Revenir en haut
Aller en bas

avatar
Totem de poche
Date d'inscription :
17/02/2018
Messages :
191
Voir le profil de l'utilisateur
Totem de poche
le Sam 15 Déc - 15:16
Décembre. J’adore ce moment de l’année. Un peu avant Noël, mais pas tout à fait non plus. Ça fait un petit moment j’étais revenue de voyage. Oh la la, ce voyage. Juste y penser, je rougis. Extraordinaire. J’ai encore du mal à mettre des mots sur tout ce que j’ai vu et vécu durant ce moment à Milan.

C’est le coeur léger que je me promenai en ville. L’après-midi pointait le bout de son nez et je me suis dit que ce serait un moment formidable pour aller jeter un coup d’oeil au marché de Noël qui se trouvait dans le centre-ville. J’adore les marchés de Noël, c’est tellement féerique comme endroit! Du coup, je me baladai tout simplement entre les kiosques, mon objectif aujourd’hui : terminer mes cadeaux pour Noël. Je cherchais des petites choses pour quelques collègues et d’autres pour des amis. Comme Joy. Je n’avais rien trouvé encore pour elle, je ne savais pas trop ce que je pourrais lui trouver pour lui faire plaisir. J’aime bien trouver des choses utiles ou encore originales, du coup, je ne savais pas encore ce que je pourrais lui offrir. Et je ne me sentais pas à l’aise en ce moment pour lui tricoter un petit quelque chose, je me trouvais déjà, un peu trop à la dernière minute, d’autant plus que je n’ai pas encore terminé mon cadeau pour Sisel.

Tout va bien aller, je devrais avoir le temps de terminer.

Pour mon expédition au marché de Noël, j’avais sorti ma petite Béatrice. Parce qu’elle l’avait demandé tout d’abord, mais aussi, et surtout, parce qu’il neigeait dehors. Mais pas des petits flocons. Non! Des gros flocons qui donne un allure encore plus féerique à un endroit comme un marché de Noël. Lorsque je me rendis compte de la grosseur des flocons, je ne pus que lancer une exclamation de joie! Béatrice était aussi ravie que moi, bien que l’hiver ne soit pas du tout sa saison préférée et que dans ses moments, elle préfère fusionner plus souvent avec moi. Cependant, on se plaisait bien toutes les deux avoir la neige tomber de la sorte sur la multitude de kiosques. C’était tellement joli!

Tellement joli que je souhaitais prendre la scène en photo. Du coup, je retirai vite fait mes mitaines, les coinçant dans le creux de mon bras, attrapant mon téléphone de l’autre main. Mmh. Je n’étais pas bien positionnée. Je changeai quelque peu d’angle, je m’en fichais en ce moment d’avoir l’air ridicule ou non. Pour le moment, ce qui m’importait, c’était seulement de prendre cette photo.

Du coup, je reculai d’avantage, encore et encore un peu.

Jusqu’à ce que je me sentis foncé dans quelque chose de plutôt mou, alors que mon pied se déposai sur un « défaut du plancher », plutôt dur, mais qui était loin d’une roche. Rapidement, je me retournai pour me rendre compte, qu’en fait, c’était une personne! Et du coup, je venais de mettre le pied sur son pied!

Malgré la température assez basse, sans être trop froide, je me suis mis à rougir. Quelle honte de ne pas faire attention autour de moi! Je devrais être vraiment plus attentive! Béatrice se moquait bien, elle, elle se cachait de moi et de l’homme parce qu’elle ne voulait pas que je remarque son attitude hilaire.

COMME SI JE NE SAVAIS DÉJÀ PAS QU’ELLE SE MOQUAIT DE MOI!

L’envie de me cacher dans mon foulard était plutôt tentante et faire comme celle qui n’avait rien faire, mise à part une bêtise. Je finis par ouvrir la bouche et dire à l’homme :

- Pardon! Je suis vraiment désolée! J’espère que je ne vous ai pas fait mal! C’est que je voulais tout simplement prendre une photo! C’est tellement joli, vous ne trouvez pas!?

