matériel stable est une source de bien-être, parfois au risque d’en dépendre et d’aller à l’excès.
Symbolique de l’équilibre et de la tranquillité, le Panda encouragera ceux qui l’ont comme totem ou animal de pouvoir à intégrer différents aspects de leur personnalité ou de leur vie dans un tout harmonieux.

Vous pouvez faire appel à cet animal totem pour vous aider à maintenir une direction stable dans votre vie. Dans la culture orientale, cet animal est le symbole de la paix et de la résolution harmonieuse des conflits. Le panda est un grand soutien pour faire face pacifiquement à des situations délicates. »


Atteignant l'honorable taille d'un mètre quatre-vingt lorsqu'il se tient debout et de quatre-vingt-dix centimètres au garrot, son embonpoint le place à une moyenne approximative de cent-trente kilos. Plus ou moins. Il refuse catégoriquement de se tenir sur une balance pour vérifier ce dernier chiffre, prétextant que sa fourrure l'épaissirait de manière trompeuse. Enfin, c'est sans importance : dans la famille Song, je vous présente le panda géant.

Maxwell, il est doux. De caractère, comme de poil. Pas franchement agile, il est encore plus maladroit que son humain. Profondément amical, il n'a jamais semblé avoir le moindre problème avec qui que ce soit. Les conflits, il les laisse aux autres, il n'a pas le temps pour ces sottises.

Avec lui, c'est bien simple : si vous êtes aimable avec son humain, le totem vous le rendra. Il fera de petits gestes - pas toujours très faciles à comprendre, je vous l'accorde - pour vous faire plaisir, puis retournera à ses activités. Par contre, ne vous avisez pas de faire du mal à Ho Joo devant lui, auquel cas vous aurez le privilège de le voir vaguement vous grogner dessus et montrer les crocs de façon plus ou moins intimidante.
Enfin j'imagine, parce que je ne l'ai encore jamais vu face à ce cas de figure.

Ressemblances avec son humain :

Mettez ces deux énergumènes côte à côte, observez-les pendant une journée entière et je promets qu'à la fin de celle-ci, vous vous surprendrez à confondre l'un pour l'autre. Si si, je vous le jure.

Ho Joo et Maxwell, c'est un accord presque parfait. Presque, parce qu'une différence morphologique relativement évidente les sépare tout de même, mais cela ne les empêche pas de se considérer comme de véritables âmes sœurs. Sans le côté romantique de la chose, hein.

En règle générale, tous deux font preuve d'une nature plutôt tranquille. Ils sont faciles à vivre et ne s'occupent jamais de ce qui ne les regardent pas, accordant tous deux une importance non négligeable à l'espace privé des autres. En même temps, venant d'énergumènes ne supportant pas qu'on empiète sur le leur, on ne leur en demanderait pas moins.
Si Maxwell n'a pas besoin de se nourrir, sa forme trahit un véritable petit péché mignon pour la nourriture chez Ho Joo. C'est bien simple, si d'aventure vous cherchiez à vous faire pardonner quoi que ce soit auprès d'eux, il vous suffirait probablement d'offrir quelques cookies à l'humain pour que tous deux vous pardonnent aussitôt. Et si cela ne suffisait pas, c'est que le tort que vous leur auriez causé était clairement trop important pour que vous ne méritiez l'absolution.

Comme Ho Joo, Maxwell supporte assez mal qu'on chamboule totalement son environnement. La stabilité, c'est quelque chose dont il a besoin pour se sentir bien. Il aime avoir son espace à lui, son cadre de vie fixe et son brin de nature à proximité. Il aime les après-midi passés dans la boutique de fleuriste, tout comme les entraînements de hockey qu'il observe depuis le banc de touche.

Complètement en phase l'un avec l'autre, humain et totem se comprennent toujours finalement, parfois même sans se parler. Chacun sait directement quand l'autre a besoin de son aide et lorsqu'il le remarque, est en mesure d'y répondre de manière optimale. Ceci étant généralement au moyen d'un câlin silencieux, simple et efficace.

Ah, et.
J'allais oublier un point commun que peu de gens leur connaissent.

Ils adorent chanter. Les deux. Beaucoup trop. Ou plutôt : Ho Joo chante, tandis que son totem émet des grognements enjoués. C'est un problème, parce qu'ils le font très mal. Et très fort. Mais heureusement pour nos oreilles, ils gardent généralement leurs petites sessions karaoké pour leur famille et une poignée très sélective de leurs amis.

Différences avec son humain :

À la différence de Ho Joo qui doit parfois se faire un peu violence, son panda n'a absolument aucun effort à fournir afin d'être le totem le plus calme que cette Terre n'ait jamais porté. Et ce en toute situation. Il est mou, presque trop. Les rares fois où il peut être pris d'une pulsion soudaine d'exercice ou de folie, celle-ci finit immanquablement par s'achever sur une sieste de quatre heures, à observer le plafond depuis le sol en méditant sur le sens de la vie.

