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Totem poids lourd
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Totem poids lourd
le Mar 18 Déc - 19:56
Après la peur, les pleurs... la vie...Ft . Ho Joo Song
Y aunque la vida me cueste, Llorona, no dejaré de quererte, no dejaré de quererte. Me subí al pino más alto, Llorona a ver si te divisaba como el pino era tierno, Llorona. ( Coco - Disney → Llorona ) ••• Ça faisait deux semaines que les incidents d'halloween était passée. Tu avais toujours l'air d'un zombie, dormant peu et pleurant beaucoup accrochée à Astérios comme une personne qui se noie s'accroche à une bouée. Le groupe de soutien t'aidait à sortir un peu de chez toi et à voir des gens, te rappelant que le monde existait toujours. Ce qui te faisait du bien à ne pas en douter. Tu étais toujours autant sur le dos de ton frère et de ton père, après chaque coup de téléphone tu te demandais comment ils pouvaient encore te supporter. Tu imaginais ton père dire à ton frère râlant un peu : elle est seule dans un pays inconnu, met toi à sa place, elle n'a personne de vraiment proche pour lui tenir la main. En y pensant tu te sentis vraiment très seule, tu fixais ton téléphone, ton unique lien avec tes proches si loin... Ton doigt glissa sur ta boîte de réception, pas un sms. Tu fis défiler un peu les destinataires, celui de Ho Joo attira ton œil... Lui en voulais-tu de t'avoir invité à cette fichue course ? Il n'y était pour rien, mais on aime tellement avoir un coupable bien physique sur qui se défouler. C'était juste la faute à pas de chance une heure plus tôt tu aurais été à ton appartement et Astérios t'aurait surement piétiné. Tu soupirais, il t'avait rien envoyé, tu remontais le fil de vos discussions, puis redescendais, lisant quelques messages que tu avais trouvé drôle, gentil ou mignon... Tu fixais la boîte de texte, texte du message... Avait-il seulement envie d'avoir de tes nouvelles ? Il aurait pu en prendre dans ce cas, non ? Ton comparse te fit sentir qu'il ne partageait pas ton avis, tu savais ce qu'il pensait. Si on pense comme sa personne n'enverrait de message à personne. Tu écris un peu hésitante, devais tu parler des événements d'octobre dernier ? Tu commences et efface, tu refais le message bien cinq fois ne sachant pas quoi dire...

Finalement, tu envoies un pauvre : Salut, ça va ? Pardon de ne pas avoir donné de nouvelle avant. Il ne te répondit pas dans la minute, te laissant croire pendant quelques heures que tu n'aurais peut-être pas dû envoyer ce message, après tout il s'en foutait peut-être vraiment... bien qu'il ne t'avait jamais donné l'impression d'être ce genre de personne. Mais il répondit, alors que tu étais au téléphone avec ton frère à qui tu expliquais que tu avais envoyé un message à un ami qui ne t'avait pas répondu finalement. Il se voulut rassurant quand le bip du message sonna au creux de ton oreille couvrant la voix de Leonhardt. Tu lus ce dernier après ta discussion avec les deux hommes de ta vie. Ce ne fut pas un pavé, mais c'était rassurant, il allait bien. Tu répondis à ton tour que ça allé, mais tu ne sus sur quoi enchaîner. Alors il n'y eu pas vraiment un gros échange entre vous... un peu comme si la vie avait du mal à reprendre le dessus sur l'adversité...

Le temps passé doucement, tu avais l'impression que les journées étaient sans fin, surtout que tu avais du mal à dormir à cause du stress. On dut te prescrire de léger somnifère, la psychologue du groupe soutien avait remarqué tes cernes qui ne diminuaient pas, elle t'avait prise à part suite à l'une des séances. Tu n'étais pas fan de l'idée... mais tu devais dormir. Avec le sommeil, certaines choses se remirent en "place". Tu envoyas un autre message à Ho Joo, savoir comment lui s'en sortait. Tu ne l'avais pas vu au groupe de soutien, après il y en avait beaucoup dans tout Toronto peut-être n'allait-il pas au même endroit que toi ou juste ne fréquentait-il juste pas ce genre de groupe. Ton père était comme ça s'était un homme assez fier qui ne voulait de l'aide de personne. Lui tu étais sûre qu'il n'aurait pas mis les pieds là-bas.