La personne devait me trouver beaucoup trop enthousiaste, emmitouflée dans mon manteau d’hiver aux couleurs de sapin, mes mitaines qui, sous le coup de la surprise se retrouvaient maintenant au sol, bien protégée du froid par mon foulard et ma tuque. J’eus tout de même un sourire désolée pour le monsieur. Il semblerait que la photo soit pour un peu plus tard.

Parce que je ne crois pas avoir réussi ma première prise, dommage.

_________________

Merci Vilmos hihi
avatar
Balms
Date d'inscription :
29/09/2018
Messages :
17
Voir le profil de l'utilisateur
Balms
le Dim 16 Déc - 17:30
Du noir... Que je sois réveillé ou non, c'était tout ce que je voyais ces derniers temps... Parfois du rouge sur mes mains. Le sang des gens que j'ai à la fois perdus et sauvés, mais aucune de ces vies semblaient importantes à mes yeux. Rescement, j'étais brisé et incomplet... Je devais tout réapprendre sans elle... À respirer, à dormir, à marcher, somme toute : à vivre sans Eira. Même mes objectifs ne semblaient ne plus importer et tout me paraissait inutile, lointain, gris et fade... J'étais, hélas, devenu engourdis de la vie. Je ne ressentais rien si ce n'était que ce vide angoissant et appaisant à la fois... Ce silence et cette solitude qu'aucune personne avec un totem aurait pu expérimenté de leur vivant jusqu'à aujourd'hui... D'autant plus que cette condition de sans-totem était permanente pour certains, comme moi par exemple. Bien que pour facilité ma tâche ainsi que rendre ma vie détestable, je pouvais encore voir les totems des autres... J'aurais aimer dire que c'était une malédiction, mais cela n'existe point. Tout étais calculé et avait raison d'être dans la vie; c'étais ainsi qu'elle était faite.

Dans ce vide et cette noirceur, je me laissais tranquillement glisser sur une pente glissante... Hier encore, depuis cette nuit que je maudis, j'ai abusé d'alcool et même de Galaxias presque à une dose mortel. Je valsais dangeureusement avec la mort à l'image de la plus slendide des illusions, prennant la forme d'un rongeur que je connaissais que trop. Dans cet univers misérable que j'habitais, la réalité était loin. J'en était même protéger par une généreuse couche de neige qui me recouvrait. J'aurais souhaité que l'hypothermie m'emporte... J'aurais probablement dû souhaiter qu'un de mes organes me lâche à la place... Mais non le temps que j'y avais passé même ensevlis d'une couverture glacé n'était pas suffisant et l'alcool m'a gardé bien au chaud jusqu'au moment ou on m'avait piétiné mon pied ensevlis... Je ne l'avais point ressentis. Par contre, ce qui me tira de ma situation comateuse fut cette voix trop aïgue et bruyante pour mes pauvres oreilles! La voix d'une fille pour qui ses excuses n'avait pas de fin! Par conséquent, cela me provoquait une vile miraine! À ce réveil que je trouvais brutale ma main cherchait ma tempe, je plisais des yeux et je marmonais de manière grincheuse, mais surtout en proie d'une douleur cranienne stridente.

« Pas si fort... Mademoiselle... Ma tête...

Il m'a fallut un petit moment pour ajuster ma vision avant de voire que la forme étrange à mes pieds se trouvait à être des mitaines peut-être les siens? Je les prends et le lui tendis toujours assis dans la neige.

« C'est à vous? À moins... que ce ne soit pas le cas?

Lorsqu'elle les récupéra elle aura facilement remarqué que mes doigts se différenciait à peine de la température ambiante. Froid et rien de plus. Si les siennes était chauds, je ne me souviens pas de l'avoir ressentit. Elle bredouilla aussi un truc que je n'avais pas pu comprendre. Étant donné que j'étais asaillit d'une puissance migraine, mais, en plus, il avait fallut que ce fichu dos fasse des siennes et se bloquait douloureusement au moment où je voulais me redresser.