Là où l'humain se voile la face en assurant - à tort - n'avoir besoin de rien pour vivre confortablement, le panda, lui, s'assume pleinement. Il est particulièrement attaché aux coussins et plaids que Ho Joo possède - je vous jure, on croirait qu'il n'en a jamais assez tant il se complaît à les multiplier autour de lui. Il aime son petit confort, et il ne se le cache pas.
Aussi, lorsque quelqu'un peut bien le critiquer, le totem ne cache pas sa sensibilité. Pointez du doigt son embonpoint, riez trop ouvertement de ses maladresses et vous le verrez s'écraser dans un coin, le regard à la fois vide et empli de peine. Faites la même chose avec Ho Joo et vous ne verrez qu'un sourire étirer ses lèvres - mais sachez qu'à l'intérieur, le jeune homme sera tout aussi brisé que son panda. Et probablement que lorsqu'il ne sera plus en votre présence, il ira se lover dans un coin pour laisser toutes les larmes de son corps s'écouler.

Maxwell ne va pas vers les autres, sans pour autant avoir la compagnie en horreur. Il ne se force jamais à faire quoi que ce soit qui ne lui plaise pas, sachant parfaitement de quoi il a besoin pour être heureux. Il vit dans un équilibre total, sans essayer d'en faire trop.

Maxwell est un peu la transparence incarnée, en fait.
Et Ho Joo, un homme un brin trop fier pour montrer ses failles.

Cela peut sembler fou mais sachez également que Maxwell n'a jamais tenté de poser une patte sur la glace. Tant mieux, dirait Ho Joo, car trouver des patins adaptés à son totem serait une tâche pour le moins ardue.
Physique
« Il a de belles fesses, ce mec. Et un beau dos. Par contre, on dirait un bon gros douchebag des familles avec sa vieille casquette de baseball. »
- Une passante.

Le froid, la glace. Aussi mordants que la ligne des patins qui les traversaient. La sueur, l'effort. La vitesse et le choc de corps imposants qui se bousculaient. L'excitation, l'effervescence. Des cœurs battant à l'unisson, douloureusement suspendus à l'action qui se déroulait. La concentration. Les caméras capturant le moindre souffle expulsé sur le terrain. Deux équipes se démenant devant leur public, le monde entier, au bord de leur siège à chaque fois que le palet approchait d'une cage.

Et puis il y avait ces bruits, sur la glace comme dans les gradins. Ces crissements de patins, ces cris. Ces exclamation, ces chants. Pour lui, ils étaient comme une mélodie harmonieuse, une sonate qu'il connaissait par cœur mais qui, à chaque match, lui dévoilait de nouvelles variations. Alors il les écoutait. Il les appréciait, tandis que ses yeux ne quittaient jamais la petite rondelle noire qui voyageait sur la glace.
Il sentait chacun de ses muscles, posté devant sa cage : les doigts fins de sa grande main fermement agrippés à sa crosse, comme chaque orteil qu'il remuait dans ses patins à l'approche de l'équipe adverse. Ce match le galvanisait, lui donnait l'impression de vivre. Tant qu'il ne laissait rien passer dans ses filets, la sonate était sauve : son rôle, c'était d'éviter les dissonances.

Le palet approchait à une vitesse folle.
Lui, ne cillait plus.
Il était prêt.

Et puis la musique s'interrompit brusquement.

Le noir. Puis le flou, bientôt parsemé de petites tâches abstraites mélangeant lumière et couleurs dans une cacophonie harmonieuse.
De bêtes turbulences avaient secoué l'avion et à présent Ho Joo avait les yeux à moitié ouverts, tiré de son sommeil. C'est vrai, tout ça n'était qu'un rêve : il n'était pas sur le terrain, il était quelque part au-dessus des nuages, entre Séoul et Toronto.

J'ai toujours trouvé amusant de le regarder au réveil, Ho Joo. Cet air un peu perdu, ses petits yeux bridés et fatigués papillonnant de droite à gauche comme s'il essayait de se situer dans l'espace. Il lui faut généralement plusieurs minutes avant de réussir à les ouvrir complètement, au prix d'efforts incommensurables, d'étirements multiples et de bâillements incessants. Mais passées ces quelques minutes, ses iris d'un brun presque noir se remettent toujours à briller de cette lueur pétillante, alerte et curieuse qu'on lui connaît si bien, s'étirant dans un regard soudain agrandi.

Après, pour ne pas remarquer qu'il sort d'une sieste, il faudrait tout de même être capable de faire abstraction du désastre capillaire qui surmonte sa tête. Ce qui n'est pas chose facile. Quand il s'endort, il se réveille toujours avec un fouillis impressionnant sur le crâne - la joie d'un cheveu typé asiatique, tout en épaisseur et en densité. Heureusement pour lui qu'il les porte plutôt courts, cela lui donne au moins une chance de parvenir à les dompter tant bien que mal pour tâcher de rester présentable.
Alors il essaye. Il plaque ses grandes mains sur sa tête et il aplatit vaguement ses mèches rebelles le plus discrètement possible, vérifiant que personne ne le regarde.

Lorsqu'il croise le regard d'une voisine de siège qui l'observe en train de se recoiffer, le voilà qui sourit. Pas de son sourire le plus éclatant, mais de celui qui ne relève qu'un bord de sa bouche, comme il en fait souvent. Personnellement, je préfère quand il sourit avec plus de sincérité : ce sourire-là, il est franc, lumineux, s'étirant des fines lèvres de sa bouche jusqu'au coin de ses yeux. Il est affreusement communicatif, si vous le voyiez - il réchauffe le cœur aussi, je dois l'avouer.
Mais un sourire en coin, c'est déjà pas mal. Et puis ça suffit à ce qu'on le lui rende, et parfois même à nous faire monter le feu aux joues.