Quand ta planète se remit à tourner à peu près normalement le mois de novembre était presque terminé. L'idée de passer noël seule te déprima, si seulement tu pouvais rentrer chez toi... Ton téléphone sonna de sa propre initiative chose assez rare dernièrement. Tu étais roulée en boule dans ton lit et tu grognas parce que tu te morfondais un peu, à cause du froid et des fêtes qui arrivaient à pas de géant. Étrange comme on déteste être dérangé quand on déprime. Tu attrapas le maudit objet qui rapproche facticement les gens qui ne sont pas là, remuant le couteau de la solitude planté dans ton petit cœur transit de froid. Ho Joo, tu fus un peu surprise, tu l'ouvris sans attendre et la demi-seconde que mis le portable à afficher le message tu te demandas s'il t'annoncerait pas qu'il partait pour mars... ou qu'il voulait plus entendre parlait de toi. La deuxième option étant plus probable que la première ne ferait que t'achever un peu plus. Il demandait des nouvelles du chat et de toi rapidement, ce à quoi tu répondis que tout allait bien. Tu retombais sur ton oreiller lourdement comme si tu retombais dans ton gouffre de solitude. L'appareil sonna à nouveau assez rapidement... il est malade ? Ho Joo ou bien le téléphone, dernièrement vous n'aviez pas eu de vrai conversation alors y a forcément un truc qui va pas. Tu reprenais ton téléphone voir ce qui se passait. Tu dû relire plusieurs fois le message qui te demandais de participer à l'inauguration du marché de noël avec lui. Tu étais surprise pour la seconde fois, plus agréablement, mais il fallut moment pour l'idée fasse son chemin entre les : il veut vraiment y aller avec moi ? Les : il s'est trompé de numéro et les : putain, qu'est-ce que je pourrais mettre. Tu hésitas à lui demander s'il voulait vraiment y aller avec toi, mais ça te semblait malpolie alors tu acceptas, pas bien sûre de toi. Tu étais contente bien entendu mais comme toujours tu n'avais pas confiance en toi.

Le premier décembre arriva, jour de l'inauguration. Tu t'habillas chaudement, l'hiver avait définitivement pris sa place à Toronto, elle avait revêtue son blanc manteau et ses guirlandes lumineuse. Tu optas pour des bas chauds, un pantalon, des bottines, un long manteau blanc et une écharpe noire. Tu rejoignis l'emplacement du marché de noël, Astérios bien en toi cela te rassurait de le sentir ne faire qu'un avec toi puis tu n'étais pas totalement remise. Le laisser se promener en liberté te rendait encore anxieuse. Arrivée sur place tu envoyas un message à Ho Joo pour savoir ce que tu devais faire ensuite, attendre la fin de l'inauguration pour le rejoindre ou le rejoindre avant, viendrait-il te chercher ou tu devrais le trouver à un endroit précis... bref tu attendis sa réponse alors que la foule commencé à affluer.
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[30/12/17 - 00:20:23] @ Gan Naraï : tu es parfaite ♥️
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Totem poids lourd
le Lun 24 Déc - 12:00

Don't let it make you cry
ft. Sheryl M. Göethe

Octobre.

Durant les deux semaines suivant la course d'orientation et le tragique incident qui avait accompagné celle-ci, Ho Joo n'avait jamais aussi peu vécu pour lui. Ses peurs, ses doutes, son incompréhension, il n'avait pu les assumer que quelques minutes seulement après la perte de son frère d'âme. Coquille vidée de son noyau le plus précieux, il s'était pavé d'un sourire aussi factice que réconfortant dès l'instant où il avait retrouvé Min-Ki et que celui-ci s'était effondré contre lui en pleurs, détruit par la disparition soudaine de son cher Alpha. Et ce rôle qu'il avait décidé d'endosser à cet instant-là ne fit que s'intensifier dans les heures – puis les jours – qui suivirent, lorsqu'il encercla de ses bras les frêles épaules sanglotantes de sa nièce.