« ... !!! ...

Attention! On va écraser sa fiereté en beauté... Mon totem aurait eut si honte de moi... Mais bon, à quel point pouvais-je en avoir? Ensevlis dans la neige, trempé jusqu'à la moelle, les yeux dans le sang et sans parler que je n'étais pas dégrisé ni de l'alcool, ni de la drogue tout en étant dans un état de gueule de bois... Alors bon, où étais l'honneur dans ces moments-là? Nul part! De toute façon, elle peut bien aller se faire foutre! Je lui envoie une salutation cordiale de mon majeur tiens!

« Je détesterais de demander... Mais... Si vous pouviez me trendre la main j'apprécierais...

Toujours ayant cette petite amertume et cette douleur qui influençait mon ton, malheureusement. Espérons qu'elle ne le prennes pas mal... Si jamais elle venait à mon aide, elle aura sans doute été impresionné par ma légèreté... Ce qui n'avait rien d'étonnant, j'avais perdu énormement de poids depuis ces dernières semaines.
avatar
Totem de poche
Date d'inscription :
17/02/2018
Messages :
191
Voir le profil de l'utilisateur
Totem de poche
le Mer 19 Déc - 23:49
Le monsieur m’inquiétait un peu, beaucoup. Comment cela faisait-il qu’il était assis comme ça, sur la neige!? En plus, on dirait que cela faisait un bon moment déjà qu’il y était. Un itinérant? Même ces personnes auraient trouvé un endroit beaucoup plus approprié pour s’asseoir. Dans un métro, près d’un abris d’autobus. Je regardai le monsieur, vraiment perplexe. Avant de lui répondre, plus doucement, plus gênée également.

- Oui, ce sont les miennes, merci beaucoup.

Je les repris. Ses mains étaient glacées. J’avais froid pour lui. Si froid. J’étais encore plus perplexe, non mais, il était là depuis combien de temps? Depuis longtemps on dirait. Trop longtemps. Il ne devrait pas être ici. Pas assis comme ça dans le froid. Non mais, s’il voulait mourir, c’était une excellente idée, mais là. Je ne voulais pas qu’il meure, comme ça, sans raison. On ne se connaissait pas vraiment, mais quand même, je ne voulais pas du tout qu’il lui arrive quelque chose. J’étais particulièrement soucieuse de son état. J’avais bien envie de lui demander comme il allait, mais visiblement, ce n’était pas une question intelligente à lui poser, parce que on ne se cachera pas qu’avec la tête que le monsieur faisait, on pouvait tout simplement dire qu’il n’allait pas bien.

C’est pour ça que lorsqu’il me demanda un coup de main pour l’aider à se relever, je ne dis pas non. Au contraire. J’aurais été un monstre de ne pas l’aider en vrai. Je me demandais si j’étais la première qu’il croisait… Probablement. Mais comment il fait personne d’autre ne l’avait remarqué? Le pauvre.

Je lui tendis ma main.

- Venez, prenez ma main, monsieur.

Je lui pris doucement la main et l’aidait à se relever. Cela me confirma qu’il avait vraiment les mains glacées et sa légèreté me surprit également. Une fois qu’il se mit sur ses pattes, je me disais que je ne pouvais pas le laisser comme ça, il ne pouvait pas rester seul. Il doit avoir de la famille, des amis, quelqu’un, quelque chose, je ne sais pas moi. Il ne peut pas rester ici installé dans la neige, sans aucune raison. Enfin, peut-être qu’il a une vraie raison. Mais…

On a rarement une excellente raison pour rester assis éternellement dehors. Non, si on a un toit pour faire dodo, il y a personne, absolument personne qui voudrait rester à l’extérieur longtemps comme ça et laisser faire les intempéries comme si rien n’était.