Ho Joo ne s'est jamais vraiment considéré ni comme quelqu'un de particulièrement beau, ni comme une personne spécialement laide. Au sujet de son apparence à vrai dire, il baigne dans une indifférence pratiquement totale de l'image qu'il peut bien refléter. Son corps, il l'accepte tel qu'il est : avec ses jambes un peu courtes et son torse trop long, ses oreilles légèrement décollées et ses pieds trop grands.
Conscient d'être légèrement imposant à côté du coréen moyen, il se sait presque petit parmi les sportifs de sa ligue. Ses épaules larges surmontant un corps plus fuselé vers le bas, il les voient plus comme une sorte de difformité surplombant son corps qu'un véritable outil de séduction. Le nez parfaitement droit qui barre son visage, il s'amuse à le qualifier de Concorde, sans pour autant se plaindre du fait qu'il n'ait rien d'attractif. C'est un nez, quoi : tant qu'il respire, il ne lui trouve pas de défaut majeur.

Quand il parle de son corps, il plaisante en affirmant n'être typique ni au Canada, ni en Corée du Sud. Il n'a pas tout à fait tort, mais je ne pense pas que cela soit une mauvaise chose.

Pour quelqu'un de tellement charismatique sur la glace, Ho Joo ne marque pas particulièrement les esprits lorsqu'on le croise dans la rue. Un mètre quatre-vingt quatre pour environ quatre-vingt cinq kilos, si l'on oublie ses muscles, il n'a vraiment rien d'extraordinaire. Certes, quelques visages se retournent parfois sur son passage, mais c'est généralement plutôt pour observer le bas de son corps sculpté par le sport qu'il pratique que pour apprécier son faciès.
Et pour le coup, j'accuse un peu sa garde-robe à ne pas spécialement aider à retenir l'attention de quiconque.

Attention, je ne dis pas qu'il a mauvais goût en matière de goûts vestimentaires.
Le problème, c'est plutôt qu'il ne consacre jamais plus de cinq secondes de réflexions à l'élaboration de sa tenue. Il prend ce qui vient dans son armoire, tant que les couleurs ne jurent pas trop ensemble. Il favorise clairement le confort au détriment du style, et les couvre-chefs qu'il enfonce sur ses épais cheveux noirs coupés courts n'aident pas nécessairement à le mettre en valeur.

Mais heureusement pour lui, Ho Joo ne possède rien de particulièrement laid qu'il pourrait se mettre sur le dos par inadvertance. En règle générale, les pièces qu'il possède restent juste très simples, dans des tons relativement neutres avec juste quelques accessoires un peu plus colorés. Des baskets originales, des écharpes colorées, des casquettes aux couleurs de ses équipes, des chaussettes à motifs variés, voilà les seules "excentricités" dans son armoire.

Il ne se casse pas la tête, en fait : il est bien dans son corps et ne cherche à plaire à personne. Et ça lui va plutôt bien.
Histoire
« Des comme lui on en voit pas tout le temps vous savez, on croirait qu'il est né sur la glace. Il va aller loin le Song, c'est moi qui vous le dis. »
- Son entraîneur.

Elle portait une jolie robe noire, ses cheveux montés en un chignon élégant et ses paupières fardées d'une légère couleur nacrée rehaussant ses beaux yeux de biche. Elle était agitée et ne cessait d'observer la fine montre à son poignet, comme si elle n'attendait qu'à s'en aller, visiblement pressée par le temps.
Lorsque fut son tour à lui d'arriver, haletant, les cheveux défaits et vêtu du costume de son travail, elle venait de ramasser sa veste.

Puis leurs regards se croisèrent.

Une belle histoire, que celle de la rencontre des parents de Ho Joo. Une histoire de hasards et d'imprévus, réunissant deux cœurs qui se mirent à battre à l'unisson dès leur premier rendez-vous aux allures pourtant de parfait échec. Le rapprochement de deux personnes aux vies radicalement différentes, qui mêla l'imprévisibilité et la douceur d'une violoniste passionnée par son art à la rigueur traditionnelle de son entrepreneur de futur mari.
Je pourrais vous conter en détail leur premier tête-à-tête : une bête et simple histoire de blind date organisé par des amis communs, comme il est coutume d'en voir tous les jours en Corée du Sud. Un rendez-vous qui a failli ne jamais avoir eu lieu, une histoire de remplacement de dernière minute pour un concert qui lancera la carrière d'une femme, tout cela résultant plus tard en l'union de deux âmes sœurs qui ne se quittèrent plus jamais après cela.

Mais bien que cette histoire soit intéressante, je vous la partagerai une autre fois. Pour cette fois, je vais plutôt me contenter d'en raconter une autre, se situant légèrement plus loin dans l'axe de chronologie de la vie de ces deux amoureux : le 10 février 1993, pour être exact.

Vancouver.

Alors que son père venait d'être muté au Canada pour quelques années suite à une promotion au sein de l'entreprise où il travaillait, c'est là-bas qu'est né le deuxième enfant du couple dont j'ai commencé à vous parler plus haut : Song Ho Joo. Déjà gâté de la présence d'une grande sœur de cinq ans son aînée à son arrivée dans les bras de sa mère, ce petit bout d'homme avait eu le cadeau de venir au monde accompagné d'un papillon aux couleurs éclatantes, voletant autour de sa tête.
Le premier détenteur de totem dans la famille, mais j'y reviendrai.