Il serait là pour sa famille, cette fois.

Durant ces deux noires semaines donc, l'appartement du coréen ne s'était pas une seule fois vidé. Ne supportant que très mal le fait que Miran ait vécu un second traumatisme dans la même année et particulièrement inquiété par l'état de détresse qu'avait engendré la perte de son totem à Min-Ki, Ho Joo avait décidé de les accueillir tous deux chez lui, au moins le temps de les aider à se reconstruire. Il s'occupait d'eux, de les rassurer et par la même occasion, se gardait lui-même occupé afin de ne pas avoir à réfléchir à la raison de la disparition de Maxwell, à la probabilité qu'il réapparaisse un jour ou non. Il laissait le bruit ambiant, la présence d'êtres chers à ses côtés couvrir les cris de son propre être fêlé par cette douloureuse cassure, en quelque sorte.

Home. Hockey. Hospital.

Rapidement, il avait planifié un rendez-vous avec son psy pour son meilleur ami. Conscient de la peur profonde de l'abandon qui tenaillait le cœur  du jeune homme, il avait immédiatement décidé que sa propre aide ne serait pas suffisante et bien heureusement pour lui, Min-Ki ne s'était pas voilé la face et avait été particulièrement coopératif, suivant ses conseils. En moins de temps qu'il n'eut été responsable, Ho Joo lui s'en était retourné sur la glace aux côtés de ses coéquipiers, suant jusqu'à l'épuisement jour après jour. Après chaque entraînement, jamais il n'avait manqué de se rendre à l'hôpital avec sa nièce pour que celle-ci puisse serrer la main de sa mère comateuse et s'accrocher de toutes ses forces à sa présence, quand bien même celle-ci ne pouvait communiquer avec elle pour l'apaiser avec des mots. Son oncle, cependant, n'était pas entré une seule fois dans la pièce où sa sœur reposait : sa routine avait changé, le tenait éloigné. Il n'avait plus rien qu'il ne se sentait capable de dire à ce visage paisiblement endormi.

Puis, une notification.
Un message.
Un faible sourire.

Sheryl. La jeune femme reprit contact avec lui à la mi-octobre, alors que Ho Joo s'enfonçait lentement mais sûrement dans la vase de son nouveau quotidien, coupé du reste du monde. Les quelques mots qu'elle lui adressa ce jour-là n'avaient rien d'extraordinaire, ne visaient qu'à prendre des nouvelles de lui mais ce bref texte, ces quelques mots suffirent à réveiller quelque chose d'enfoui chez le coréen : la culpabilité qu'il ressentait vis-à-vis d'elle, du fait de n'avoir pas cherché à la joindre plus tôt. Pour la première fois depuis des jours, il se questionna. Comment se portait-elle ? Que lui était-il arrivé après la course ? Avait-il le droit seulement de lui répondre, après tout cela ? Ne méritait-elle pas quelqu'un de meilleur que lui ? Il soupira, puis songea à ce qu'il risquerait d'arriver s'il ignorait ce message... Était-il en droit de la laisser s'inquiéter de son état ?

Finalement, ses doigts pianotèrent sur les touches.

Novembre.

Allant à l'encontre même de ce que sa nature lui conseillerait, Ho Joo avait fini par couvrir sa détresse émotionnelle d'un masque rassurant. Lorsque sa mère l'appelait – et elle le fit souvent, oh oui – il ne laissait rien transparaître, fils fort qu'il était au milieu d'un monde en plein éboulement. Elle ne le croyait pas, bien sûr, mais sachant pertinemment qu'elle ne pouvait rien faire de plus pour l'aider que de lui envoyer son soutien de là où elle se trouvait, elle n'avait pas insisté. Elle ne pouvait pas comprendre ce que vivait son fils, elle qui n'avait jamais possédé de totem et maintenant qu'elle le savait dépossédé du sien, elle n'osait même mentionner ce sujet : il n'avait pas besoin de ses mots, il avait besoin de support. Un support qu'il refusait de demander.