Je crois que je m’emporte un peu. Je n’ai même pas entendu ce qu’il avait à dire. Il ne m’avait rien dit encore du pourquoi, du comment. En fait, je ne lui avais même pas demandé. Je décidai qu’il était temps que je m’inquiète pour lui. Je m’inquiétais déjà, c’est juste que là, je finis par verbaliser mes inquiétude.

- Pourquoi étiez-vous assis dans le neige? Vous devez avoir froid! Voulez-vous que je vous reconduise chez vous, si ce n’est pas trop loin, sinon je peux toujours… On peut toujours aller dans un café ou… ou n’importe où à l’intérieur! Je ne voudrais pas que vous mourriez de froid, vous devez être proche de l’hypothermie.

Avant qu’il ne me répondre, j’ajoutai une dernière chose :

- Prenez mes mitaines également, ça va vous réchauffer un peu.

Avant qu’il ne proteste ou quoi que ce soit, non mais je n’allais pas le laisser mourir de froid, je pris délicatement l’une de ses mains et je lui mis l’une de mes mitaines. Je fis la même chose avec la deuxième. Au moins, il n’allait pas perdre ses doigts.

_________________

Merci Vilmos hihi
avatar
Balms
Date d'inscription :
29/09/2018
Messages :
17
Voir le profil de l'utilisateur
Balms
le Jeu 27 Déc - 22:27
Tel que je l'ai gentiment demander elle me tendit, la main que je saisi doucement pour me remettre sur pieds. Une fois que c'était fait, ma migraine n'avais pas du tout aimer, mais je prends un instant pour m'ajuster à endurer cette douleur criarde! Puis mon dos me faisait encore souffrir, mais j'étirais un peu le faisait craquer discrètement et ça allait. Je pris ensuite le temps de épousseter de la glace et de la neige sur mon manteau qui était un french coat. Décidément... On pouvait croire que j'avais un souhait de mort... Ce qui était presque le cas. Distraitement une question franchissait mes lèvres :

« Où suis-je?

Les lumières de Noël m'irritaient les yeux, j'entendais ce brouhaha candide du temps des fêtes, des rires, de la joie... Et moi qui faisait tâche à ce joyeux tableau avec ma triste et inquiétante mine. À une des questions affolées de la pauvre rouquine, je commençais à essayer de me rappeler de la veille... !!! … Inutile j'en soufrais trop! Vaut mieux donc retenter plus tard... Cela dit, je devais me sentir un peu coupable de la voir si excessivement inquiète pour un étranger pathétique comme moi... Quoi que dans d'autres circonstance j'aurais trouver cela adorable et risible, en ce moment... Je n'étais que désolé pour la petite rouquine. Elle me redonna ses gants je les regardais dans le doute que ça ne me ferait pas. Je les appliquais sur mes mains aux long doigts de pianistes et souris voyant que j'avais raison.

« C'est gentil, mais vous feriez mieux de les garder pour vos petites mains mademoiselle. Bien que, je suis de nature frileux, je ne ressens pas vraiment le froid en ce moment.

Évoquais-je calmement avant d’engouffrer mes mains dans mes poches de mon manteau trempé... Enfin, c'était sans doute mieux que rien. Je reprenais un peu de ma composition habituelle et oubliant la raison qui m'a transformer en bonhomme de neige tel un mendiant complètement saoul.

« Je suis plutôt désolé de vous avoir fait si peur, j'ai du vous surprendre et vous déranger durant... Vos courses... Vraiment navré.

M'excusais-je toujours si dénuée d'émotions. Bien que j'avais un eut un peu de mal à retenir ses questions qui ont été poser dans un débit trop rapide pour mes capacités réduites actuelle, mais, si je ne me trompe pas, je crois bien qu'elle avait parler d'un café... Ça pourrait m'aider pour mes maux de têtes insupportables et elle se sentira sans doute mieux que si on reste planter alors que je me métamorphose en stalagmitique de glace cette fois.

« Avez-vous mentionnez quelques chose à propos... d'un café? Si c'est le cas, je dois admettre que ce ne serait pas de refus...