Je dirais qu'avant même de savoir parler ou marcher, Ho Joo était un bambin solaire, déclenchant les sourires des membres de sa famille par le simple pouvoir de sa présence. Oh, il n'était pas toujours le parfait nourrisson bien sûr, il lui arrivait forcément de pleurer et vomir sur ses parents – comme nous l'avons tous fait à un moment ou à un autre de notre vie – mais on le lui pardonnait. Il dégageait simplement cette aura de gentillesse et de curiosité qui le rendait trop attachant pour qu'on ne puisse lui en vouloir pour quoi que ce soit.
Et cette joie de vivre, ce bonheur très simple, c'était quelque chose qu'il partageait le plus naturellement du monde avec sa sœur, Hong Nam.

Malgré les cinq ans qui séparaient Ho Joo de sa sœur, en grandissant, la relation entre ces deux énergumènes est très vite devenue plutôt fusionnelle. Hong Nam prenait à cœur son rôle d'aînée et de son côté, son frère aimait la taquiner. Ils étaient comme des meilleurs amis inséparables : lorsque l'un pleurait, l'autre était toujours là pour le consoler ; la relation parfaite entre frère et sœur, dont tout parent rêverait pour ses enfants, en somme.
J'imagine que le fait de n'avoir pas toujours la présence de leurs parents à la maison avait renforcé ce lien, leur mère n'ayant pas profité trop longtemps de son congé maternité pour retourner à son métier d'artiste. Les deux enfants ne s'en sont jamais plaints toutefois, n'ayant jamais eu le sentiment de ne pas être assez aimés ou choyés par leur parents.

Pendant un peu plus de quatre ans après la naissance de Ho Joo, les deux enfants ont tranquillement grandi dans le cadre cosmopolite de la belle ville de Vancouver. Vous imaginez bien que, soucieux de leur donner une bonne éducation respectant à la fois leurs origines mais s'adaptant également à l'endroit où ils vivaient, leurs parents mirent un point d'honneur à leur apprendre non seulement le coréen, mais également l'anglais.
Dans leur modeste appartement de location, on entendait ainsi un mélange des deux langues s'élever entre les murs, entre quelques éclats de rire enfantins. Et ce jusqu'à ce que le contrat du père ne prenne fin, pour s'en retourner vers sa Corée natale.

Séoul.

Malgré son jeune âge lors du déménagement, le petit Ho Joo a été plutôt perturbé, la première fois qu'il a compris que cette ville serait leur nouvelle maison. Même si ses parents continuaient de parler de temps en temps en anglais avec lui, tout lui semblait différent ici, plus carré, étrangement nouveau. Je crois qu'il avait surtout ressenti le mal du pays de sa grande sœur, qui elle était assez âgée à l'époque pour avoir dû dire au revoir aux amis qu'elle s'était faite au Canada.
C'est pourquoi pour que leurs enfants ne se sentent pas trop dépaysés, leurs parents les avaient inscrits tous deux dans un club de patinage de la ville. Ça n'était pas grand-chose, mais cela leur rappelait au moins les sports qu'ils aimaient tant regarder à la télévision lorsqu'ils habitaient Vancouver. Très vite, Hong Nam avait adopté le patinage artistique pour se changer les idées tandis que de son côté, son frère commençait à découvrir une véritable passion pour le hockey qui ne cesserait plus jamais de grandir par la suite.

À partir de ce moment-là, le totem de Ho Joo avait commencé à multiplier les formes, changeant régulièrement d'un animal à l'autre, sans trop que l'enfant ne comprenne vraiment pourquoi. Dans une famille où il était le seul à voir cette loutre, ce colibri, ce chat ou encore cette libellule, comment pouvait-il attendre de ses parents qu'ils lui donnent des réponses ? Il fallait dire également que ces derniers n'étaient pas particulièrement ravis du fait que leur fils soit doté d'un totem. Ils ne le lui disaient pas, pour ne pas le blesser, mais ils tendaient à vouloir éviter le sujet.
Alors il se tournait plutôt vers Hong Nam. Il lui posait mille questions, auxquelles la jeune fille tâchait de répondre de son mieux en faisant quelques petites recherches, ou en demandant à ses camarades de classes. Il lui a toujours été reconnaissant d'avoir fait cet effort, au point où il se fit un point d'honneur à partager chaque changement de forme de son totem avec elle à partir de là, comme un petit secret qu'ils n'avaient pas à partager avec leurs parents.

Toronto.

C'est âgé de dix ans que Ho Joo a découvert pour la première fois cette ville, ce cocon chaleureux et hospitalier qu'il aime tant aujourd'hui. Encore une fois, son père avait été envoyé au Canada dans le cadre de son travail, suivi par sa femme qui était alors devenue l'une des violonistes les plus célèbres de son pays. Grâce à son notoriété, elle n'avait aucun mal à suivre son mari où qu'il aille et il fallait dire que son amour pour les rencontres et le partage lui faisait même presque oublier à quel point ces déménagements pourraient perturber leurs enfants.