Home. Hockey. Hospital.

La routine était définitivement installée. Il n'y avait que ces trois lieux que le jeune homme visitait, à l'exception peut-être des supermarchés lorsqu'il ne faisait pas livrer ses courses directement chez lui. À l'appartement, les choses se stabilisaient doucement : Min-Ki avait repris le travail, recommençait doucement à rentrer chez lui tandis que Miran retrouvait petit à petit confiance envers son totem. Là pour la soutenir, Ho Joo était heureux de voir le visage de la petite sourire enfin, suivant des yeux un être que lui ne pouvait plus voir. Au moins ses proches se relevaient-ils doucement de la terrible épreuves qu'ils avaient vécu et de cela, il remerciait le ciel avec sincérité – et cela même si de son côté, tout était encore bien loin de s'être arrangé.

Des factures, s'empilant sur son compte.

Jamais il ne s'en plaignit à personne mais ce mois-là, le contrecoup des évènements de la nuit de la course se fit bien ressentir dans ses économies. Il y eut d'abord la prothèse de Miran à remplacer, trop endommagée par la mâchoire de son totem lorsque celui-ci avait été pris de folie sous la forme d'un alligator – une pyjama-party que sa nièce n'oublierait jamais, il en avait bien peur. Puis bien sûr, il fallait qu'il continue de payer les frais d'hospitalisation de Hong Nam. Il était parfaitement hors de question qu'il abandonne l'espoir de la voir se réveiller. Mais la grosse dépense qui creusa le plus son porte-monnaie touchait la boutique de fleurs : pris de folie au milieu de la boutique, les totems des beaux-parents de sa sœur l'avaient entièrement saccagé, au point où leur assurance ne pouvait couvrir plus de la moitié des frais de reconstruction.

L'ombre de quelques sourires, toutefois.

Malgré la complexité de la situation, cet état second un peu étrange dans lequel il se trouvait pratiquement à toute heure de la journée, il arrivait parfois à ses yeux de retrouver un peu de leur vie, de leur scintillement. Parfois, Sheryl lui envoyait de nouveaux messages. Parfois, il arrivait à reparler de banalités. Parfois, il retrouvait l'envie de s'arracher à sa routine. Il ne savait pas pourquoi elle était la seule à engendrer ça en lui – oh, qu'on ne se méprenne pas, il savait parfaitement ressentir plus que de la simple amitié pour elle, mais ne comprenait simplement pas comment elle faisait pour lui réchauffer le cœur avec de simples salutations sur un écran de téléphone. Il gardait la tête hors de l'eau grâce à elle, et il ne savait comment la remercier pour cela.

Et pourquoi pas une invitation ?

Décembre.

Non loin de l'entrée du Marché de Noël, Ho Joo piétinait sur place. Autour de lui, ses coéquipiers s'étaient déjà rassemblés dans leurs tenues de civils, seulement rehaussées d'écharpes aux couleurs de leur équipe. Du monde commençait à affluer pour l'inauguration, lentement mais sûrement. On papotait, on souriait et blaguait, comme si la vie était revenue à la normale au moyen de lumières festives de guirlandes décorant de simples stands aux senteurs de vin chaud. Et sans savoir où chercher la tête rose de sa chère amie, plutôt que de se tordre en tous sens, le coréen fixait l'écran du petit appareil entre ses doigts, attendant le moment où celle-ci le préviendrait de son arrivée sur les lieux.

Vrrrt vrrt.

Ça y était, Sheryl n'était plus très loin. Un œil curieux s'étant égaré sur l'écran de son portable, l'un de ses coéquipiers tapota l'épaule du gardien, sourire éclatant et haussement de sourcils interrogateur à son adresse. Hochant la tête, Ho Joo fit taire Dean avant même qu'il ne prononce le moindre mot : pas maintenant, plus tard, promis. À quelques pas d'eux, leur entraîneur et quelques officiels les rappelèrent à l'ordre, les informant des débuts imminents de la petite cérémonie d'inauguration. Nouveau message pour Sheryl : elle pouvait aller vers l'avant de la foule, ça ne durerait pas longtemps une fois les discours entamés.