J'attendis qu'elle emboîtais le pas pour la suivre et je devais me concentrer à tenir le rythme et marcher droit sans trébucher surtout... Étant donné que j'étais désorienté, que j'ignorais où j'étais, il valait mieux que je me fis à cette jeune femme pour l'instant. Je la suivais, mais ce n'était pas sans le regard des gens qui me dévisageais, pour ma part je faisais mon innocent ayant rien vu, de toute façon j'avais d'autres chats à fouetter plutôt que de m'inquiéter de l'opinion de ces insectes.
avatar
Totem de poche
Date d'inscription :
17/02/2018
Messages :
191
Voir le profil de l'utilisateur
Totem de poche
le Sam 29 Déc - 22:48
C’était quand même triste de le voir aller. Ne même pas savoir où il est, c’est vraiment, très triste. Il devait avoir abusé d’une chose ou d’une autre. Dans les deux cas, ce n’était pas très joli à voir. Je ne le connaissais pas du tout, mais j’étais triste et inquiète pour lui, je ne pouvais pas m’en empêcher. Mon ton s’était quelque peu adoucis, tentant un mince sourire avant de lui répondre.

- Vous êtes au marché de Noël, monsieur.

Pourtant, c’était assez évident que nous nous y étions. Il n’y a pas beaucoup de places dans la ville où il y a une tonne de petites cabanes dans lesquelles il y a des gens qui viennent vendre des produits à l’extérieur. D’autant plus, qu’avec la température, il faut être vraiment très, très courageux pour venir vendre des produits, ça ne doit pas être facile pour eux, malgré qu’ils doivent avoir des chaufferettes, en plus d’être emmitouflé dans leurs vêtements d’hiver.

Enfin, peu importe. J’essayais prendre un air pas trop mécontent alors qu’il me redonnait mes mitaines en mode : non mais ça ne me fait pas. Et c’était d’autant plus inquiétant qu’il ne ressentait pas le froid en ce moment. Il est idiot ce monsieur. Il ne se rend pas compte qu’il pourrait être en hypothermie, il dit tout ça comme si rien n’était, comme si c’était normal de ne pas ressentir le froid. Il n’y a rien de normal, monsieur. Vous devriez rentrer chez vous et dormir, vous reposer, je ne sais pas, mais aller dans un café, je ne trouvais pas tellement que ce soit une bonne idée, compte tenu qu’il devait avoir genre super froid.

Je me retins de ne pas gonfler les joues. Je ne voulais pas non plus qu’il quitte parce que je suis mécontente qu’il n’ait pas pris mes mitaines, j’allais survivre. C’est plutôt lui que je me demande s’il allait survivre. Mais bon, je ne pouvais pas y faire grand-chose pour le moment. Il a au moins mis ses mains dans ses poches, c’est un semblant de début vers quelque chose de mieux.

- Ne vous excusez pas. Je préfère que vous m’ayez fait peur que de ne pas vous avoir aperçu. Si ça avait été le cas, ça aurait été particulièrement dangereux pour vous.

Et de toute façon, je trouvais que ses excuses sonnaient fausses. Il y avait tellement peu d’émotions dans tout ça, c’était difficile de croire qu’il était réellement désolé. Il doit s’en ficher complètement. Probablement qu’en ce moment, je dois l’embêter plus qu’autre chose, voilà tout. Je m’en fiche, c’était important qu’il reste en vie. Il y a assez de gens qui décèdent chaque jour, ce n’est pas lui qui va mourir d’une façon aussi stupide que par le froid.

Il n’est pas la petite fille aux allumettes quand même.

Cependant, il ne se sentait pas près à partir tout seul, je ne l’aurais pas laissé faire de toute façon. J’opinai de la tête, avant d’ajouter, simplement :

- Parfait. Allons dans un café.