Cependant, à Toronto, force était d'admettre qu'elle n'avait réellement aucune raison de se faire du mouron pour ses enfants. À peine avaient-ils posé leurs valises dans leur nouvel appartement qu'ils s'y étaient sentis chez eux. Je ne pourrais expliquer pourquoi, mais cette ville avait tout de suite été adoptée par eux : là, Ho Joo avait redoublé de passion pour le hockey dans une équipe qui lui plaisait énormément et de son côté, Hong Nam y avait découvert pour la première fois son intérêt pour les fleurs et leur langage et rencontré son premier amour sérieux.

Ho Joo s'est souvent demandé si son totem aurait pris la forme définitive qu'il arborait maintenant si ses parents ne les avaient jamais emmenés à Toronto. Peut-être que oui, peut-être que non. Toujours est-il que durant pratiquement tout son temps passé dans cette ville entre ses dix et douze ans, celui-ci était devenu un panda. Maxwell, qu'il s'appelait – un nom choisi avec l'aide de Hong Nam.

Jusqu'à ces quatorze ans, Ho Joo était resté dans cette ville. Alors que sa sœur avait commencé à se former pour devenir fleuriste, lui ne faisait que s'améliorer de jour en jour dans le sport qu'il aimait tant, à un point où ses parents se rendirent bien vite compte qu'il n'y avait rien que leur fils n'aimait plus que d'être sur la glace. Ça, et qu'au vu de ses notes plutôt moyennes en cours (de leur point de vue), cela ne présageait probablement pas de longues études supérieures dans le futur de leur fils.
Ils étaient peut-être un peu déçus, eux qui auraient aimé qu'au moins un de leurs enfants se dirige vers un métier ambitieux, mais ils ne forcèrent rien. Tout ce qui comptait pour eux, c'était le bonheur et l'épanouissement de leurs enfants. Ou du moins, c'est ce qu'ils leur disaient, au moins.

Séoul, Daegu, Busan, Toronto, Vancouver Montréal, Ottawa.

Alors qu'il avait quatorze ans, Ho Joo avait dû dire adieu pour la première fois à sa chère Toronto. Encore un déménagement, encore des histoires de travail de son père. Pour la première fois, il sentait réellement son cœur déchiré à l'idée de quitter son chez-lui mais surtout pour la première fois, il s'éloignait de sa grande sœur pour vivre à des milliers de kilomètres d'elle.
Hong Nam était restée là-bas. Un choix que ses parents n'approuvaient pas vraiment, mais auquel ils ne pouvaient rien faire : leur fille était amoureuse.

C'est dans la boutique de fleurs où elle effectuait son apprentissage que Hong Nam avait rencontré ce jeune homme. Il ne travaillait pas là-bas, il était simplement le fils du fleuriste et s'était mis à fréquenter la boutique de plus en plus souvent pour voir la jolie coréenne dont les joues s'empourpraient à chaque fois qu'elle posait un regard sur lui. Il n'avait pas perdu de temps, ils s'étaient rapidement mis ensemble et peu après les dix-huit ans de Hong Nam, ils s'étaient mariés.
Un an plus tard, alors que ses parents retournaient à Séoul avec Ho Joo, une adorable petite répondant au doux nom de Miran naissait de leur union.

Loin de sa sœur et de sa nièce dont il était également le parrain, Ho Joo avait eu beaucoup de mal à se réadapter à la vie séoulite. L'unique point d'ancrage qu'il s'était trouvé dans cette ville était son sport, son hockey qu'il s'était mis à pratiquer tous les jours, seul moyen pour lui de ne pas sentir un grand vide dans son cœur. Ses parents étaient inquiets de le voir ainsi : il avait beau leur sourire, ils sentaient qu'il n'était pas bien, qu'il supportait moins bien ce déménagement que les précédents.
C'est donc à cette époque que sa mère le mit en relation avec le fils d'une de ses amies, Park Min-Ki. Il était un peu plus jeune que Ho Joo, moins calme également, mais les deux adolescents s'étaient vite appréciés. Ils étaient des amis qui ne se voyaient pas nécessairement très souvent mais qui se parlaient beaucoup, via leurs téléphones portables.

Pendant quatre ans, le soutien de Min-Ki avait eu son importance dans la vie de Ho Joo. Il déménageait beaucoup. Trop. Séoul, Daegu, Busan, puis Séoul à nouveau. Bien qu'il ne l'ait jamais avoué, je pense que s'il n'avait pas eu le hockey, le soutien de son ami ainsi que les appels téléphoniques fréquents de sa sœur pour lui changer les idées, il serait probablement devenu fou. Il ne supportait que très mal ces changements d'environnement intempestifs. Il brillait de plus en plus sur la glace, mais son sourire se ternissait sur la terre ferme.
Bien sûr, il ne voulait pas blesser ses parents en leur partageant son mal-être, alors il se taisait. Et puis la présence de Maxwell l'aidait beaucoup, aussi. Il n'était pas foncièrement malheureux, ne jugeait pas avoir une vie à plaindre : il avait simplement l'impression de ne jamais avoir de réel chez-lui.