Test de micro, raclement de gorge.
Ils pouvaient démarrer.

Debout au milieu d'équipiers qu'il côtoyait depuis maintenant plusieurs mois, il était presque étrange pour Ho Joo de se dire qu'ils représentaient aujourd'hui quelque chose d'important pour la ville. Les Maple Leafs portaient les couleurs de Toronto, autant que Toronto portait les couleurs des Maple Leafs. Simples joueurs qu'ils étaient, des foules de personnes étaient venues les voir à leurs matchs après le bug des totems, étaient venues leur serrer la main pour les remercier d'apporter de la joie au moyen dans leur sport. C'était ce qu'ils représentaient aujourd'hui, à cette inauguration : la vie qui continuait, la festivité d'un temps consacré au partage et à la famille. Ironique, lorsqu'on pensait à sa propre situation, à des lieux de ce bonheur qu'il tentait de distribuer.

Ruban coupé. Applaudissements.

Contraint de rester encore quelques minutes sur place le temps que les journalistes prennent quelques clichés de l'équipe entière et que certains officiels viennent serrer les mains des joueurs, Ho Joo fit un signe à Sheryl, qu'il avait rapidement repéré parmi la foule. De la voir en chair et en os pour la première fois depuis octobre lui réchauffait le cœur, si bien qu'il eut l'impression de devoir attendre une éternité avant de pouvoir enfin s'extirper à toutes ces mondanités forcées. Sourire, poignée de main, hochement de tête. Rebelote. Il se plia à ces règles plusieurs minutes avant qu'on ne les laisse enfin s'échapper, après quoi il se faufila comme il le put jusqu'à son amie qui l'attendait patiemment.

- Sheryl, ça fait plaisir de te revoir dit-il en arrivant au niveau de celle-ci. Désolé que tu aies dû attendre comme ça, j'espère que tu vas bien ? C'était pas trop long ?

Très naturellement, il entoura ensuite la jeune femme de ses bras, la gratifiant d'une chaleureuse étreinte. N'ayant pas réellement calculé ses gestes, il se surprit presque lui-même lorsqu'il se rendit compte qu'il la tenait contre lui, comme si cela avait été quelque chose d'évident. Connaissant toutefois la timidité de Sheryl et réalisant qu'ils n'étaient habituellement pas si tactiles, il se sépara bien vite de celle-ci, lui adressant plutôt un nouveau sourire, plus sincère qu'aucun qui n'avait pu étendre ses lèvres ces dernières semaines.

Dieu, que c'était bon de la revoir.
© Belzébuth



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Merci à Sheryl pour mon superbe avatar à gif que je lui dois ♥
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le Mer 2 Jan - 9:36
Après la peur, les pleurs... la vie...Ft . Ho Joo Song
Y aunque la vida me cueste, Llorona, no dejaré de quererte, no dejaré de quererte. Me subí al pino más alto, Llorona a ver si te divisaba como el pino era tierno, Llorona. ( Coco - Disney → Llorona ) ••• La foule s'amasse autour de toi, ça t'angoisse un peu, avec tout ce qui t'était arrivée cette année, rien de plus normal selon la psy du groupe de soutien. Tu n'étais pas mécontente que la fin de celle-ci approche. Tu priais silencieusement avec Astérios pour une nouvelle année plus calme. Tu patientais en dansant un peu à peu sur tes deux pieds, autant pour te réchauffer que pour évacuer un peu ton double stress. Tu n'avais pas vu Ho Joo depuis deux mois et la foule ne faisait que croitre autour de toi. C'est loin deux mois, plein de chose arrive en deux mois... S'il était venu avec sa nouvelle copine rencontrée tu ne sais où et qu'il voulait te la présenter... Tu te faisais des films sans queue ni tête... Des films tenant d'un mauvais film d'action avec beaucoup trop explosion et d'animaux fou... film dont le héros est souvent chauve et avec le charisme d'une armoire à glace. Les hommes comme cet acteur et ton frère avaient un sourire magnifique à ton avis, il avait selon toi, les plus beaux sourire du monde. Tu divaguais vraiment beaucoup en attendant le message de ton ami qui finalement arriva. Il te demandait de l'attendre à l'avant de la foule qu'il n'en avait pas pour longtemps. Tu te tortillas un peu, pas à l'aise, avec l'idée de jouer des coudes, mais tu fis un petit effort en réussissant à te trouver un chemin un peu étroit entre les gens pour t'approcher.