Sans plus attendre, je me suis mise à marcher en direction du café le plus près. Il y a de forte chance que nous tombions sur un Tim Hortons, rien de bien étonnant. Papa aime bien dire qu’il y en a un à chaque coin de rue. Il n’a pas tout à fait tord. En marchant, je restai silencieuse, de temps en temps, je me retournai vers mon monsieur bonhomme de neige, afin de m’assurer qu’il me suivait toujours et qu’il était bel et bien en vie. La neige tombait toujours à gros flocons, mais soudainement, je trouvais ça moins joli que tout à l’heure, je ne sais pas pourquoi…

Les mains dans mes poches également, je me dirigeais vers le premier café. Et comme prévu, c’était la franchise au nom du célèbre joueur de Hockey qui a, en autre, joué pour les Maple Leafs de Toronto. J’entrai la première, tenant la porte à mon invité. Je lui laissai regarder le menu quelques instants avant de lui demander :

- Qu’est-ce que vous aimeriez prendre?

Une fois qu’il me dit son choix, j’informai l’hôtesse de son choix, ainsi que du mien. Un chocolat chaud. Pour faire changement du thé. Je payai le tout, avant que le monsieur ne puisse protester contre quoi que ce soit.

_________________

Merci Vilmos hihi
avatar
Balms
Date d'inscription :
29/09/2018
Messages :
17
Voir le profil de l'utilisateur
Balms
le Jeu 10 Jan - 22:14
Je m’aperçois que bien qu'elle me sourit il n'était pas aussi franc qu'il aurait du être... L'aurais-je blesser par mon état? Peut-être bien elle ne serait pas la première et loin d'être la dernière. Il n'empêche qu'elle avait raison, il aurait été dangereux de me laisser tout seul et je ne peux que comprendre son point de vu, bien que si je me devait être honnête j'aurais préférer, mais c'était ma déprime qui parlait et je préférais rester rationnel... Sans tomber de l'émotivité... Bien que je l'ai toujours fuis, maintenant je la fuyais comme la peste. C'est en me laissant emporter par mes émotions que j'en suis arriver là après tout... Ceci étant dit, elle acquiesçais lorsque j'acceptais son offre au moins pour le café... Je la voyais même venir de payer ma boisson, tout particulièrement lorsqu'elle me demanda ce que j'aimerais, je ne l'en empêchais pas, après tout je ne suis pas contre d'autant plus que mon porte-feuille ne se trouvait pas dans mes poches... J'espérais qu'il n'était pas tomber dans la neige... Sinon j'étais dans de beaux draps... Comme beaucoup de chose cela attendra.

« Eh bien, un café noir tout simplement.

Je n'étais pas du tout fan de ces "cafés" imposteur avec une tonne de saveurs ajouter et de crème fouetter excessif qui transformait le café en un ''pseudo désert''... Enfin, chacun ses goûts comme on dit. On attendit pas longtemps avant de recevoir nos boissons chaudes. Quand nous partions chercher nos places j'entendis un petit commentaire déplacé lointain derrière nous.

« Quel joli couple ~

À cette bêtise, j'étirais presque un sourire trouvant plutôt drôle. J'aurais bien ris si je n'étais pas d'humeur si maussade. Elle doit sûrement avoir trop vu de film de Noël mielleux à l'eau de rose à en gerber tellement c'était cliché de chez cliché! Après tout, je devais être légèrement plus jeune que son père. Tout du moins elle était bien trop jeune pour moi même si j'avais l'air d'avoir son âge. Enfin, une fois installé et ayant retirer mon manteau tremper, je ne faisait que tenir mon café afin de réchauffer mes mains, même si comme depuis souvent je ne ressentais pas exactement sa chaleur... À nouveau j'en pers le léger sourire d'un peu plus tôt. Une distorsion psychologique très probablement. Je finis par regarder ma samaritaine en face.

« Merci... pour le café... enfin pour tout et désolé encore une fois...