À dix-huit ans, Ho Joo voulait changer. Il voulait se comprendre, se retrouver, découvrir qui il était vraiment. Il savait que le hockey allait devenir sa vie, il avait déjà réussi à se hisser dans les espoirs les plus hauts de son pays grâce à sa détermination et au travail qu'il pratiquait des heures durant chaque jour sur la glace, mais il savait également que s'il voulait vraiment prendre son envol il allait d'abord devoir répondre aux exigences de son pays.
Alors, pendant deux ans, il avait mis le hockey entre parenthèse pour effectuer son service militaire obligatoire. Il n'avait pas vu cela comme une punition, ayant-lui même choisi de le faire aussi tôt que possible pour ne pas avoir à le faire au moment où sa carrière battrait son plein. Là-bas, son corps changerait, deviendrait plus musclé et lorsqu'il en ressortirait, Ho Joo se sentait beaucoup mieux : il allait enfin vivre pour lui à présent.

C'est donc à vingt ans qu'il était ressorti de son service, plus massif qu'il ne l'avait jamais été avant. La première chose qu'il avait faite en revenant chez lui avait été de se remettre au hockey, corps et âme, pour constater avec soulagement qu'il n'avait pas trop perdu durant son service.
La deuxième avait été de quitter sa Corée maternelle pour retourner au Canada, pour chercher à se reformer sur la glace de Toronto.

Je sais que de toutes ses années, celle qu'il a passé à Toronto entre ses vingt et ses vingt-et-un ans était la plus belle des souvenirs de Ho Joo. Là-bas, il avait non seulement retrouvé sa sœur et sa nièce qu'il se faisait un bonheur de visiter pratiquement tous les jours après ses entraînements, mais il vivait également en colocation avec son ami de longue date, Min-Ki. Il ne faisait pas encore partie d'une grande équipe mais son entraîneur lui avait permis d'aller au plus beau de son potentiel en le spécialisant réellement au poste de gardien, qui était définitivement le rôle qui lui allait le mieux.
Une année passa donc ainsi, ponctuée d'entraînements intensifs et de visites auprès des "femmes de sa vie" comme il aimait plaisanter à les appeler.

À partir de ses vingt-et-un ans, il fallait toutefois que Ho Joo déménage à nouveau. Cette fois-ci cependant, c'était un large sourire aux lèvres qu'il le faisait, content d'intégrer pour la première fois une équipe de hockey digne de ce nom, grâce à ses efforts et au coaching de son entraîneur. Il allait avoir accès à une meilleure formation encore, tout en restant sur le territoire canadien qu'il aimait tant : d'abord Vancouver, puis Montréal. Ensuite Ottawa.

L'objectif du jeune homme était simple : la NHL, puis pourquoi pas un jour les Jeux Olympiques. Il se sentait le droit de rêver oui, sans brûler d'étapes, à son rythme. Il était patient, il savait que ses changements d'équipe étaient bénéfiques pour lui, le faisant grimper les échelons petit à petit. Il rencontrait des amis, des amourettes sans grande importance, gardait contact avec sa famille et parvenait à maintenir une sorte de routine malgré tous ses déplacements.
Et bien sûr, à chaque anniversaire de sa nièce, il ne manquait jamais de faire le déplacement vers Toronto, pour le fêter dignement avec sa sœur et son mari.

Alors, une semaine avant son vingt-cinquième anniversaire, sa sœur avait décidé qu'il était son tour à elle de lui rendre visite à lui.

Je me souviens très bien l'organisation qui avait été mise en place pour cette visite. À vrai dire, plus que pour fêter l'anniversaire de Ho Joo, Hong Nam avait décidé de lui rendre visite pour qu'ils puissent célébrer ensemble l'annonce de son retour prochain à Toronto : il avait été pris chez les Maple Leafs, l'équipe locale qu'il espérait rejoindre depuis des années, à cause de la place importante de cette ville dans son cœur.
Alors avec son mari et sa petite Miran, ils avaient pris la voiture. Une longue route pour se rendre jusqu'à Ottawa, mais rien d'insurmontable pour avoir le plaisir de revoir son petit frère avant qu'il ne revienne habiter tout proche. S'il l'avait pu, Ho Joo les aurait probablement appelé toutes les demi-heures pour connaître leur localisation exacte tant il avait hâte de les revoir mais avec son entraînement, il n'avait pu qu'attendre de les retrouver chez lui, une fois qu'il aurait fini.

L'entraînement fini, il avait allumé son portable pour les appeler.
Ils ne décrochaient pas.
Pensant qu'ils avaient éteint leurs téléphones il était allé chez lui.
Personne.

Et puis ce coup de fil.

Sur la route, Hong Nam et sa petite famille avait eu un accident, qu'on était en train de lui annoncer. Il n'écoutait qu'à moitié, ne voulait rien savoir des détails de la raison de cette accident. Il voulait savoir comment allaient sa sœur, sa nièce, ainsi que son beau-frère. Mal, qu'on lui avait répondu. Et puis on lui avait donné les détails de leur état.
Son beau-frère était mort avant que l'ambulance n'arrive sur les lieux, la nuque brisée sur le coup. Sa sœur était dans un état critique, plongée dans le coma mais vivante. Sa nièce enfin, sa précieuse Miran avait dû se faire amputer sous le genou gauche, à cause d'un morceau de métal de la voiture qui les avait emboutis.

Pour la première fois, j'ai vu le visage de Ho Joo se baigner de larmes ce jour-là.

Il avait eu l'impression que le monde entier venait de s'écrouler sous lui. Il s'en voulait. De n'avoir pas été joignable immédiatement lorsque l'accident était survenu, mais surtout de n'avoir pas insisté pour qu'ils attendent son retour à Toronto pour se retrouver. Il aurait suffit de quelques jours, deux semaines tout au plus.
S'ils avaient attendu, ils n'auraient pas pris la voiture. S'ils avaient attendu, peut-être que son beau-frère serait en vie et toute leur famille sauve. Alors il s'en était voulu. Beaucoup.

Et pourtant aujourd'hui, dans cette chambre d'hôpital, il souriait.

Toronto.

Ses grandes mains entourent celles de sa sœur et même s'il ne parle pas, on pourrait croire qu'il est en train de converser avec elle. Ce qu'il voulait lui dire oralement, il l'a déjà fait depuis longtemps. L'accident a eu lieu il y a un peu plus d'un mois maintenant et Ho Joo peut enfin dire qu'il est définitivement de retour à Toronto. Il y a quelques jours, il a officiellement rejoint les Maple Leafs en tant que gardien mais cette fois, c'est une autre nouvelle qu'il vient annoncer silencieusement à Hong Nam.

Sa boutique de fleurs l'attendra.

Je ne sais pas pourquoi il a tenu à lui faire une promesse aussi vaine. Pour être parfaitement honnête, il ne contribuera tant que ça à la survie de cette boutique : il ne pourra rien faire de plus qu'y passer de temps en temps pour donner un coup de main aux beaux-parents de sa sœur, à qui elle appartenait avant. Mais je ne lui ai rien dit. Je crois que de voir qu'il tenait à garder en vie le lieu où sa sœur et son mari se sont rencontrés m'a trop touché pour oser lui faire voir la réalité en face.
Et puis qui sait, peut-être parviendra-t-il à vraiment aider à la faire survivre le temps qu'elle se réveille, cette boutique.

Ce dont je suis certaine en revanche, c'est que jusqu'au réveil de Hong Nam, Ho Joo ira lui rendre visite aussi souvent que possible. Il fera également de son mieux pour s'occuper au possible de Miran, pour que les grands-parents de la petite n'aient pas à le faire tout seuls : dans les mois à venir, il sait que la rééducation de sa nièce sera difficile.
Tout ce qu'il demande à sa sœur, c'est de ne pas abandonner et de lui revenir quand elle sera prête.

De son côté, lui continuera à vivre comme elle lui a toujours dit de le faire : le sourire sur les lèvres et le regard tourné vers l'avenir, gardant à l'esprit que tout finira bien par s'arranger.
Derrière l'écran

Pseudo sur internet : Zae, Kris, Staline...
Age : 23 ans.
Code:
[b]Tadashi Hamada[/b] de Big Hero 6 - [url=http://totem-emblem.forumactif.com/t586-don-t-put-on-that-sad-face-ho-joo-uc]Ho Joo Song[/url]
Comment as-tu connu le forum ? J'ai vu ce forum demander un parto avec un autre où j'étais il y a quelques mois. Et puis je l'ai revu sur les top sites en votant. Je ne cliquais pas dessus pour ne pas craquer...
Comment trouves-tu le forum (contexte, design...) ? J'ai craqué. Donc... je crois que je n'ai rien à ajouter là-dessus. C'est beau. Très. Trop ;_;


Dernière édition par Ho Joo Song le Ven 16 Mar - 16:56, édité 40 fois
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Totem de compagnie
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Totem de compagnie
le Lun 12 Fév - 8:13
C'est bien de craquer 0u0 et en plus tu ramènes quelqu'un. LE MAL bird
Bienvenue parmis nous *w* J'aime beaucoup ton vava aussi :sosad:
Bon courage pour ta ficheeeee!!!

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Spoiler:
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Totem de poche
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Totem de poche
le Lun 12 Fév - 8:48
HAN TADASHIIIII ! J'adore !
Bienvenue sur TE, j'suis bien content que tu ai craqué aussi bird

N'hésites pas à me MP si besoin coeur

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Curses
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Curses
le Lun 12 Fév - 15:18
Tadashi !!
Un joueur de hockey ! Un fleuriste ! Vivement les détails bird

T'as bien fait de craquer 0u0 Bienvenue !

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Me'n'ma brotha:







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Invité
Invité
le Lun 12 Fév - 20:02
Salut et bienve....

PANDA !!!!!!!!!

Oh god PANDA !

Hein quoi c'est l'humain le plus intéressant ?

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Totem poids lourd
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Totem poids lourd
le Mer 14 Fév - 15:37
Oula.
Oula oula oula oula.

J'ai honte, j'étais sûre d'avoir répondu à vos gentils messages de bienvenue alors qu'en fait PAS DU TOUT. Pardonnez-moi siyouplaît, je vous jure que c'était pas volontaire ;w;

Kieran> Je n'ai pas résisté à l'envie d'embarquer quelqu'un avec moi dans ma chute (agréable hein, la chute) sur ce joli forum, j'étais tout simplement obligée. Merci en tout cas, contente que le vava plaise !

Gan> Ouais, bon. Je t'ai déjà dit merci, je t'ai déjà mp pour quémander ton aide... du coup j'ai plus rien à te dire /PAN. Non, en vrai, merci encore. Je vais essayer de faire un beau bébé pour faire honneur à ton beau forum.

Cole> Eh oui ! Eh oui ! Et encore oui ! Les détails arriveront très vite. Enfin, aussi vite que je rédigerai cette fiche. Mais je m'y attelle, ça va venir !

Enora> Merc- PANDA. Panda, oui.
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Totem de poche
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Totem de poche
le Mar 6 Mar - 7:41
Des nouvelles ?
Voilà quelques temps que tu as commencé ta fiche, des nouvelles ?
Sans nouvelles de ta part dans 7 jours, ta fiche sera archivée et ton compte supprimé. Merci de ta compréhension, des bisous ~

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Totem poids lourd
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Totem poids lourd
le Jeu 8 Mar - 17:34
:sosad:

Sorry sorry sorry de traîner autant pour cette fiche, j'ai juste un peu trop rushé l'inscription ici alors que j'avais plein de choses à faire à côté qui n'ont pas arrêté de se multiplier, d'où mon temps pour la finir... Mais promis, je me suis fixé de faire ça d'ici ce weekend au plus tard.

Merci pour le petit rappel en tout cas, je vais remédier à ça aussi vite que possible !
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Invité
Invité
le Jeu 8 Mar - 23:09
Bienvenue à toi cher Ho Joo ! J'ai lu ce que tu as déjà bien entamé de ta fiche et je trouve ton personnage très touchant, sur certains points il me fait même penser à ma petite Amby
Courage pour ce qu'il te reste en tout cas, et j'espère à bientôt pour d'éventuels rp's ! hello


Dernière édition par Amber Murphy le Jeu 8 Mar - 23:11, édité 1 fois
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Invité
Invité
le Mer 14 Mar - 16:50
J'aime tellement ce perso. Et ta plume. coeur  Quel beau duo. J'ai hâte de te voir en RP! luv

(Puis ce faceclaim aaaaaaah gyah love )
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Totem de poche
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Totem de poche
le Ven 16 Mar - 9:54
Encore un effort...
OMG ! J'ai eu envie de faire un câlin à Ho Joo tout au long de la fiche. D'abord parce qu'il est trop cute, et ensuite parce que c'est juste trop triste gyah Bon comme tu le vois ce n'est pas pour une validation (pas encore) parce que j'ai des points que j'aimerai éclaircir.

1/ "Humain comme panda, tous deux ont un véritable petit péché mignon pour la nourriture." > Juste pour rappel, les totems mangent très peu. Je n'ai rien contre le fait qu'il soit un peu gourmand mais je préfère rappeler ce point.

2/ "humain et totem se comprennent toujours finalement, parfois même sans se parler" + "Ils adorent chanter. Les deux." > Alors c'est peut être compris mais juste mal écrit de ta part, mais encore une fois pour rappel, les totems ne parlent pas. Ils arrivent à se comprendre d'une certaine manière avec leur humain parce qu'ils ont une connexion mais le totem ne peut pas communiquer plus clairement. Du coup il ne peut pas non plus chanter mais plus "grogner" la mélodie ? sisi

3/ Et du coup dernier point, j'ai juste du mal à imaginer un hockeyeur professionnel tenir aussi une boutique de fleurs. Je pense que quand même il passe des heures et des heures à s'entraîner, déjà s'il veut être titulaire et non remplaçant, et surtout parce que s'il vise les JO c'est recommandé hm Donc est-ce qu'il a embauché quelqu'un pour tenir la boutique la journée et lui il s'occupe plutôt de la paperasse le soir alors qu'il est crevé et qu'il a une fille à charge, ou alors il a mis sa carrière de hockeyeur de côté ?

Voilà, voilà. Ce n'est pas grand chose en soi, surtout du détails coeur

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Totem poids lourd
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Totem poids lourd
le Ven 16 Mar - 16:58
Voilà, normalement j'ai fait toutes les modifications qu'il fallait !

J'avais effectivement bien compris pour le 1/ et le 2/, je l'avais seulement écrit un peu maladroitement peut-être. J'ai arrangé ça, du coup. Et pour ce qui est de la boutique, je voulais faire qu'il passe donner un coup de main de temps en temps, plutôt que vraiment y "travailler" à proprement parler (parce qu'effectivement, sa carrière est prenante à côté quand même). J'espère qu'avec les modifications ça sera bon gyah

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Don't worry, all is well. All is so perfectly, damnably well. I can feel your heart beating as clearly as I feel my own, and I know that separation is an illusion. Soon, I will see your smile. You will wake up.
Merci à Sheryl pour mon superbe avatar à gif que je lui dois ♥

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Totem de poche
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Totem de poche
le Ven 16 Mar - 18:31
Fiche validée !
YEAH ENFIN ! Rien de plus à dire, tu peux aller t'amuser... Et RP avec moi coeur

BREF. Ceci étant dit, tu es VALIDÉ(E) ! Alors n'hésites pas à vérifier si ton avatar a bien été recensé ICI, ton totem ICI, ton métier ICI et à aller demander ton logement ICI (facultatif). Tu peux aller demander un RP dans CETTE ZONE, avec ce formulaire. Et puis peut-être faire ta fiche de lien dans cette zone, si l'envie te prend. Si tu n'es pas inspiré pour le codage, on a mis un code en libre-service à votre disposition !
Voilà, des bisous ♥️

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