Ta chevelure rose te servait de seconde écharpe et de cache oreille, elle vivait donc sa vie légèrement chahuté par une petite brise. Tu ne devais pas être trop difficile à repérer compte tenu de leur couleur. Puis presque tout le monde avait un bonnet, tu aurais peut-être dû en mettre un... Tu avais déjà l'impression d'être un manchot avec toutes les couches de vêtement que tu portais à vrai dire. Tu avais toujours eu l'impression que ces animaux-là étaient coincés dans un corps trop petit pour eux... vu la façon dont ils marchaient... Bref, tu repéras Ho Joo qui te fit signe, tu lui répondis d'un même signe un peu timide et en souriant. Tu attendis donc là, tu n'écoutas pas vraiment le discours d'inauguration et échangea de temps à autres un regard avec l'asiatique sur le podium. L'idée de le fixer te rendait mal à l'aise alors tu le regardais, tu souriais puis tu regardais ailleurs, tes mains ou tes bottes étaient des alternatives attrayantes à ton avis.

Ça te parut long... parce que tu n'étais pas là pour le discours... parce que tu étais maladivement timide et que tu stressais à l'idée qu'il y ait encore un problème. Finalement, on écarta les barrières pour laisser entrer la foule, mais tu ne suivis pas le mouvement de foule attendant que le joueur de Hockey te rejoigne. Il était encore aux prises avec les photographes et toutes les personnes qui voulaient lui serrer la main, lui parler, la rançon de la célébrité. En y pensant ça te mit encore plus mal à l'aise. Qu'est-ce qu'une fille comme toi pouvait faire avec un joueur professionnel... En France, les joueurs de foot pro sortent avec des mannequins. Tu t'observas un instant, tu n'avais rien d'un mannequin... Tu pensas un instant à partir en courant... tu ne voulais pas lui faire honte...

C'est à ce moment qu'il descendit de l'estrade en t'appelant, ce qui te fit sortir de tes pensées. Il était content de te voir selon ses dires, c'était déjà pas mal. Tu souris timidement, tu étais aussi contente de le voir, il s'approchait de toi et te sentait rougir un peu plus à chaque pas qu'il faisait vers toi... Tu pourrais toujours accuser le froid s'il te posait une question là-dessus. Il te prit alors dans ses bras en te demandant si tu allais bien, ton cerveau a fait un triple axel, deux saltos avant et descente de rapide... Tu ne savais si tu devais répondre à cette étreinte et si oui... où poser tes mains... Tu osas tout de même, après tout dans ton pays on fait la bise pour se saluer, ce qui met souvent les étrangers dans des situations délicates, mais personnes ne meurent en générale. Tu passas tes bras autour de lui et posa tes mains sans trop réfléchir un peu au-dessus de ses reins. De tout façon tu es minuscule par rapport à lui, il t’aurait fallu un escabeau pour lui sauter au cou.

- Ça a été... Je vais bien ! Contente... de te voir... aussi.

Même si ça t'avais paru long tu n'allais pas lui dire, après si tu avais écouté le discours au lieu regarder tes mains et tes pieds quand tu ne regardais pas l'asiatique, peut-être que ça aurait été moins long. Tu peux t'en prendre qu'à toi même. Tu affichais un sourire timide avant de proposer :

- On... On y va !?

En indiquant d'un petit mouvement de tête le marché de noël.
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[30/12/17 - 00:20:23] @ Gan Naraï : tu es parfaite ♥️
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