Retentais-je démontrant un peu plus de sincérité du moins, j'essayais. Même si au fond elle doit penser que je devais être un pitoyable robot...
avatar
Totem de poche
Date d'inscription :
17/02/2018
Messages :
191
Voir le profil de l'utilisateur
Totem de poche
Hier à 2:03
Voilà. Il voulait un café noir, tout simplement. Je lui en pris un, sans plus attendre. Les deux breuvage en main, nous étions à la recherche d’une place pour s’installer tranquillement, il y avait quelques personnes dans le restaurant, sans qu’il y ait foule. Et, là, j’entendis un :

« Quel joli couple… »

Quoi. QUOI !? Non. Non, non, non. Ça, c’est complètement ridicule. Quelle conclusion complètement idiote, quelle idée complètement débile de dire une telle chose ! Non mais! Est-ce qu’on se regardait d’un regard complice ? Non. Est-ce qu’on avait l’air de se regarder comme deux tourtereaux ? Non. Est-ce qu’on avait échangé un baiser ? Non plus. Heureusement. Non mais… ON SE CONNAISSAIT DEPUIS AU MAXIMUM CINQ MINUTES! Du coup, « joli couple », ça me mettait de mauvaise humeur. Je faisais bien de mon mieux pour ne pas démontrer mon mécontentement. Mais l’homme pouvait bien voir que j’avais les joues rouges et pour une rare fois, ce n’était pas à cause de la gêne ! Bon, enfin, si, un peu, mais c’était surtout mon mécontentement que mes joues aimaient bien faire remarquer. Mais au moins, pour une foi, on pouvait mettre ça sur l’excuse du froid à l’extérieur.

Et puis, depuis quand deux personnes qui vont prendre un café ensemble forment un joli couple ? En quoi c’est joli une fille achète un café à un monsieur qui fait que ça fait un joli couple ? Je ne sais pas. Je ne veux pas le savoir. Si j’achète un breuvage à Abi, c’est parce que ça me fait plaisir. Comme ça, me fait plaisir d’acheter un café à l’homme, dont je ne connaissais même pas encore le nom ! Bref. Mécontentement. Les gens sont vraiment idiots quand ils le veuillent.

Il ne faut pas que je m’emporte pour si peu. Il vaut mieux laisser ça de côté. J’aurais quand même préféré que l’on me dise cela alors que je suis en compagnie d’Abi, tout simplement. Là, j’aurais été moins en colère. Je ne pus retenir une petite moue de mécontentement.

Enfin, je me posai sur la banquette, retirant également mon manteau et les quelques accessoires d’hivers que je portais, dévoilant ainsi mon pull beige et ma jupe rose aux allures de velour. Je posai également mes mains sur mon breuvage, n’osant pas encore le boire, ne souhaitant pas me brûler, ce que je suis particulièrement douée pour faire cela. Et voilà qu’à peine installés, il me remercia pour le breuvage et en profita pour s’excuser.

Je fronçai les sourcils, lâchant tout simplement :

- Non mais arrêtez de vous excuser à la fin !

Parce que ça devient lassant, mais ça, je n’étais pas pour le lui dire. Mon exclamation était un peu abrupte, je dois l’admettre, mais l’avoir vu dans la neige, donnant l’impression qu’il se laissait mourir, il y avait quand même quelque chose pour s’inquiéter. Je ne veux pas faire l’autruche, celle qui voit bien qu’il y a quelque chose qui cloche, mais que finalement, ne fait rien pour changer les choses. Non. J’allais l’aider du mieux que je peux. Sinon, sinon, ça serait ridicule, ce ne serait pas moi.

Et avant que je m’emporte encore plus, je rajoutai, d’un ton plus calme :

- Dites-moi plutôt ce que vous faisiez dehors, comme ça.

Parce qu’on peut se le dire, il se rapprochait dangereusement de Jack Torrance à la fin du film de The Shining. Tout ce qu’il y a de plus inquiétant. J’attendais sa réponse. Il était mieux de donner une bonne réponse, pas un « parce que ça me tentait ». S’il me sort quelque chose comme cela, je lui fais une douche de chocolat chaud.

Au moins, ça aura l’avantage de le réchauffer.

_________________

Merci Vilmos hihi
Contenu sponsorisé
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum